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Termes et concepts de la bibliophilie

Termes et concepts de la bibliophilie

Qu'est-ce que la bibliophilie ?

Qu'est-ce que la bibliophilie ?Qu'est-ce que la bibliophilie ?
Le Littré définit laconiquement la bibliophilie comme l'"amour des livres". Plus largement, l'expression fait référence à la collection de livres anciens, livres rares, éditions originales, belles reliures, envois autographes d'auteur, incunables, manuscrits...

Richard de Bury (1282-1345), dans son testament spirituel intitulé Philobiblon ("l'amour des livres", 1343-1345) se pose lui aussi la question de l'accumulation des livres avant de faire don de la totalité de la collection à l'Université d'Oxford. Il envisage le rapport au livre sous la catégorie amoureuse, comme une passion moralement admissible car elle permet à l'homme de se détacher de l'amour terrestre, de se détourner de la vanité du monde pour s'adonner à l'étude. L'amour des livres, c'est pour lui la réponse la plus adaptée que l'homme pouvait donner à Dieu pour le remercier de l'avoir créé. Le texte de Richard de Bury est aujourd'hui encore considéré comme le premier traité de bibliophilie.

Les livres, dit-il, donnent la joie quand la fortune est prospère et ils consolent quand la tempête se déchaîne ; les arts et les sciences sont enfermés dans les livres ; devant les livres nous dévoilons sans crainte la pauvreté de notre ignorance ; les cités disparaissent, les tours croulent, les arcs de triomphe périssent, seuls les livres assurent la vraie immortalité. La preuve de l'importance des livres est qu'on y voit les choses qui ne sont plus comme si elles étaient encore, ils sont le miroir de l'éternité. Par les livres nous connaissons le passé, nous pénétrons en quelque sorte l'avenir, nous arrêtons un instant le flux des évènements.


Gabriel Naudé (1600-1653) eut lui aussi un rôle décisif dans l'histoire des bibliothèques et de la bibliophilie. Il fut notamment le bibliothécaire du Cardinal Mazarin ; il amassera pour lui en dix-sept ans de service près de 40 000 volumes, en faisant à l'époque la plus grande bibliothèque du monde. Dans son Advis pour dresser une bibliothèque (1627), il explique non seulement comment se procurer les livres (achats de bibliothèques entières, embauche de chineurs attitrés, correspondance avec l'étranger, valorisation de la tradition des manuscrits, budget, établissement de catalogues) mais aussi comment organiser sa bibliothèque (conservation, classement et agencement). Naudé envisage la bibliothèque comme une arme de lutte contre le dogmatisme.

Il n'y avait aucun moyen plus honnête et assuré pour s'acquérir une grande renommée parmi les peuples que de dresser de belles et magnifiques bibliothèques pour les consacrer à l'usage du public 


Gabriel Peignot (1767-1849), dans son Dictionnaire raisonné de bibliologie paru en 1802, définit le bibliophile ainsi :

Bibliophile. Ce titre convient à toutes les personnes aiment les livres ; le bibliographe, le bibliomane et le bibliotaphe paraissent y avoir le même droit ; cependant, je crois qu’il conviendrait mieux à l’amateur qui ne cherche les livres ni par état ni par passion ; à celui qui, dirigé par le seul désir de s’instruire, aime et se procure les bons ouvrages qu’il croit les plus propres à composer une collection intéressante par le nombre et la variété des articles. La philosophie, guidée par le goût, doit toujours déterminer le choix du bibliophile dans ses acquisitions. Entasser des livres sans discernement, n’est pas prouver qu’on les aime ; ce n’est donc pas celui qui a le plus de livres, mais celui qui possède les meilleurs, qui mérite le titre de bibliophile. Si le bibliomane est précieux relativement au commerce de la librairie, la bibliophilie l’est bien d’avantage relativement au progrès des sciences et des arts ; parce que, ne s’attachant qu’aux bons ouvrages, il rend nécessairement les ouvrages plus circonspects, plus difficiles et plus soignés dans leurs productions. Il nous semble donc que le titre de bibliophile ne doit appartenir qu’à celui qui aime les livres comme on doit les aimer, et nullement à ceux qu’une aveugle passion égare dans les recherches qui font des ouvrages qui, par une aveugle fantaisie, centuplent quelquefois de valeur.











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