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Enquête sur un ensemble inédit de travaux d'épigraphie égyptienne par l'égyptologue Auguste Baillet

Pierre de Rosette, décret d'Alexandrie, décret de Canope, décret de Memphis, tablettes de Tell el-Amarna, Livre des MortsPierre de Rosette, décret d'Alexandrie, décret de Canope, décret de Memphis, tablettes de Tell el-Amarna, Livre des Morts
Pierre de Rosette, décret d'Alexandrie, décret de Canope, décret de Memphis, tablettes de Tell el-Amarna, Livre des Morts...
L'enquête du Feu Follet vous conduit cette semaine au coeur des archives d'un égyptologue de renom : Auguste Baillet.


Manuscrits et relevés épigraphiques autographes comportant également plusieurs cartes géographiques dessinées (108 feuillets et 86 demi-feuillets, ainsi que 28 pages avec de nombreux feuillets encollés) sous chemises de papier et un cahier sous couverture en percaline titré « Décrets d'Alexandrie ». Nombreuses déchirures marginales sur les chemises de papier, couverture en percaline tachée.

Important ensemble inédit de manuscrits d'épigraphie de l'égyptologue Auguste Baillet (1834-1923), collègue et ami du chef de file de l'égyptologie française Gaston Maspero.

Précieux carnets rassemblant le remarquable travail philologique d'Auguste Baillet, qui effectua des années 1860 jusqu'à sa mort en 1923 de minutieux relevés et traductions des inscriptions hiéroglyphiques, grecques et démotiques de temples, stèles, statues, papyrii, ou encore vases égyptiens. Il contribua au titanesque projet initié par Gaston Maspero, le catalogue raisonné des monuments égyptiens. Les innombrables morceaux de papier couverts de hiéroglyphes de cet ensemble correspondent aux inscriptions de monuments déposés dans les musées de Paris, de Londres ou encore de collections particulières en province qu'Auguste Baillet eut l'occasion d'étudier.  Des cartes du delta du Nil, de la Palestine et la Syrie antiques figurent dans cette foisonnante somme scientifique, ainsi que des copies et traductions personnelles de textes fondateurs de l'épigraphie hiéroglyphique notamment utilisés par Champollion (Pierre de Rosette, Papyrus de Turin, Décret de Canope, Livre des Morts…).

 
 
Les carnets rassemblent des notes sur les dernières trouvailles archéologiques, ainsi que des relevés et traductions couvrant de nombreuses époques de l'histoire égyptienne : amarnienne, ramesside, ptolémaïque… Baillet fait ses propres hypothèses et compare les sources scientifiques de ses contemporains et prédécesseurs, notamment les ouvrages fondateurs de Champollion, Maspero, de ses confrères allemands Winckler, Lapsius, Brugsch ou du britannique Flinders Petrie.  Un des cahiers contient un article inédit comparant les versions du décret de Memphis de Prolémée V présentes sur la pierre de Rosette et le temple de Philae, faisant suite à l'une de ses études publiées (Le Décret de Memphis et les inscriptions de Rosette et de Damanhour, 1888). Il consacre des dizaines de feuillets aux inscriptions sur les monuments de Saïs et Philae qu'il traduit malgré un support épigraphique très lacunaire, et dessine sur plusieurs feuillets des cartes très précises de la Syrie et Palestine sous Akhenaton. Parmi de nombreuses autres études et renvois bibliographiques, il consigne sur de minuscules papiers contrecollés un index épigraphique exhaustif de tous les dignitaires figurant dans les fameuses archives de Tell el Amarna découvertes en 1891.

L'importance de tels documents manuscrits est primordiale pour la jeune science de l'égyptologie en cette fin de XIXe siècle. A l'époque, celle-ci se développait davantage au travers des relevés manuscrits et d'échanges épistolaires entre savants, que par le biais d'ouvrages imprimés. Il était encore très difficile de se procurer des caractères d'imprimerie hiéroglyphiques en province ou même à l'étranger, rendant les sommes manuscrites de textes égyptiens comme celle-ci d'autant plus précieuses pour la recherche naissante.
 

Le chartiste orléanais Auguste Baillet trouva sa vocation d'égyptologue en lisant la fameuse Lettre à Dacier de Jean-François Champollion, qui dévoilait pour la première fois en 1822 le secret des hiéroglyphes. Abandonnant son poste de surnuméraire aux archives de l'Empire, il signa ses premiers essais dans les années 1860. Il participa aux travaux d'une école française d'égyptologie en pleine effervescence et étudia entre autres le système de numérotation hiéroglyphique en collaboration avec le grand savant Théodule Devéria, ainsi que l'organisation administrative et les dialectes égyptiens. Il compara également les méthodes encore divergentes de transcription des caractères hiéroglyphiques, dans un contexte de grande concurrence internationale entre savants britanniques, allemands et français.


Son fils Jules Baillet hérita de la passion de son père et participa à plusieurs missions archéologiques en Egypte. Un fragment de lettre au dos d'un des feuillets manuscrits atteste de l'extraordinaire émulation intellectuelle entre père et fils, qui correspondaient fréquemment sur des questions épigraphiques « Mon cher Jules, […] pour rendre le passage de la col. IV l. 4-8 correct, sinon élégant, il suffit de déplacer NE QUID […] Je suis toujours acharné sur la restitution des décrets de Memphis et d'Alexandrie » (lettre du 4 mai 1885). Les travaux relatifs au temple de Philae présents dans ce cahier ont très certainement été utilisés par son fils pour la monographie sur l'histoire du temple qu'il publia en 1893. Ils écrivirent également plusieurs études à quatre mains, et enrichirent ensemble le musée d'art et d'histoire d'Orléans d'antiquités égyptiennes que Jules Baillet avait rapportées de ses missions à Thèbes.
Les travaux de Baillet, à l'exception notable des articles présents dans cet ensemble, furent publiés en 1905 dans la prestigieuse Bibliothèque égyptologique sous la direction de Gaston Maspero.


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