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Autographe, Edition Originale

Maurice BLANCHOT Le Paradoxe d'Aytré, manuscrit original et tapuscrit

2 800 €

Réf : 47141

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Maurice BLANCHOT

Le Paradoxe d'Aytré, manuscrit original et tapuscrit

S.n., s.l. 1949, 8 feuillets in-8 (13,5x21,5) et 11 feuillets in-4 (21x27cm).


Manuscrit autographe de l’auteur de 16 pages in-8 publié dans le numéro 9 (juin 1946) des Temps modernes et repris, légèrement retouché, dans La Part du Feu (1949).
Manuscrit recto-verso complet, à l’écriture très dense, comportant de nombreux ratures, corrections et ajouts.
On joint le tapuscrit complet avec corrections autographes à l’encre noire.
 
« Le Paradoxe d’Aytré » est le premier texte de Maurice Blanchot que Jean-Paul Sartre publie dans les pages des Temps modernes, fer de lance de la littérature engagée. Trois autres suivront jusqu’en 1952 (« Le roman, œuvre de mauvaise foi », « A la rencontre de Sade » et « L’art, la littérature et l’expérience originelle »), tous de grande importance.
Poursuivant sa réflexion entamée depuis plusieurs années sur le combat de l’écrivain avec le langage et sa relation au silence (notamment dans son article « Le Mythe d’Oreste »), Blanchot appuie ici sa démontsration sur Aytré qui perd l’habitude de Jean Paulhan – influence majeure – qui lui fournit notamment le titre de son article : « De ce petit récit, il ne résulte pas que la littérature ne doive logiquement commencer qu’avec le crime, ou à défaut, avec le vol. Mais qu’elle suppose un écroulement, une sorte de catastrophe initiale et le vide même que mesurent l’anxiété et le souci, c’est ce qu’on peut être tenté de voir. Or, remarquons-le, cette catastrophe ne s’exerce pas seulement sur le monde, les objets qu’on manie […] ; elle s’étend aussi et en même temps au langage, à la possibilité des mots. C’est là le paradoxe d’Aytré. » Et d’ajouter : « L’écrivain ne débute pas toujours avec le sang d’un fait divers ou l’horreur d’un crime qui lui ferait sentir l’instabilité et le vide du monde, mais il ne peut guère songer à commencer autrement que par une certaine incapacité de parler et d’écrire, par une perte de mots, par l’absence même des moyens dont il surabonde. Ainsi lui est-il indispensable de sentir d’abord qu’il n’a rien à dire. »
Jean Paulhan, donc, mais aussi Franz Kafka, Herman Melville ou Stéphane Mallarmé, autant d’écrivains admirés par Blanchot, se sont confrontés au paradoxe d’Aytré, au silence, à l’effondrement du langage. Et le critique de conclure : « [] le silence du langage créateur, ce silence qui nous fait parler, n’est pas seulement une absence de parle, mais une absence tout court, cette distance que nous mettons entre les choses et nous, et en nous-mêmes, et dans les mots, et qui fait que le langage le plus plein est aussi le plus poreux, le plus transparent, le plus nul, car il laisse infiniment fuir le creux même qu’il enferme, sorte de petit alcarazas du vide. »
 
Très beau texte sur le silence du langage, publié par Jean-Paul Sartre dans Les Temps Modernes.
 

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