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Autographe, Edition Originale

Albert CAMUS L'été

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Albert CAMUS

L'été

Gallimard, Paris 1954, 12x19cm, broché.


Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Précieux envoi autographe signé d'Albert Camus à Maurice Blanchot : « avec l’amicale et très fidèle pensée d’Albert Camus ».
Dos et plats légèrement et marginalement piqués et passés.

« Trois ans pour faire un livre, cinq lignes pour le ridiculiser – et les citations fausses. »
La réception de L’Etranger par les critiques fut pour Camus une douloureuse déception.
Dans son refuge du Panelier, Camus reçoit les "feuilletons" que lui envoie Pascal Pia avec quelques commentaires souvent désabusés comme sur l'article d'Henriot paru dans le Temps : « Je n'avais jamais douté qu'Henriot fut un con. Il a tenu à confirmer cette opinion. » A côté de quelques articles élogieux que Gallimard tient à souligner : « La critique a été absurde en effet. Pourtant il y a eu un bon article d'Arland dans Coemedia et un autre également favorable dans la NRF. » Mais ce sont là des articles "Maison" et d'ailleurs pas nécessairement brillants: « Et quelques réserves que l'on fasse à l'égard de cette pensée (…) l'important est que la position de M. Camus soit sincère… »
Camus n'en est pas dupe: « La critique: médiocre en zone libre, excellente à Paris. Finalement tout repose sur des malentendus. »

Aussi lorsque Pia lui envoie l'article de Blanchot paru durant l'été 1942 (et repris dans Faux-pas en 1943) il ajoute cette appréciation : « Je crois que c’est jusqu’ici, ce qu’on a écrit de plus intelligent sur votre livre. »
L’intérêt que se portent les deux écrivains est immédiat. Dès le mois d’août 1942, Camus se fait envoyer les deux romans de Blanchot et leur consacre un paragraphe dans son carnet : « Thomas découvre la mort en lui qui préfigure son avenir. (…) Tout s’éclaire – mais de la lumière sans éclat qui baigne les asphodèles du séjour mortel. »
A l'automne, Blanchot consacre à nouveau une longue analyse à Sisyphe : « le livre de M. Camus mérite d'être apprécié un peu mieux que comme un livre littérairement remarquable. » 
Liés par une admiration mutuelle, Camus et Blanchot se rencontrent régulièrement au jury de la Pléiade ou aux comités de l’Arche et de Gallimard dont ils sont tous deux membres. Leurs parcours littéraires se font également parfois étrangement écho à l’instar de La Peste et du Très-Haut, « allégories politiques fondées sur le développement imaginaire d’une épidémie dans la cité », publiés à un an d’intervalle.
En 1954, date de parution de L’Eté, Blanchot publie plusieurs analyses de l’œuvre de Camus, réflexions critiques parfois sévères, mais procédant toujours d’une lecture attentive et rigoureuse qui témoigne de la proximité intellectuelle des deux hommes.

A la mort de Camus, Blanchot lui rendra un vibrant hommage (repris plus tard dans L'Amitié): « La mort qui a frappé Camus (…) nous a rendus, dans une part profonde de nous-mêmes, déjà mourants, nous avons senti combien nous étions heureux d'être [son] contemporain et de quelle manière traîtresse ce bonheur se trouvait à la fois révélé et obscurci, davantage encore : comme si le pouvoir d'être contemporains de nous-mêmes, en ce temps auquel nous appartenions avec [lui], se voyait soudain altéré gravement. »

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