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PARIS ANONYME Plan général du jardin du Palais du Luxembourg

3 000 €

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PARIS ANONYME

Plan général du jardin du Palais du Luxembourg

s.n., s.l. (Paris) (Circa 1768), 53,5 x 81,7cm, une feuille repliée.


Plan général du Palais du Luxembourg, dessiné à la main, à l’encre et aquarelle sur papier replié et restauré, comportant la mention manuscrite « Il a été levé et cotté [sic] en 1768 ». Il est annoté des unités de mesures en toises et en pieds caractéristiques de l’Ancien Régime.
Ce plan témoigne des tracés originaux des jardiniers royaux du XVIIème siècle, Jacques Boyceau (1560-1635) et André Le Nôtre (1613 -1700). Des plans ont été conservés jusqu’aux modifications de Jean-François Chalgrin (1739-1811) entreprises sous l’ère révolutionnaire et achevées en 1804, visant à rendre l’édifice conforme à l’établissement du Sénat. Un document au tracé similaire datant de la fin du XVIIème siècle est conservé aux Archives Nationales (sous la cote O/11687/B pièce 732). Si l’on peut noter une certaine pérennité des plans originaux durant cette période intermédiaire jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, on remarque toutefois quelques différences dans la conception des parterres, ici assez précisément rapportées.
 
à la mort d’Henri IV, Marie de Médicis envisagea de quitter le Palais du Louvre qu’elle n’appréciait guère. En 1612, la Régente acquit l’Hôtel du duc de Piney-Luxembourg, environné d’un jardin de huit hectares. Ce dernier s’étendait à l’origine sur 300 mètres à peine devant l’édifice en raison du couvent des Chartreux qui obstruait la perspective sud. Il sera annexé à la suite de la nationalisation des biens du Clergé sous la Révolution. Les jardins seront agrandis au cours du XIXème siècle jusqu’à leur étendue actuelle. D’est en ouest, ils occupaient originellement plus d’un kilomètre, depuis l’actuel boulevard Saint-Michel jusqu’à l’actuel boulevard Raspail.
Durant les années 1612 et 1613, Jacques Boyceau, intendant des jardins du roi, entreprit dans un jeu de symétrie le tracé des parterres autour d’une fontaine centrale. Les plantations furent achevées en 1630 avant d’être reprises en 1635 par André Le Nôtre. L’ingénieur florentin Thomas Francine fut chargé de concevoir la terrasse à l’italienne à double déambulatoire. Ayant à cœur d’introduire dans cet élan le goût italien à la cour de France, Marie de Médicis confia la réfection du bâtiment à Salomon de Brosse qui s’inspira de l’ordonnance rustique du Palais Pitti. L’Hôtel du duc Piney-Luxembourg devint dès lors le « Petit-Luxembourg ».
Ce rare document manuscrit rehaussé en couleur, révélant la conservation du domaine dans son état du XVIIème durant tout l’Ancien Régime, témoigne, à rebours, des prémices des jardins à la française. Jacques Boyceau fut en effet le premier à conceptualiser le style français dans son Traité du jardinage selon les raisons de la nature et de l’art publié en 1638. Divisé en trois livres, l’architecte jardinier y présente des théories et des idées pour la conception, la mise en œuvre et l’entretien des grands jardins aristocratiques. Le jardin du Luxembourg dans la conception de Boyceau, puis de Le Nôtre, fait ainsi état de l’excellence d’un art du jardin français qui s’épanouit sous les premiers Bourbons.   
à la mort de la reine en 1642, le palais et les jardins perdirent leur fonction royale et changèrent à maintes reprises de propriétaire jusqu’à leur retour aux mains des Bourbons, en 1778, où le comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, hérita du domaine.
 
Servant probablement de document de travail aux architectes jardiniers du XVIIIème siècle pour l’entretien des parterres, le plan de ce jardin parisien à l’histoire des plus prestigieuses constitue l’un des derniers vestiges de son état originel, caractéristique de la naissance du genre français, avant ses grandes transformations. 

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