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Voyage dans la Basse et Haute Egypte : Plan de la bataille des pyramides. (Planche 11).

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Dominique VIVANT DENON & J. DUPLESSI BERTAUX (sculpsit)

Voyage dans la Basse et Haute Egypte : Plan de la bataille des pyramides. (Planche 11).

Didot, Paris 1803, 41x54cm, une feuille.


Gravure originale in folio non rognée, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.
Planche composée d'un plan ainsi décrit par l'auteur : Plan de la bataille des pyramides. J'y ai joint ceux de la ville du Caire, de Boulac, de Djyzéh, du vieux Caire, et d'Embabé, des isles de Raoudhah et de Boulac, des pyramides, et du cours du Nil ; j'ai marqué le mouvement des troupes par des lignes, pour une plus facile intelligence, et j'ai mis des figures dans tous les points où il y a eu engagement de combats, pour achever de donner une entiere connoissance de cette importante bataille. J'emprunte ici les détails qu'en a donnés le général Berthier dans sa relation des campagnes du général Bonaparte en Egypte, et en Syrie.Rapport du général Berthier.« Mille souvenirs se réveillent à la vue de ces plaines, où le sort des armes a tant de fois changé la destinée des empires. L'armée, impatiente d'en venir aux mains, est aussitôt rangée en ordre de bataille. Les dispositions sont les mêmes qu'au combat de Chebreisse. La ligne formée dans l'ordre par échelons et par divisions qui se flanquent refusoit sa droite; Bonaparte ordonne à la ligne de s'ébranler: mais les Mamelouks, qui jusqu'alors a avoient paru indécis, préviennent l'exécution de ce mouvement, menacent le centre, et se précipitent avec impétuosité sur les divisions Desaix et Reynier, qui formoient la droite ; ils chargent intrépidement ces colonnes, qui, fermes et immobiles, ne font usage de leur feu qu'à demi-portée de la mitraille et de la mousqueterie. La valeur téméraire des Mamelouks essaie en vain de renverser ces murailles de feu, ces remparts de baïonnettes : leurs rangs sont éclaircis par le grand nombre de morts et de blessés qui tombent sur le champ de bataille, et bientôt ils s'éloignent en désordre, sans oser entreprendre une nouvelle charge. Pendant que les divisions Desaix et Reynier repoussoient avec tant de succès la cavalerie des Mamelouks , les divisions Bon et Menou, soutenues par la division Kleber, commandée par le général Dugua, marchoient au pas de charge sur le village retranché d'Embabé ; deux bataillons des divisions Bon et Menou, commandés par les généraux Rampon et Marmont, sont détachés avec ordre de tourner ce village, et de profiter d'un fossé profond pour se mettre à couvert de la cavalerie de l'ennemi, et lui dérober leurs mouvements jusqu'au Nil. Les divisions, précédées de leurs flanqueurs, continuent de s'avancer au pas de charge : les Mamelouks attaquent sans succès les pelotons de flanqueurs ; ils font jouer et démasquent quarante mauvaises pieces d'artillerie : les divisions se précipitent alors avec plus d'impétuosité, et ne laissent pas à l'ennemi le temps de recharger ses canons. Les retranchements sont enlevés à la baïonnette ; le camp et le village d'Embabé sont au pouvoir des Francais. Quinze cents Mamelouks à cheval, et autant de fellahs, auxquels les généraux Marmont et Rampon ont coupé toute retraite en tournant Embabé, et en prenant une position retranchée derriere un fossé qui joignoit le Nil, font en vain des prodiges de valeur: aucun d'eux ne veut se rendre, aucun d'eux n'échappe à la fureur du soldat; ils sont tous passés au fil de l'épée, ou noyés dans le Nil, Quarante pieces de canon, quatre cents chameaux, les bagages et les vivres de l'ennemi tombent entre les mains du vainqueur, Mourat-bey, voyant le village d'Embabé emporté, ne songe plus qu'aux moyens d'assurer sa retraite. Déja les divisions Desaix et Reynier avoient forcé sa cavalerie de se replier ; l'armée, quoiqu'elle marchât depuis deux heures du matin , et qu'il en fût six du soir, le poursuit encore jusqu'à Gizeh. Il n'y avoit plus de salut pour lui que dans une prompte fuite ; il en donne le signal, et l'armée prend position à Gizeh après dix-neuf heures de marches ou de combats. Jamais victoire aussi importante ne coûta moins de sang aux Français : ils n'eurent à regretter dans cette journée que dix hommes tués, et environ trente blessés ; jamais avantage ne fit mieux sentir la supériorité de la tactique moderne des Européens sur celle des orientaux, du courage discipliné sur la valeur désordonnée. »
Légères rousseurs, sinon bel état de conservation.
Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres.
Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l’invitation de Bonaparte, il se joint à l’expédition d’Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate " La Junon ". Protégé par les troupes françaises, il a l’opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l’encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l’ennemi. A l’issue d’un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l’ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu’aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts. En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l’Europe impériale pour amasser les objets d'art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd’hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l'histoire de l'art et de l'égyptologie.

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