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Voyage dans la Basse et Haute Egypte : Carte Plans et détails du Temple de Tentyris. (Planche 40).

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Dominique VIVANT DENON & BALTARD (sculpsit)

Voyage dans la Basse et Haute Egypte : Carte Plans et détails du Temple de Tentyris. (Planche 40).

Didot, Paris 1803, 40,5x54cm, une feuille.


Gravure originale in folio, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.
Planche composée de 9 vues ainsi décrites par l'auteur:Le n° 9, que j'expliquerai d'abord, est la carte topographique de l'emplacement général de la ville de Tintyra, de ses ruines, et du gisement de ses temples, dont on a les vues pittoresques et géométrales planches XXXVIII et XXXIX, et dont le plan est détaillé sur cette même planche XL, n° 8. Le plus grand monument qui est au milieu de la carte est le grand temple, dont on peut voir les détails n° 8 ; ce qui est en avant est une porte ; et plus avant encore, dans la même direction, un petit temple qui n'a jamais été terminé, dont le plan est n° 7, et la vue particuliere, planche XXXVIII, n° 2. Le petit monument qui est derriere le grand temple a son plan particulier n° 1, et les détails de son entrée n° 3. Le monument à droite est un Typhonium, dont le plan est détaillé n° 6, et dont la vue particuliere est à la planche XXXVIII, n° 3. Les deux autres monuments à gauche sont deux portes ; c'est sur celle qui est la plus proche des temples qu'est l'inscription grecque que j'ai citée dans le journal, tome II, page 212. Tout le reste des ruines sont celles de constructions en briques qui n'ont conservé aucunes formes. Les montagnes figurées au haut de cette carte sont celles de la chaîne libyque ; la ligne blanche qui traverse est le chemin de Haw à Dindera ; les palmiers que l'on voit au bas désignent le point où arrive l'inondation et la culture : la vue générale de toute cette carte est planche XXXVIII, n° 1. Le n° 1, petit sanctuaire, dont la paroi est dégradée , mais dont l'intérieur est aussi bien conservé que bien travaillé : j'y ai pris divers tableaux hiéroglyphiques, dont je rendrai compte dans la suite du journal, et dans l'explication des planches de ce genre. Le n° 3 est le plan particulier de l'entrée des trois chambres du temple ci-dessus. Le n° 6 est le plan d'un temple dédié à Typhon , à en juger par les ornements des frises, où ce mauvais génie est toujours en attitude d'adoration devant la déesse Isis. Le portique, fort enfoui et fort en ruine, est représenté n° 3, planche XXXVIII. Le n° 7 est le plan du temple ouvert, qui n'a jamais été achevé, et dont on voit la ruine n° 2 , planche XXXVIII. Le n° 4 est une vue perspective d'une colonne isolée du péristyle du grand temple ; la partie carrée du chapiteau représente un temple avec la divinité sous le portique du sanctuaire; quatre faces d'Isis, avec des oreilles de vache, et la coiffure des femmes égyptiennes achevent de composer ce chapiteau; tous les ornements qui couvrent le fût sont exacts, ainsi que la base de la colonne, que j'ai fait fouiller pour m'en rendre compte. Le n° 5, le chapiteau renversé, et vu en plan. Le n° 2, une des gouttieres qui décorent les côtés de la nef. Le n° 8, le plan du grand temple et de son portique , soutenu de vingt-quatre colonnes semblables à celles n° 4 ; les plafonds sculptés et peints sont les zodiaques de la planche CXXXII, n° 1 et 2, et les n° 1 et 3 de la planche CXXXI. La piece qui suit, soutenue de six colonnes, est fort enfouie, et ne reçoit de jour que de la porte ; les chapiteaux des colonnes qui soutiennent les plafonds de cette piece sont composés du chapiteau de la colonne du portique; plus un chapiteau évasé , comme celui planche LX , n° 7 ; je n'ai pu juger du reste de la colonne. La piece qui suit, fort déblayée, est fort obscure ; celle au-delà, très ornée, recevoit un peu de jour de larmiers situés auprès du plafond; la lumiere est représentée en sculpture, sous l'embrasure du larmier, par des gouttes triangulaires qui vont toujours en se chassant et en s'agrandissant (voyez les rayons du soleil, planche CXXXII, n° 1) ; toute la face du fond de cette piece est décorée de la belle porte, dont je donne la vue n° 1, planche XXXIX ; rien ne dénote quel en étoit l'usage. La piece du fond étoit sans doute le sanctuaire ; elle ne recevoit de jour et d'air que de la porte, qui donnoit sur une piece déja fort obscure : s'il se faisoit quelques fonctions dans l'intérieur de ces temples, ce devoit être de nuit, car si les cérémonies religieuses n'eussent eu lieu qu'à l'extérieur, à quoi bon l'extrême magnificence des détails de la décoration intérieure? le sanctuaire, absolument déblayé, a été fouillé jusque sous le sol de son pavé, qui portoit sur le rocher aplani ; cette piece étoit isolée, comme tous les sanctuaires. Sans avoir pu pénétrer dans l'espace qu'il y a entre le mur du fond et celui de l'extérieur du temple, j'ai pu, par la comparaison des mesures intérieures et extérieures, juger de son espace : toutes les parties du plan qui sont ombrées sont des pieces trop encombrées où je n'ai pu pénétrer ; une des trois pieces latérales contient un escalier à palier, dont les marches n'ont que quatre pouces de hauteur, et qui monte sur la terrasse de la nef du temple, d'où un autre escalier latéral montoit encore sur la plate-forme la plus élevée du portique : les sculptures de ces escaliers sont aussi nombreuses et aussi soignées que celles du sanctuaire ; celles de l'escalier sont pour la plupart des figures de prêtres et de militaires présentant des offrandes ( voyez planche CXXI, n° 2 et 6 ). Le long des marches qui montoient à la plate-forme du péristyle étoient quatorze divinités sur quatorze marches, à-peu-près pareilles à celles représentées dans le plafond du portique, n° 3, planche CXXXI.A la partie extérieure du fond du temple il y a une tête d'Isis, semblable à celle de la corniche du péristyle, mais dans des dimensions colossales, à laquelle de chaque côté deux figures gigantesques sculptées en bas-relief présentent l'encens.Le n° 2 est un sphinx à tête de lion, servant de gouttiere à verser l'eau dont on arrosoit sans doute la plate-forme du temple, soit pour la nettoyer, soit pour la rafraîchir.Ce que j'ai encore à décrire de ce que j'ai pu ramasser à Tintyra consiste en détails hiéroglyphiques, aussi intéressants que ce que j'en ai déja représenté : j'y ai fait vingt voyages dans lesquels j'ai travaillé autant qu'il m'a été possible; je l'aurois habité six mois que je n'aurois pas achevé de rendre compte de tout ce qu'il y a d'intéressant.
Discrètes rousseurs principalement marginales, sinon bel état de conservation.
Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres.
Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l’invitation de Bonaparte, il se joint à l’expédition d’Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate " La Junon ". Protégé par les troupes françaises, il a l’opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l’encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l’ennemi. A l’issue d’un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l’ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu’aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts. En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l’Europe impériale pour amasser les objets d'art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd’hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l'histoire de l'art et de l'égyptologie.

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