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Voyage dans la Basse et Haute Egypte : 1. Vue de Thèbes. 2. Plan du Temple de Louqssor. (Planche 48).

80 €

Réf : 29670

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Dominique VIVANT DENON & BALTARD (sculpsit)

Voyage dans la Basse et Haute Egypte : 1. Vue de Thèbes. 2. Plan du Temple de Louqssor. (Planche 48).

Didot, Paris 1803, 40,5x54cm, une feuille.


Gravure originale in folio non rognée, extraite du Voyage dans la Basse et la Haute Egypte de Vivant Denon.
Planche composée de 2 vues ainsi décrites par l'auteur : N° 1. Vue générale de Thebes, prise du sud-est au nord-ouest, à la rive droite du fleuve, d'où l'on apperçoit tous les monuments de cette ville, excepté celui du village de Damhout ; à commencer à droite, où on voit six oiseaux, le village de Karnak, avec ses ruines ( voyez les vues prises de près, n° 2 et 3, planche XLIII, et le plan, n° 2, planche XCIII ) ; au milieu, sur une espece de promontoire formé par un coude du fleuve, celui de Luxor ( voyez le plan au-dessous de cette vue-ci, n° 2, et les vues n° 1 et 2, planche XLIX, et n° 1 et 2, planche L) ; immédiatement après, sur le troisieme plan, et à l'autre rive du fleuve, Kournou ( voyez la vue du monument, planche XLI, n° 6 ) ; en suivant sur la même ligne, le Memnonium ( voyez planche XLII, n° 5, et planche XLV, n° 1), les deux statues colossales (voyez planche XLIV, n° 1, et n° 2), et Médinet-Abou ( planche XLVI, n° 1 ), le tout couronné par les montagnes de la chaîne libyque: l'endroit où l'on apperçoit deux oiseaux est celui où est la vallée qui conduit aux tombeaux des rois ; à gauche, une isle cultivée, et au milieu, sur le premier plan, de ces isles basses sur lesquelles on voit souvent les crocodiles ; cette vue, qui se trouve être une espece de carte topographique de quatre lieues carrées, outre l'extrême intérêt de ses monuments, offre un aspect pittoresque par ses formes, par le mouvement du sol, et par la variété de ses couleurs.N° 2. Plan du temple de Luxor.On est étonné d'abord de voir la ligne centrale de cet édifice faussée à plusieurs reprises : on peut trouver trois causes à cet effet ; la premiere, c'est que, construit à diverses époques, comme presque tous les temples d'Égypte, on a bâti d'abord la partie du sanctuaire, qui est au sud, lettre T, agrandie des parties R, X, Y ; on aura fait le quai revêtu, pour empêcher que le courant, qui appuyoit sur la droite, ne vint dégrader le monument; on a même à plusieurs fois augmenté cette construction ; car l'épaulement, bâti en brique, est postérieur au quai revêtu ; et, malgré ces différentes précautions, le fleuve menace encore de tourner ces opérations, et de les détruire en les prenant au revers ; la cour M, les galeries NN, et l'avenue de colonnes colossales L, construites ensuite, ont changé de direction, parce qu'on a été obligé de suivre le plateau élevé, et le rocher calcaire, qui pouvoit seul servir de fondement à des masses si lourdes ; il est possible aussi que ces parties L, M, N, n'aient été faites que pour raccorder et unir les deux édifices C, E, G, à O, R, T, et Y : ce qui appuieroit cette derniere opinion, c'est que ces deux parties paroissent plus anciennes, soit par le style, soit par la couleur des pierres ; la troisieme opinion, qui est sans doute la plus hypothétique, est que les Égyptiens, ayant toujours paru sacrifier la rectitude géométrique et la symétrie réguliere, ont pu préférer les effets de perspective : ce qu'il y a de certain, c'est que l'étendue de ces édifices empêche d'en distinguer d'abord les irrégularités du plan, et que le faussement de la ligne centrale produit des effets plus riches et plus piquants que le seul point de vue géométrale ; que, ne tenant point aux petites considérations, les Égyptiens n'ont tendu qu'aux grands effets. On peut citer pour exemple la principale porte de ce monument, planche L ; il n'y a pas de plus belle conception architecturale, composée de moins de lignes, et qui produisent un effet plus grand ; et cependant les deux obélisques AA ne sont pas absolument égaux ; les deux statues BB ne sont pas tout-à-fait les mêmes; les sculptures qui couvrent les môles DD ne sont pas symétriques : mais tout cela est trop grand, trop magnifique pour qu'on ose chercher à quereller sur des regles ; on est étonné, et l'on admire. Ce qui par la réflexion doit surprendre encore, c'est qu'on ait su ajouter, d'une maniere si grandiose, des embellissements à des édifices déja anciens. A la comparaison du travail et au style de la sculpture il est évident que les obélisques et les statues ont été ajoutés postérieurement devant la porte, déja anciennement bâtie; il y a toute probabilité qu'une avenue de sphynxs arrivoit du temple de Karnak jusqu'à cette porte ; j'ai suivi cette allée dans cette direction, à plus de la moitié de l'espace qu'il y a entre ces deux monuments, qui est au moins d'un mille de chemin. De pareilles constructions semblent des rêves ou des contes de géants. La partie E, la plus voisine des môles, sert encore aujourd'hui de mosquée au village de Luxor, et en fait la plus belle mosquée de la haute Égypte. La partie F, parallele à celle E, étoit sans doute symétrique ; elle est détruite, et couverte d'habitations; G, H, I, étoit un sanctuaire particulier, dédié, suivant toute apparence, à quelque divinité particuliere, comme chez nous on voit la chapelle de S.-Thomas dans l'église de S.-Jean. La partie P a servi à une église catholique ; il n'en reste que des niches cintrées, taillées dans l'ancienne construction. Les couloirs Q ne me semblent avoir été conservés que pour y établit- des escaliers pour monter sur les combles, où je crois qu'il y avoit des tentes et des abris qui devenoient agréables à habiter à cause de la vue et de l'air ; les habitants actuels en ont senti l'avantage, et y ont construit des maisons. Il est à croire que les parties XZZ ont été les premieres entrées de ce temple , que Y et X en étoient les péristyles et portiques ; le corridor V, qui tourne autour du sanctuaire, et qui l'isole, lui donne le sentiment mystérieux et sacré d'un tabernacle ; les ornements en sont très soignés ; c'est la partie la plus enrichie de sculpture, celle où l'architecture est la plus riche de détails ; c'est la piece la plus petite, la plus magnifique, et celle qui a le plus de caractere; c'est le saint des saints. Les artistes égyptiens entendoient parfaitement cette partie des plans, cette magie de l'art agissant sur l'ame par les sens , ce développement de magnificence, cet accroissement d'intérêt par le mystere d'une lumiere sourde et presque éteinte, cette progression pour ainsi dire dramatique, faite pour produire les sensations les plus profondes, les plus analogues à la, religion, au gouvernement des Égyptiens , à seconder enfin l'empire du mystere. Et que l'on ose dire encore que c'étoit là l'enfance de l'art, quand c'est le nec plus ultra de ses moyens!
Rousseurs, sinon bel état de conservation.
Publié pour la première fois en deux volumes, dont un atlas de gravures, chez Didot, en 1802, le 'Voyage dans la Basse et la Haute Égypte' connut un tel succès qu'il fut traduit dès 1803 en Anglais et en Allemand, puis quelques années plus tard en Hollandais et en Italien, notamment. Presque toutes les planches sont dessinées par Denon, qui en a aussi gravé lui-même un petit nombre, notamment des portraits d'habitants d'Egypte, qui ont encore gardée toute la fraîcheur d'esquisses prises sur le vif (nos 104-111). Une bonne vingtaine de graveurs ont également collaboré à la création des eaux-fortes dont Baltard, Galien, Réville et d'autres.
Dominique Vivant, baron Denon, dit Vivant Denon, né à Givry le 4 janvier 1747 et mort à Paris le 27 avril 1825, est un graveur, écrivain, diplomate et administrateur français. A l’invitation de Bonaparte, il se joint à l’expédition d’Egypte en embarquant dès le 14 mai 1798 sur la frégate " La Junon ". Protégé par les troupes françaises, il a l’opportunité de parcourir le pays dans tous les sens, afin de rassembler le matériau qui servit de base à son travail artistique et littéraire le plus important. Il accompagne en particulier le général Desaix en Haute Egypte, dont il rapporte de très nombreux croquis, lavis à l’encre et autres dessins à la plume, à la pierre noire, ou à la sanguine. Il dessine sans relâche, le plus souvent sur son genou, debout ou même à cheval, et parfois jusque sous le feu de l’ennemi. A l’issue d’un voyage de 13 mois durant lesquels il dessine plusieurs milliers de croquis, Vivant Denon rentre en France avec Bonaparte, et devient le premier artiste à publier le récit de cette expédition. Les 141 planches qui accompagnent son Journal retracent l’ensemble de son voyage, depuis les côtes de la Corse jusqu’aux monuments pharaoniques de la Haute Egypte. Bonaparte le nomme ensuite directeur général du musée central de la République, qui devient le musée Napoléon, puis le musée royal du Louvre et administrateur des arts. En 1805, Vivant Denon relance le projet de la colonne Vendôme, qui avait été suspendu en 1803. Il organise ensuite des expéditions dans toute l’Europe impériale pour amasser les objets d'art, qui sont pillés pour être emportés au Louvre. En 1814, Louis XVIII le confirme à la tête du Louvre, dont une aile porte encore son nom aujourd’hui. Il est considéré comme un grand précurseur de la muséologie, de l'histoire de l'art et de l'égyptologie.

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