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Autographe, Edition Originale

Victor HUGO La pitié suprême

20 000 €

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Victor HUGO

La pitié suprême

Calmann Lévy, Paris 1879, 15x24cm, relié.


Édition originale.
Reliure en demi chagrin bleu nuit à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés d’arabesques latérales et d’étoiles dorées, date et mention « ex. de J. Drouet » dorées en pied, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés (restaurations marginales sur les plats), tête dorée, ex-libris Pierre Duché encollé sur une garde, élégante reliure signée de René Aussourd.
Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie: «Premier exemplaire à vous, ma dame. V.»
Composé en 1857, ce long poème philosophique sur la Révolution était originellement destiné à conclure la Légende des siècles. Victor Hugo le publie finalement en 1879 à l’occasion de sa prise de position en faveur des communards.
Plaidoyer pour l’abolition de la peine de mort, La Pitié suprême illustre l’une des premières et plus ferventes luttes politiques de Hugo, qu’il mène encore à l’aube de ses 80 ans : « Si mon nom signifie quelque chose en ces années fatales où nous sommes, il signifie Amnistie. » (Lettre aux citoyens de Lyon, 1873)
Confrontant Hugo et Machiavel, J. C. Fizaine souligne la rigueur intellectuelle du poète au service d’un humanisme érigé en principe universel : « Machiavel s’adresse à ceux qui veulent devenir princes. Hugo s’adresse pour commencer aux peuples, qui ont subi la tyrannie : c’est La Pitié suprême, qui définit ce qui doit rester immuablement sacré, la vie humaine, sans que la haine, le ressentiment, le souvenir des souffrances passées autorisent à transgresser cet interdit, sous peine de ne pouvoir fonder aucun régime politique et de retomber en-deçà de la civilisation. » (Victor Hugo penseur de la laïcité – Le clerc, le prêtre et le citoyen)
C’est auprès de Juliette Drouet qu’il mène ce dernier combat. Publié en février 1879, peu après leur installation avenue d’Eylau, La Pitié suprême semble un écho politique à la nouvelle légitimité conquise par les deux vieux amants après cinquante ans d’amours coupables. L’ultime combat de Hugo en faveur de l’amnistie et le pardon résonne dans sa vie affective à l’instar du poème qu’il composera à la mort de Juliette en 1883 :
« Sur ma tombe, on mettra, comme [une grande gloire,
Le souvenir profond, adoré, combattu,
D’un amour qui fut faute et qui devint [vertu... »
Très bel exemplaire parfaitement établi et d’une extraordinaire provenance, la plus désirable que l’on puisse souhaiter.

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