Cadastre
Bel exemplaire.
Envoi autographe signé d'Aimé Césaire à Jean Bardet, co-fondateur avec Paul Flamand des éditions du Seuil.
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Henry Fouquier, rédigée à l'encre noire sur un double feuillet. Pliures inhérentes à l'envoi.
Cette lettre a été transcrite dans la correspondance complète d'Emile Zola éditée par le CNRS et les Presses de l'Université de Montréal.
Belle lettre évoquant La Terre et La Puissance des Ténèbres de Tolstoï.
Henry Fouquier (1838-1900) fut critique littéraire et chroniqueur pour de nombreux journaux. Proche ami de Guy de Maupassant, il appuya la candidature d'Emile Zola à l'Académie française.
Très rare édition originale de la traduction arménienne illustrée d'un frontispice et d'un titre frontispice lithographiés sur fond teinté par Weger (Leipzig), sur papier fort, ainsi que de quelques figures (reproductions de sceaux) dans le texte.
Le CCFr ne présente que des exemplaires de l'édition en français (la même année 1871 vit en effet la publication d'une première traduction française ; puis une seconde édition française fut donnée à Paris en 1888, date à laquelle on imprima également, à l'adresse de Leipzig, une version allemande.)
Reliure à la bradel en demi percaline marron, dos lisse orné de filets et d'une frise dorés, plats de papier marbré, gardes salies, coins émoussés, tranches mouchetées de bleu.
Quelques petites rousseurs principalement en début de volume.
En-dehors du frontispice et du titre-frontispice, l'intégralité du texte est imprimée en arménien. Fumagalli, Biblioteca Etiopica, 304.
Le Père Dimothéos Vartabet Sapritchian, prêtre arménien de Constantinople, voyagea en Ethiopie en 1867 en compagnie de l'un de ses compatriotes, l'archevêque Isaac.
Les voyageurs, qui apportaient au roi Théodore d'Abyssinie un message du patriarche arménien, pénétrèrent dans le pays par Wahni, dans l'ouest, et traversèrent les régions de Bagemder et Tegré avant de s'embarquer à Massawa.
La première partie contient la relation proprement dite. La seconde renferme des observations sur l'histoire, les moeurs et les coutumes du pays.
On trouve aussi des réflexions sur l'église éthiopienne, le clergé, le baptême, la confession, la pénitence, les mariages, les rites funéraires, les fêtes, etc.
Rare impression de Jérusalem : l'imprimerie dans cette ville remonterait à 1823.
Édition originale de ces observations et propositions de réformes sur la Marine.
Reliure en plein veau fauve raciné, dos lisse orné de faux-nerfs et de motifs décoratifs dorés, pièce de titre de chagrin rouge, mors un peu frottés, plats cernés de fines roulettes dorées, quelques épidermures et manques de peau en pied des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, toutes tranches dorées, reliure de l'époque.
Pierre-Alexandre Forfait (1752-1807) fut ministre de la Marine de novembre 1799 à Octobre 1801.
Forfait et Bonaparte s'étaient rencontrés à Venise aux alentours de 1798, et c'est lui qui « forma » le futur Empereur à la guerre maritime que Napoléon allait mener contre l'Angleterre.
Dans cet opuscule, il décrit en ces termes les Anglais « … ces dominateurs des mers ne donneront jamais le temps nécessaire pour recréer et former une marine par les moyens ordinaires, la navigation marchande ou la pêche … Comptez qu'ils vous déclareront toujours la guerre, ou vous la feront sans la déclarer, avant que vos forces navales aient pu atteindre son degré de développement qui puisse les inquiéter ».
Le plan du 21 juillet 1803, lors duquel la flotille doit agir sans le soutien de la Marine, montre bien que les idées de Forfait ont profondément marqué Bonaparte.
Cependant le groupe formé par Decrès, Ganteaume, Bruix et Villeneuve lors de la campagne d'Égypte, exerce une forte influence sur Napoléon ; et Decrès réussit à supplanter définitivement Forfait.
Provenance : Ex-libris manuscrit de Decrès encollé sur un contreplat, qui succéda à l'auteur comme ministre de la Marine, et qui resta en poste jusqu'en 1814.
Premier tirage des 50 grandes lithographies hors-texte dessinées d'après nature par Henry John Terry (cf. Vicaire, VII, 1164.)
Reliure de l'éditeur en pleine percaline rouge, dos lisse orné de caissons et de filets à froid, quelques frottements sur les coiffes, titre en caractères dorés sur le premier plat, gardes et contreplats de papier jaune, trace d'ex-libris décollé sur un contreplat, un coin inférieur émoussé, traces de décoloration en angle inférieur gauche du second plat, rares rousseurs, un manque en pied de la page 119, petits trous en pieds des trois dernières pages du volume sans atteinte au texte.
Les 50 très belles lithographies en noir représentent les vues les plus pittoresques de la Haute-Savoie.
Henry John Terry, originaire d'Angleterre, étudia à Genève auprès du plus grand peintre paysagiste suisse du XIXème siècle, Alexandre Calame, puis se fixa dans ce pays.
Exemplaire présenté dans son cartonnage de l'éditeur.
Edition originale de ce périodique comportant, pour l'année 1781 complète (du 2 janvier au 28 décembre), 104 livraisons ; le texte étant sur deux colonnes et la pagination continue.
Reliures en demi basane fauve marbrée, dos lisses ornés de caissons et de fleurons dorés, pièces de titre de basane beige, pièce de tomaison de basane bleue, petits manques et frottements sur le dos et les mors, quelques éraflures sur les plats de cartonnage bleu, coins émoussés, tranches rouges, reliures de l'époque.
Interversion des ff. 357-58 et 359-60, initiales à l'encre noire et numérotation sur les gardes, ex-libris encollé et marginalement déchiré sur le premier volume, ex-libris recouvert sur le second.
Périodique bihebdomadaire, fondé en juin 1776 et qui parut jusqu'en décembre 1792.
Parmi ses rédacteurs, on comptait Serres de la Tour, Théveneau de Morande et Brissot, tous publicistes déjà célèbres et fort peu "ministériels" comme on disait : publiée en Angleterre à la destination des deux publics de chaque côté de la Manche, mais plus spécialement pour servir de feuille d'information aux Français sur les institutions anglaises, elle fut lue très avidement à Paris, et surtout pendant toute la durée de la guerre anglo-française pour les colonies d'Amérique. Le long des colonnes du journal, on trouve, en effet, une documentation très riche sur cette guerre (forces en présence, compte-rendus des engagements maritimes et terrestres, débats du Parlement anglais, négociations diplomatiques, etc.). Mais pas seulement : ce qui retenait nécessairement l'attention des lecteurs français du Courier en cette période d'anglomanie, et ce qui fait surtout le prix du journal, ce sont ses comptes rendus détaillés des plus importantes séances parlementaires anglaises et les nombreux articles traduits de l'anglais et empruntés aux journaux anglais et américains.
Très bel et rare album comprenant 36 photographies originales, en tirage argentique (18,5 x 23 cm, contrecollées et légendées à la main), représentant des vues extérieures (façades, jardins, perspectives) de cet ensemble néo-gothique anglais réalisé entre 1868 et 1872 par Thomas Smith et l'entrepreneur cannois Scavy pour un certain Michael Hugh Scott qui ne l'habita pas : il passa très vite aux mains de l'homme d'affaires Debionne qui le revendit à Lord Wolverton, après l'avoir muni de mobilier et de décoration intérieure.
Reliure en percaline bleue, dos lisse muet, filet à froid encadrant les plats, titre en lettres dorées au centre du 1er plat, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Quelques taches noires sur le premier plat de la reliure légèrement gondolé en certains endroits, agréable état intérieur.
En regard de la première photographies, envoi du deuxième propriétaire, Alexandre-Louis Debionne, à son beau-frère, en date du 15 avril 1878.
Edition originale du premier des quatre titres consacrés par le député Amédée Desjobert (1796-1853) à la situation de l'Algérie (le deuxième concernera l'année 1838 - cf. infra -, le troisième 1844, et le dernier l'année 1846), (cf. Tailliart 2333.)
Reliures en pleine basane fauve racinée, dos lisses ornés de guirlandes, filets et fleurons dorés parfois estompés, pièces de titre de basane rouge, pièces de tomaison de basane verte et marginalement décolorés, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés dorés sur les coupes, tranches marbrées, ex-libris modernes encollés sur les gardes, reliures de l'époque.
Quelques petits manques de peau sur les plats des reliures, absence de la page de faux-titre pour le premier ouvrage, une mouillure claire en têtes de certains feuillets du second volume, quelques rousseurs.
Siégeant à la gauche de l'assemblée, Amédée Desjobert était de toutes façons opposé par tous les moyens à la colonisation de l'Algérie, et utilise surtout les arguments opposés à ceux des colons et des militaires
Le volume II contient les textes suivants, tous des années 1837 et 1838 et portant sur la conservation ou non de l'Algérie :
Rare édition originale consistant en une belle suite de 40 lithographies de Yuko Watanabe, en deux tons, présentant des types japonais, des scènes de la vie traditionnelle, des costumes, etc. : Ronin, hara-kiri, samurai, attentat contre le shogun Nobunaga, visite d'une geisha, jeunes filles en visite, une partie de go...
Pas dans Colas, ni Hiler & Hiler, manque à la Bn, pas dans Nipponalia, ni Cordier. Wenckstern, I, p. 228 (donne l'adresse de Yokohama, sans date et annonce 2 vol., le deuxième - dont nous n'avons trouvé aucune trace - avec 25 pl.)
Reliure en pleine toile beige, dos lisse muet, lithographie appliquée sur le premier plat, reliure du XXème siècle.
Accrocs à 3 planches renmargées et au dernier feuillet doublé, quelques petites rousseurs, petite tache d'encre verte affectant la plupart des gravures en leur marge, sans atteinte au motif.
Edition originale illustrée d'armoiries gravées sur bois en en-tête de la prmeière page de texte.
Description du cortège équestre qui accompagna à travers Rome le nouveau sénateur romain, le comte Nils Bielke (1706-1765), chevalier suédois, chambellan du roi du Suède et camérier du Pape après s'être récemment converti au catholicisme.
Le texte décrit minutieusement les somptueux costumes des participants et les divers décors. Il fournit à la fin les noms et les titres de tous les participants à ce cortège.
Annotations à la plume en tête de la dernière page.
Notre exemplaire est présenté dans son brochage d'origine sous couvertures d'attente muettes et modernes.
Rare et agréable exemplaire.
Rare édition originale ornée d'1 tableau et de 2 planches hors-texte montrant des formes de crânes et des portraits d'aliénés.
Cf. Garrison Morton, 4922. En français dans le texte, 203. Kelly, p. 326. Foucault, Histoire de la folie, 523. Jan Goldstein, Console and classify, 65. Bariéty et Coury, 882.
Reliure en demi basane havane à coins, dos lisse orné de fleurons et frises dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure pastiche moderne.
Quelques rousseurs affectant principalement le second volume.
A été relié en fin de volume, de Jean-Etienne Esquirol : "Des Établissemens consacrés aux aliénés en france, et des moyens de les améliorer. Mémoire présenté au ministre de l'Intérieur, en septembre 1818". publié à Paris, sans date, chez Renouard, 35 pp.
Au verso du titre: "Cet opuscule est extrait de l'ouvrage que l'auteur publiera à la fin de janvier 1838, sous le titre: Des maladies considérées sous les rapports médical, hygiénique, statistique et médico-légal." Rare tiré à part du texte à l'origine de l'adoption de la loi du 30 juin 1838 qui inaugurait l'institution d'un établissement psychiatrique par département, l'internement devenant désormais soumis à un avis médical. "This Mémoire to the Minister of the Interior on conditions in Hospitals and Prisons is one of the ablest and most influencial documents in the history of administrative psychiatry" (Zilboorg & Henry p. 391, cité cat. Haskell F. Normann Library, III, 1062).
Judicieuse réunion de ces deux textes fondamentaux.
Edition préoriginale des 18 poèmes de Charles Baudelaire occupant les pages 1079-1093 de la Revue des Deux Mondes et qui présentent de très nombreuses variantes par rapport au texte de l'édition originale publiée en 1857 par Poulet-Malassis & De Broise.
Reliure en plein chagrin noir, dos lisse, encadrement de deux filets à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, reliure légèrement postérieure.
Rare et bel exemplaire.
Lettre autographe signée "R" d'Auguste Renoir adressée à son ami et grand collectionneur de ses oeuvres Paul Berard. Une page et demi à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli transversale inhérente à l'envoi.
Edition originale, un des 15 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Très bel exemplaire.
Edition originale et premier tirage des illustrations pacifistes de Lucien Laforge, un des 400 exemplaires de luxe sur papier rouge mat spécial des papeteries Barthélémy, seuls grands papiers annoncés.
Quelques marques du temps sinon bel exemplaire de ce virulent pamphlet antimilitariste dans lequel court "comme le grésillement du fer rouge marquant à vif la chair pâle et grasse du Bourgeois repu de morts" (Paul Vaillant-Couturier in L'Humanité).
Edition originale sur papier courant.
Petits manques habilement comblés en tête et en pied du dos.
Rare envoi autographe signé de Albert Cohen à Denise Mercier.
Edition postérieure d'un an à l'originale ornée de 4 belles estampes par Charles Eisen de types nordiques (dames Islandaises, combat contre un ours, Samoïedes, Lapon dans un traîneau) gravées sur cuivre par Le Mire, d'1 carte par Bellin repliée, de 13 cartes, plans ou vues (dont 8 repliés) gravés par Croissey ainsi que d'1 jolie vignette de titre et d'1 en-tête gravés par Le Gouaz.
Cf Sabin, 37616. Chadenat, 1633. Boucher de la Richarderie, I, 380.
Reliure en pleine basane fauve racinée, dos lisse orné de caissons dorés et décorés de fleurons et semis géométriques dorés parfois estompés, pièce de titre de maroquin cerise, restaurations sur le dos et les mors, roulettes dorées sur les coiffes, tranches citron mouchetées de rouge, filets dorés sur les coupes, reliure de la fin du XVIIIe.
Exemplaire grand de marges.
Provenance : exemplaire du château de Menneval, avec vignette ex-libris contrecollée sur un contreplat.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse composté M.F. sur le premier plat et numérotés à la presse à la justification du tirage.
Petites déchirures restaurées sur le dos et en tête du premier plat, légères traces de pliures marginales sur le premier plat.
Précieux envoi autographe signé de Louis Pergaud à J.H. Rosny jeune. Lauréat du "Prix Goncourt" 1910 pour son recueil de nouvelles De Goupil à Margot, l'écrivain adresse ce nouvel ouvrage à l'un des membres historiques du jury.
Édition originale cf Quérard I, 271 : ne cite qu'une édition de "Paris, Née de La Rochelle, 1789". Kress B.1163. Goldsmiths 13858. Manque à Einaudi.
L'on joint un tirage volant des pages de titre de chacun des volumes, portant la date de 1789.
Le premier volume, illustré d'un titre-frontispice gravé d'après Meunier, regroupe 52 tableaux à double page ou en dépliant, qui s'insèrent dans la pagination, sans respecter la logique du chiffrage.
Le second volume possède un titre-frontispice gravé par Zaveris d'après Meunier et comporte 154 planches de monnaies gravées à l'eau-forte.
Reliures en plein veau fauve marbré, dos à six nerfs sertis de liserés dorés et ornés de doubles caissons décorés de presses dorées, pièces de titre de maroquin rouge, pièces de tomaison de maroquin vert, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de double filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, doubles filets dorés sur les coupes, tranches marbrées, reliures de l'époque.
Quelques restaurations sur les reliures.
Unique édition, fort rare (le tirage de 1789 auquel auraient correspondu nos deux feuillets surnuméraires ne semble pas attesté en dépit de la mention de Quérard).
Excellent exemplaire sur papier vélin fort, grand de marges, avec les dos élégamment décorés de fers spéciaux.
Contrefaçon de 1812 imprimée avec la date de 1796. Elle présente l'exacte pagination de la véritable édition de 1796 ainsi que les 13 figures et les 2 frontispices par Monnet, Mlle Gérard et Fragonard fils gravés par Baquoy, Duplessi-Bertaux, Dupréel, Godefroy, Langlois, Lemire, Lingée, Masquelier, Patas, Pauquet, Simonet et Trière. L'identification de la contrefaçon est rendue possible par la présence, en marge basse des planches, des lettres "R. p. D." indiquant que les planches de cette réédition ont été retouchées par Delvaux. En outre, le filet précédant la date est ondulé et le titre est présenté sur sept lignes et non sur huit.
Reliure en plein maroquin caramel, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de doubles caissons dorés richement décorés de motifs floraux et végétaux dorés, dates et lieux dorés en queues des dos, roulettes dorées sur les coiffes, pièces de titre et de tomaisons de maroquin bleu nuit, encadrement d'une large dentelle dorée sur les plats frappés en leurs centres d'un médaillon doré, roulettes dentelées en encadrement des plats, doubles filets dorés sur les coupes, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, légers frottements sur les coins, toutes tranches dorées, splendide reliure signée Hardy.
Très bel exemplaire établi dans une magnifique reliure en plein maroquin décoré de Hardy.
Édition originale de cet ouvrage important, cf Krivatsy 588. Garrison-Morton 1673, 5047 et 5085.
Reliure en plein vélin rigide ivoire, dos à quatre nerfs avec le nom de l'auteur manuscrit à l'encre noire, un accident sur le quatrième nerf, roulettes à froid sur les coiffes, filet doré soulignant les nerfs et en encadrement sur des plats, petits manques de vélin sur les plats, manques angulaires sur la première et dernière gardes blanches, tranches mouchetées rouges, reliure de l'époque.
A la suite de cet ouvrage ont été reliés trois autres traités de Guillaume de Baillou, tous imprimés par Quesnel en 1640. Krivatsy, qui décrit un volume composé de la même façon que le nôtre, suggère que ce recueil a pu être publié tel quel.
Nous donnons ci-dessous la description des autres pièces :
- Definitiorum medicarum liber. (Titre rouge et noir, 9 ff.n.ch., 108 pp. et 4 ff.n.ch. Le titre et les ff. liminaires ont été reliés par erreur à la suite des ff. liminaires du premier ouvrage).
Cf Krivatsy 587. Garrison-Morton 6796.
Édition originale parue en 1639, avec titre de relais à la date de 1640. "A glossary of hippocratic terms" [Garrison-Morton].
- Commentarius in libellum Theophrasti De vertigine. (Titre, 1 f.n.ch. de dédicace, 41 pp., 1 f.n.ch.)
Cf Krivatsy 582. Édition originale. "Includes Greek and Latin text of Theophrastus's De vertigine" [Krivatsy]
- De convulsionibus libellus. (Titre, 7 ff.n.ch., 51 pp., 2 ff.n.ch.) Cf Krivatsy 585.
Édition originale de ce traité des convulsions.
Très rare ensemble établi en vélin d'époque.
Édition originale d'une des plus importantes publications révolutionnaires contre la traite des esclaves africains et premier manifeste de la Société des amis des Noirs, fondée en février 1788 par Jacques-Pierre Brissot, Étienne Clavière et Mirabeau, neuf mois à peine après la London Society for Effecting the Abolition of the Slave Trade qui leur servit de modèle.
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur pur fil.
Dos légèrement insolé une petite griffure sur le premier plat de couverture, pliures angulaires au niveau des témoins conservés.
Rare exemplaire tel que paru.
Edition originale et mise en forme définitive et posthume, rigoureusement chronologique, d'une très rare série iconographique dont la publication avait commencé dès 1806 sous forme de livraisons assez anarchiques, mais qui n'avait jamais été achevée (49 livraisons seulement à la mort de l'auteur).
Cf Brunet V, 1453.
Ouvrage illustré de 300 planches : titre-frontispice lithographié et aquarellé et 149 planches gravées, la plupart très finement coloriées pour le premier volume ; 150 planches pour le second.
Reliures en demi chagrin maroquiné cerise à coins, dos à cinq nerfs ornés de filets et caissons à froid, quelques petits frottements sur les dos et les mors, un mors du tome 1 fendu en pied, encadrement de doubles filets à froid sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, reliures de l'époque.
Agréable exemplaire bien complet de ses 300 planches.
Edition originale, un des 500 exemplaires numérotés sur Featherweight, seuls grands papiers.
Un manque et rousseur sur la coiffe et la tranche supérieures, une trace de pliure et petites déchirures sur le premier plat, gardes légèrement ombrées sans gravité.
Exceptionnel envoi autographe signé de Benjamin Fondane : « A Jacques Prévert cordialement. B. Fondane. Paris / 3 / 33. »
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Dos et plats légèrement et marginalement décolorés comme généralement.
Bel et rare exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de René Char : "A Louis Broder. Ami, quel goût ont les outils ? Ce travail aussi du coeur. René Char."
Edition originale, un des 20 exemplaires de tête sur Hollande, seul grand papier, réimposé au format in-8 (l'édition commune se présentant au format in-12).
Cf. Vicaire III, 305-306. Carteret I, 222.
Reliure en plein vélin ivoire rigide, dos lisse, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Bel exemplaire.
Les bibliographes donnent 25 exemplaires, ce qui ne s'explique guère, la justification étant précisée au verso du faux-titre. Le procédé était habituel pour l'auteur (Les Six aventures, de 1857, connaîtront le même type de deux tirages).
Précieux envoi autographe signé de Maxime Du Camp au célèbre critique Jules Janin (1804-1874), qui a fait ensuite apposer sa vignette ex-libris sur les premières gardes.
Rare édition originale de la traduction française établie par Thomas-François Dalibard, à la requête du comte de Buffon (cf Wheeler Gift 367d. Waller 11339. DSB V, pp. 129-139).
Reliure en pleine basane fauve mouchetée, dos à cinq nerfs sertis de liserés dorés et orné de doubles caissons dorés et décorés de motifs floraux dorés, pièce de titre de maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes qui sont en partie estompées, restaurations en tête et en pied du dos ainsi qu'en angles des plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, liserés dorés sur les coupes, tranches marbrées, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs, une mouillure en angle supérieur droit de la première garde.
L'édition originale anglaise fut publiée à Londres en 1751 sous le titre "Experiments and observations on electricity made at Philadelphia in America" (cf. Norman 830 pour cette édition).
Edition originale de cet important ouvrage publié par la Commission d'enquête chargée de recueillir tous les faits et documents concernant la culture, la fabrication et la vente du tabac.
L'ouvrage est orné de nombreux tableaux dépliants, d'1 carte de France dépliante hors-texte, lithographiée par A. Cabassol.
Semble manquer à la B.N.F.
Reliure en demi basane marron, dos lisse restauré orné de filets dorés, pièces de titre et de tomaison havane, quelques frottements sur le dos, plats de papier marbré comportant de petits manques marginaux, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Quelques taches sur la tranche supérieure, cachet gras sur le premier feuillet avec en médaillon le monogramme CA (Caroline Augusta des Deux-Siciles, duchesse d'Aumale?).
Importante table alphabétique des matières en fin de volume.
Nouvelle édition illustrée de 47 planches de costumes gravées et coloriées (cf Colas 2784.)
Il s'agit d'une remise en vente, à l'adresse de Metz, d'une partie (tome IV) du Tableau Historique des costumes, des moeurs et des usages des principaux peuples de l'antiquité et du moyen âge, donné à l'adresse de Paris et Metz en 1804-1809.
Rare et agréable exemplaire présenté dans son brochage d'origine sous couverture muette d'attente, étiquette de titre encollée en tête du dos.
Édition originale de la traduction française due à Philippe Florent de Puisieux (cf Chadenat 1412 et 6038. Brunet 27050. Polak 5580. Voir Sabin 3968 pour l'édition anglaise.)
Le premier volume comporte bien sa gravure en frontispice.
Reliures en plein veau, dos à cinq nerfs ornés de doubles caissons dorés et décorés, pièces de titre et de tomaison maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, filets dorés en parties estompés sur les coupes, tranches rouges.
Deux éraflures et deux manques sur les premiers plats des deux premiers volumes.
Bel exemplaire joliment relié provenant de la bibliothèque Darest de Saconay avec son ex-libris armorié encollé sur les contreplats des volumes.
Album contenant 44 planches de costumes dessinés au crayon (les deux premières) ou aquarellées (toutes les autres), contrecollées sur papier fort, parfois légendées, non signées.
Reliure en demi basane verte, dos lisse orné de filets noirs et dorés, ainsi que de guirlandes et fleurons dorés, frottements sur le dos, plats en toile cerise gaufrée, coins émoussés, quelques accrocs sur les coupes, reliure de l'époque.
Bel album de costumes bretons dans la manière d'Hippolyte Lalaisse et de sa Galerie armoricaine de 1848.
On remarquera la prédominance des départements bretonnants (Morbihan occidental et Finistère) : 1. [Joueur de cornemuse assis]. - 2. [Danse paysanne]. - 3. Femme des environs d'Auray (Morbihan). - 4. Petit pâtre du Morbihan. - 5. Femme de Plouay (Morbihan). - 6. Homme de Faouët (Morbihan). - 7. Femmes de Josselin (Morbihan). - 8. Femme de Pluméliau (Morbihan). - 9. Femmes de Ploëmeur (Morbihan). - 10. Femme de Ploërmel et fermier des environs (Morbihan). - 11. Femme d'Auray (Morbihan). - 12. Femme de Lanzac (Morbihan). - 13. Homme de Lanzac. - 14. Femme de Guéméné près Pontivy (Morbihan). - 15. Femme d'Elven (Morbihan). - 16. Laitière de St-Paterne à Vannes (Morbihan). - 17. Femme de Douarnenez (Finistère). - 18. Homme de Pont-L'Abbé (Finistère). - 19. Femme de Pont-L'Abbé. - 20. Pêcheur de Douarnenez (Finistère). - 21. Laitière de Douarnenez. - 22. Mariée de Kerfeunteun (Finistère). - 23. Homme de Châteauneuf-du-Faou (Finistère). - 24. Femmes de Plougastel, près Brest (Finistère). - 25. Homme de Plougastel. - 26. Femme de Locmaria, près Quimper, cultivateur d'Elliant (Finistère). - 27. Paysan de Riec (Finistère). - 28. Jeune fille de Bannalec (Finistère). - 29. Homme de Saint-Thégonnec (Finistère). - 30. Femmes des environs de Pont-Lannay (Finistère). - 31. Mariés de Kerlouan (Finistère). - 32. Hommes et femmes des environs de Pontcroix (Finistère). - 33. Cultivateur de Saint-Évarzec (Finistère). - 34. [Femme et deux enfants]. - 35. [Présentation d'un nouveau-né à un calvaire]. - 36. Femme de Ploëne près Moncontour (Côtes-du-Nord). ) 37. Femme d'Antrain (Ille-et-Vilaine). - 38. Homme et femme de Cancale (Ille-et-Vilaine). - 39. Femme de Saint-Servan et de Dinan, près Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). - 40. Demoiselles de Pornic (Loire-Inférieure). - 41. Homme de Bourg-de-Batz, en costume de fête (Loire-Inférieure). - 42. Femme du Bourg-de-Batz en costume de fête. - 43. Mariés du Bourg-de-Batz. - 44. Jeunes paludières en costume de travail.
Exemplaire de Léon Noël, avec vignette ex-libris encollée sur le contreplat.
Edition originale.
Reliure en plein maroquin cerise, dos lisse orné de motifs typographiques romantiques dorés, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de doubles filets et d'entrelacs dorés avec fleurons d'angle sur les plats, chiffres AO dorés poussés aux centres des plats, guirlande dorée en encadrement des contreplats, gardes et contreplats de soie moirée bleu azur, trace d'ex-libris enlevé sur un contreplats, filets dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, reliure de l'époque.
Les parties concernant les colonies sont les suivantes : Martinique, pp. 199 à 203, Guadeloupe et dépendances, pp. 204 à 209, Guyane française, pp. 210 à 212, Bourbon, pp. 216 à 220, Etablissements français de l'Océanie, pp. 223 à 224.
Exemplaire d'Antoine-Marie-Philippe d'Orléans, duc de Montpensier (1824-1890), dernier fils de Louis-Philippe, avec chiffre AO doré poussé au centre des plats. OHR 2590 (fer non répertorié).
Très bel exemplaire parfaitement établi en reliure romantique de l'époque et au chiffre du duc de Montpensier.
Edition originale illustrée de 6 planches dépliantes en fin de volume (cf Polak 5375.)
Reliure à la bradel en plein cartonnage rouge, dos lisse, pièce de titre en long de chagrin noir, chiffre doré frappé à l'or au centre du premier plat du Prince Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon, coins inférieurs émoussés, reliure de l'époque
Quelques petites rousseurs sans gravité.
Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Polytechnique).
Unique édition de cette intéressante réflexion sur l'état de la pensée navale française à la fin des guerres de la Révolution et de l'Empire, significativement dotée au titre de la devise Delenda est Britannia. Charles-Louis-Victor de La Rouvraye (1783-1850) était entré dans la marine en juin 1799 ; il servit dans la flotille de Boulogne, puis dans l'Océan Indien et fut fait prisonnier par les Anglais (1806-1811).
Provenance : Précieux exemplaire du Prince Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon, alors duc de Leuchtenberg, à son chiffre et celui de son épouse Augusta Amélie de Bavière.
L'ouvrage appartint ensuite à un Montboissier de Canilliac avec sa vignette ex-libris armoriée contrecollée sur un contreplat, vraisemblablement Charles de Montboissier-Beaufort-Canilliac (1753-1836), préfet maritime de Cherbourg de 1816 à 1826.
Édition originale, fort rare (cf O'Reilly, Nouvelle Calédonie, 175. O'Reilly & Reitman 1246. Ferguson 16990-91. Hill p. 290. Forbes, Hawaiian National Bibliography, III, 2730. Martin, Hawaï, p. 48. Jenkins, Bibliography of whaling, p. 150. Vaucaire p. 259.)
Reliures en demi chagrin maroquiné rouge, dos à quatre nerfs sertis de filets noirs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées (sauf le second du 1er vol.), reliures modernes.
Quelques rousseurs principalement au début du premier volume.
Le chapitre sur la Nouvelle-Calédonie occupe les pp. 257 à 350 du tome I ; celui sur Tahiti les pp. 177 à 282 du tome II.
L'auteur a en outre visité et décrit la Tasmanie, les îles Chesterfield et Bampton, la Nouvelle-Zélande, Hawaii et les îles Sandwich.
Voir la notice de Forbes, qui signale les passages concernant Hawaii: "Thiercelin made two Pacific voyages. The first was on the whaleship Ville de Bordeaux, which departed from Havre January 5, 1837, and returned January 5, 1841. He states (p. 284) that at the end of september 1839 the ship spent several weeks at Waimea, Kauai. This narrative concentrates on his second voyage on the Gustav, which departed from Havre, April 7, 1863, and returned in 1865. During the course of this voyage (particularly with respect to New Zealand and to Hawaii) the author describes conditions observed on his first voyage (…) A chapter titled Atouai [in vol. II] describes Waimea, Kauai (pp. 283-326)". Thiercelin avait participé en qualité de médecin de bord à plusieurs expéditions de chasse à la baleine avant de s'embarquer pour ce voyage en Océanie et dans le Pacifique. "[He] was greatly interested in the actual proceedings of a whale hunt and wished to experiment with new harpoons as a surer and speedier method of keeling whales (…) This book offers an interesting account of whaling vessels and their crews, a detailed description of the different types of whales, details of the actual whale hunt, and explanations of some of the newer whaling techniques such as poisoned harpoons and harpoons with explosive charges propelled by gun-like mechanisms" [Hill].
Album de 50 planches hors texte signées Lange, avec serpentes légendées (cf Polak 6415.)
Reliure de l'éditeur en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de pointillés dorés et de filets noirs et orné d'ancres de marine dorées, titre et ancre marine dorés sur le premier plat de percaline rouge, gardes et contreplats de papier peigné.
Quelques petites rousseurs sans gravité, quelques taches de décoloration en marges des plats, agréable exemplaire.
Beau panorama de la marine française à la fin du XIXème siècle, comprenant 44 navires de guerre et 6 de la marine marchande (des Compagnies Générale Transatlantique, Messageries maritimes, Chargeurs réunis, Albert Ménier et Ant. Dom Bordes).
Edition originale de la traduction française établie par Dominique Aubier imprimée à 150 exemplaires numérotés sur vélin de rives, le nôtre un des 30 à comporter l'estampe originale numérotés et signée par Louis Chavignier.
Notre exemplaire est l'un des 10 exemplaires exceptionnellement enrichi d'une suite sur chine appliqué de l'eau-forte d'Alberto Giacometti et des 14 burins de Louis Chavignier.
L'ouvrage est illustré d'une eau originale en frontispice par Alberto Giacometti ainsi que de 14 burins originaux hors-texte du sculpteur Louis Chavignier.
Bel et rare exemplaire.
Nous joignons le compte-rendu de l'assemblée générale du 16 mai 1962 de l'association bibliophilique des Impénitents imprimé sur rives.
Enfin, nous joignons aussi le prospectus publicitaire illustré d'un burin original de Louis Chavignier qu'il a justifié et signé annonçant la parution prochaine de cet ouvrage.
Légères rousseurs sans gravité affectant un feuillet du dernier cahier.
Rare et bel exemplaire.
Edition originale.
Série officielle absente de Polak.
Reliure en plein maroquin rouge, dos lisse orné d'arabesques romantiques dorées, roulettes dorées sur les coiffes, grand encadrement de quadruple filet, guirlande et losange dorés agrémentés de semis d'angle sur les plats, chiffres dorés et couronnés frappés à l'or aux centres des plats, gardes et contreplats de soie moirée bleue, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, piintillés dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, superbe reliure romantique de l'époque.
Exemplaire de Ferdinand-Philippe d'Orléans (1810-1842), fils aîné du roi Louis-Philippe, avec chiffre FO couronné poussé au centre des plats.
Très bel exemplaire parfaitement établi dans une magnifique reliure romantique de l'époque.
Édition originale, un des rares exemplaires sur papier rouge et numérotés sur bouffant, seul tirage avec 5 Hollande.
Plats légèrement et marginalement salis, deux initiales à l’encre rouge en angle supérieur gauche du premier plat.
Ouvrage illustré d’un « portrait de crotte de bique et couillandouille par eux-mêmes ».
Très célèbre œuvre du canon dadaïste écrite par Pansaers un an avant sa mort prématurée – de surcroît l’exemplaire personnel du peintre Theo van Doesburg, portant sa signature manuscrite. Van Doesburg avait fondé le fameux mouvement neoplasticisme De Stijl avec Piet Mondrian en 1917.
Ayant rejoint le mouvement dada en 1921, Van Doesburg en fut également l’un des théoriciens. C’est avec cet exemplaire que le peintre découvre cette œuvre majeure du mouvement, qu’il encense dans son pamphlet Wat is Dada ? (1923) :
« [Pan-Pan au cul du nu nègre] et Bar Nicanor sont des écrits éminemment modernes où avec un surprenant et admirable talent, les nouvelles conceptions sont transposées dans la langue. »
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête.
Bel exemplaire complet de son prière d'insérer.
Rare et important envoi autographe signé d'Irène Némirovsky : "A Benjamin Crémieux hommage de l'auteur. Irène Némirovsky".
Crémieux s'était fendu d'une élogieuse critique du premier roman de Némirovsky David Golder, dont l'adaptation par Julien Duvivier compte parmi les premiers films parlants du cinéma français. C'est justement sur ce recueil intitulé Films parlés que Némirovsky, l'émigrée, envoie ses hommages à Crémieux, descendant d'une famille juive du midi assimilée depuis plusieurs siècles. Deux ans après la publication de ce recueil, le nom d’Irène Némirovsky apparaîtra aux côtés de Crémieux "dans une brochure antisémite anonyme, intitulée Voici les vrais maîtres de la France – plus de 800 noms, sous la rubrique « écrivains »"(Mémorial de la Shoah, Olivier Philipponnat). Ils ne reviendront pas des camps de la mort : "À Genève, en février 1945, l'envoyée du ministère des Réfugiés auprès de la Croix-Rouge, Olga Jungelson, n'obtient d'informations ni sur elle, ni sur les autres écrivains déportés dont elle a charge de retrouver trace: Benjamin Crémieux, Robert Desnos, Jean Cavaillès, Maurice Halbwachs" (La vie d'Irène Nemirovsky, Patrick Lienhardt, Olivier Philipponnat). Irène Némirovsky meurt à Auschwitz en 1942 et Benjamin Crémieux à Buchenwald en 1944.
Portrait photographique des studios Disney en noir et blanc représentant Walt Disney. Un infime trait noir au niveau des cheveux.
Rare et belle signature manuscrite de Walt Disney à l'encre noire inscrite dans le cliché.
Edition originale rare selon Clouzot (cf Guide du bibliophile français XIXème siècle, page 256).
Quelques petites rousseurs sans gravité, une petite tache d'encre noire en pied des pages 354-355. Exemplaire bien de son feuillet d'errata en fin de volume.
Reliure en demi veau caramel, dos à cinq nerfs soulignés de pointillés dorés et orné de frises ainsi que de fleurons noirs, frises dorées en tête et en queue, quelques frottements sur le dos, pièce de titre de veau marron, frise verticale estampée à froid en encadrement des plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier oeil-de-chat, tête dorée, étiquette de librairie romaine en tête d'un contreplat, reliure pastiche signée à froid Durvand.
Ouvrage rare et important (cf Carteret) dans lequel apparaît pour la première fois, sur la page de titre, le pseudonyme de Stendhal.
Édition originale illustrée de 5 planches lithographiées hors texte comportant chacune plusieurs figures (Non cité par Sabin).
Reliure en demi veau beige, dos lisse orné de filets dorés et noirs, pièce de titre de chagrin noir, plats de papier marbré, couvertures imprimées doublées et restaurées conservées, reliure moderne signée des ateliers Laurenchet,
Quelques piqûres.
Tout ce qui a paru : le grand anthropologue avait envisagé de publier un ouvrage en deux ou peut-être trois volumes qui aurait rassemblé les observations recueillies lors de ses voyages en Alaska.
Les planches représentent des fossiles, des os de loutres de mers et de mazames d'Amérique, des mollusques, etc. Etudes et commentaires de Jannetaz ("Catalogue des échantillons et observations géognostiques"), J.-L. de Cessac ("Etude microscopique et analyse chimique de quelques roches de l'Alaska"), A. Gaudry ("Sur une dent d'Elephas primigenius"), P. Fischer ("Sur quelques fossiles de l'Alaska" et, avec E. Perrier et P. Gervais : "Invertébrés marins des îles Aléoutiennes. Mollusques et cirrhipèdes"), etc.
Publication fort rare.
Rare édition originale bien complète de ses 17 planches hors texte, dont 2 cartes, 2 fac similés en couleurs de vue et plan japonais (vue de Yedo, plan de Nagasaki) et 13 fac-similés en couleurs de dessins d'histoire naturelle. (cf Cordier, Japonica, 549 et Sinica, 2128. Numa Broc, Asie, 89-90.)
Quelques petites rousseurs sans gravité, une très claire auréole sur les derrniers feuillets, petites restaurations aux versos des fac similés.
Reliure en demi chagrin vert, dos légèrement éclairci à nerfs sertis de filets dorés et orné de doubles caissons dorés et décorés, encadrement d'un filet à froid sur les plats de papier marbré, plats légèrement salis, gardes et contreplats de papier peigné, tranches peignées, reliure de l'époque,
Diplomate de carrière, Charles de Chassiron (1818-1871) fit partie de la mission diplomatique du baron Gros au Japon en 1858. Il embarqua avec les autres membres de la mission à Changaï le 6 septembre 1858 sur la corvette Laplace, arriva à Shimoda le 14 à 10 heures du matin, en repartit dans la nuit du 19 septembre, débarqua à Edo (Tokyo) le 26, y séjourna jusqu'au 12 octobre, et quitta le pays le 22 octobre par Nagasaki.
Les Notes de Chassiron sont une transcription presque littérale du journal qu'il a tenu durant son séjour ; en appendice se trouve le texte du traité franco-japonais signé le 9 octobre. Son journal de voyage représente donc un jalon important dans l'histoire des relations franco-japonaises : surtout celles qui concernent Edo, valent par leur souci de prudence, de précision et de probité. Tout au long du texte de Chassiron, se manifeste une tension entre la prudence inquiète du diplomate désorienté et les observations d'un voyageur que fascinent l'ordre social et l'avance du Japon dans les arts industriels. Les Français demeurent plus perplexes que les Britanniques devant la réalité nippone mais se laissent charmer par elle et rapportent avec l'image d'un Japon féodal fondé sur l'espionnage, celle d'un Japon artiste. (Cf. Numa Broc).
Édition originale d'une grande rareté qui a échappé à Sabin (qui cite une édition in-8) et à Monglond.
Titre, 117 pp., 67 pp., 2 ff.n.ch. de table et 84 pp. et 1 tableau hors texte pour les pièces justificatives, les pp. 15 à 22 sont occupées par un "État des Réunions poursuivies à Saint Domingue, & sur lesquelles est intervenu Jugement pendant les années 1785, 1786, 1787 & 1788", non paginé.
Reliure en demi veau marbré à petits coins de vélin, dos lisse moderne orné de filets et dent de rat dorés, pièce de titre chagrin rouge, plats de papier marbré, tranches marbrées.
Le comte César Henri Guillaume de La Luzerne (1737-1799) était gouverneur de l'île de Saint Domingue et ministre de la Marine ; il fut dénoncé par les députés de Saint Domingue et plus généralement accusé d'être responsable de la perte des colonies. Il se justifie dans ce mémoire en réfutant les quinze pièces produites par ces dénonciateurs avec des pièces justificatives. Il est accusé par exemple d'avoir entravé la nomination de Députés de la Colonie aux États Généraux et d'avoir "favorisé & favoriser encore les Gens de couleur" (IIIe reproche, p. 110). Les documents qu'il produit pour réfuter les arguments de ses adversaires réunissent de précieuses données sur l'organisation de la colonie, l'esclavage, le commerce de la colonie à l'aube de la Révolution. Des tableaux indiquent le nombre de Nègres importés & vendus, le Produit des Ventes, les Cafés vendus et le Prix des ventes dans la colonie, selon les années, le nombre de Réunions au Domaine, etc... Un disette de farines lui est reprochée, occasion de revenir sur les rapports de commerce qui unissent Saint-Domingue à la France sur ce sujet et (chiffres à l'appui) les lois qui les régissent, Saint-Domingue recevant "habituellement de la France les farines destinées la nourriture des Blancs et de quelques Nègres qui en consomment; c'est à la France qu'elle vend le sucre, le café le coton, l'indigo & les autres productions de son sol fertile". Les Pièces justificatives des faits énoncés dans le Mémoire données en seconde partie de l'ouvrage sont également riches de données et détails significatifs sur l'organisation de la colonie.
Ex-libris manuscrit sur la page de titre : J. Beysselance.
Très rare édition originale ornée de 40 lithographies (cf Colas 1581. Mayfair, Algeria, 751. Tailliart, 1001. Iconographie de l'Algérie.)
Quelques petites rousseurs, la première garde est marginalement froissée sans gravité.
Les 40 planches, sur 37 feuillets, se répartissant ainsi : 37 planches lithographiées en noir, dont un plan et une carte dépliante (les planches 11-12, [37-38] et [39-40] figurant sur un seul feuillet.
L'un des plus rares et des plus beaux albums sur l'Algérie, illustré de 40 planches lithographiées, sur 37 feuilles, ici en noir : La carte de la régence d'Alger, la Vue d'Alger et celle de Constantine, de plus grand format, comptent double. Cet album est si rare que même Esquer, auteur d'une monumentale "Iconographie de l'Algérie", n'a pu examiner qu'un exemplaire comportant 35 planches.
Reliure en demi maroquin de Russie vert, dos lisse muet orné de doubles filets à froid, plats de papier marbré comportant quelques taches claires, coins en vélin vert légèrement émoussés, reliure de l'époque],
Lithographiées par Simon fils d'après des dessins de Robert Jungmann, les planches représentent des costumes et des vues d'Algérie. L'auteur, qui se présente comme un réfugié polonais, explique dans l'avant-propos qu'il a servi pendant près de quatre ans dans l'armée d'Afrique, et que le but de son travail "est de donner sur Alger et ses environs, pays qui de jour en jour gagne d'intérêt pour nous, une relation courte mais exacte".
Le texte comprend quatre chapitres : Aperçu géographique ; remarques historiques ; costumes, mœurs et usages des indigènes, leur manière de faire la guerre, etc. ; état de l'industrie, du commerce, des arts et des sciences. On y trouve des renseignements descriptifs précis sur Alger, Blida, Médéa, Oran, Tlemcen et Constantine, ainsi que des considérations sur l'histoire, le climat, l'agriculture et la colonisation. L'illustration comprend une carte de la Régence d'Alger, aux contours coloriés, où figure aussi une grande partie de la régence de Tunis ; un portrait de Hussein Pacha, dernier Dey d'Alger ; des vues pittoresques : Vue d'Alger, point de vue près de Mustapha Pacha, à Alger, vue d'une partie de la place d'Alger, la porte Bab-el-Oued, le marabout de Sidi-Yakoub, fontaine aux environs d'Alger, vues de Constantine et de Bône…, et des planches d'habitants en costumes : Cavaliers arabes, bédouins, femmes maures, kabyles, coulouglis, juifs et juives d'Alger, marabout, corsaires algériens, zouaves, etc...
Edition en partie originale, car revue et corrigée, pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse.
Dos et plats légèrement et marginalement insolés comme généralement.
Rare et précieux envoi autographe signé de Robert Antelme à Geneviève Hirsch.
"Il n'y a pas d'espèces humaines, il y a une espèce humaine. C'est parce que nous sommes des hommes comme eux que les SS seront en définitive impuissants devant nous.".
Cet ouvrage fondamental sur l'expérience des Camps nazis parut initialement en 1947. Ce fut la troisième et derniere publication de l'éphémère maison d'édition fondée par Marguerite Duras et Robert Antelme, son mari de 1940 à 1946.
Passé inaperçu lors de cette première parution confidentielle, seuls quelques exemplaires furent vendus, il fut remis en vente l'année suivante sous de nouvelles couvertures par Robert Marin, l'ouvrage souffrira de la concurence des nombreux écrits sur le sujet parus immédiatement après guerre. Pourtant, comme le relate F. Lebelley : "à une époque où les récits abondent, la puissance particulière de ce livre-là, d'une sobriété première, bouleverse tel un texte fondateur. Livre d'écrivain aussi qui a pris, reconnaît Duras, "le large de la littérature". Robert Antelme n'en écrira jamais d'autre. Malgré les éloges et les honneurs, L'Espèce humaine restera l'oeuvre unique d'une vie." (in Duras, ou le poids d'une plume.)
Grâce à l'intervention d'Albert Camus, le livre reparaît dix ans plus tard, en 1957 chez Gallimard et connaît alors une diffusion plus large.
Dès lors, ce livre s'inscrit dans l'histoire littéraire comme un des plus importants écrits affrontant la douloureuse mais nécessaire réflexion sur les camps de concentration et la condition humaine. C'est à sa suite que des écrivains tel que son ami Jorge Semprun pourront commencer une nouvelle approche de l'impossible écriture des camps.
Dès 1947, Antelme annonçait dans son avant-propos « nous revenions juste, nous ramenions avec nous notre mémoire, notre expérience toute vivante et nous éprouvions un désir frénétique de la dire telle quelle. Et, dès les premiers jours cependant, il nous paraissait impossible de combler la distance que nous découvrions entre le langage dont nous disposions et cette expérience [...] Comment nous résigner à ne pas tenter d'expliquer comment nous en étions venus là ? Nous y étions encore. Et cependant c'était impossible. A peine commencions-nous à raconter, que nous suffoquions. A nous-mêmes, ce que nous avions à dire commençait alors à nous paraître inimaginable. »
Peu après cette réédition chez Gallimard, ce témoignage reçu son plus bel hommage sous la plume de Maurice Blanchot :
« Quand l'homme en est réduit à l'extrême dénuement du besoin, quand il devient "celui qui mange des épluchures", l'on s'aperçoit qu'il est réduit à lui-même, et l'homme se découvre comme celui qui n'a besoin de rien d'autre que le besoin pour, niant ce qui le nie, maintenir le rapport humain dans sa primauté. Il faut ajouter que le besoin alors change, qu'il se radicalise au sens propre, qu'il n'est plus qu'un besoin aride, sans jouissance, sans contenu, qu'il est rapport nu à la vie nue et que le pain que l'on mange répond immédiatement à l'exigence du besoin, de même que le besoin est immédiatement le besoin de vivre. » (Maurice Blanchot, L'indestructible, in La Nrf n°112, 1962 repris dans L'Entretien infini)
Les envois de Robert Antelme sont d'une insigne rareté.
Edition originale de la traduction française, illustrée d'un portrait de l'auteur ainsi que de 29 planches gravées hors-texte représentant des objets, des parures, des monnaies, des plantes et des animaux (cf Cordier, Bibl. Japonica, 447. Gay, 3151. Brunet, V, 850.)
Reliures en plein veau marbré, dos lisses ornés de motifs typographiques dorés, roulettes dorées sur les coiffes, pièces de titre de maroquin marron, pièces de tomaison de maroquin vert sapin, plats encadrés d'une roulette dorée, gardes et contreplats de papier à la cuve, lisérés dorés sur les coupes, tranches jaunes, reliures de l'époque.
Botaniste et naturaliste suédois, Carl Peter Thunberg (1743-1828) étudia la médecine et l'histoire naturelle à Upsal et devint l'un des plus brillants élèves de Linné.
En 1771, il s'embarqua comme chirurgien à bord d'un navire de la Compagnie hollandaise des Indes orientales. Arrivé au Cap, il fit dans cette colonie un séjour de trois ans au cours duquel il visita les régions habitées par les Hottentots et les Cafres, tout en collectant des spécimens de plantes et d'animaux. En 1775, il se rendit à Java, séjourna à Batavia puis arriva au Japon. Il s'installa dans l'île de Deshima, dans la baie de Nagasaki, où se trouvait le comptoir hollandais de la Compagnie. Il y travailla comme médecin, et obtint l'autorisation d'herboriser dans les montagnes du voisinage. Il y recueillit un grand nombre de plantes rares et inconnues, ainsi que beaucoup de spécimens d'histoire naturelle. En 1776, il accompagna le directeur de la compagnie hollandaise lors d'une visite au shogun à Edo (Tokyo), ce qui lui permit d'herboriser et de récolter de nombreuses plantes. Il fut de retour en Suède en 1779. Le premier volume relate la traversée jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, les séjours au Cap et le premier voyage dans l'intérieur de l'Afrique; le suivant contient le second voyage sur les côtes de la Cafrerie, le retour au Cap, le voyage à Java puis l'arrivée à Nagasaki; le troisième est entièrement consacré au Japon : commerce avec les Hollandais et les Chinois, gouvernement, administration, religion, langue, portrait et caractère des Japonais, observations zoologiques, minéraux, etc. Le dernier volume contient la suite du Japon : nourriture, fêtes, armes, agriculture, calendrier, etc., puis le récit du voyage de retour par Ceylan; il contient aussi l'explication, par Lamarck, des huit planches d'histoire naturelle.
Rare exemplaire de cette importante relation.
Provenance ; De la bibliothèque du château de Menneval avec les ex-libris armoriés sur les contreplats des volumes.
Edition originale dont les volumes sont très difficiles à réunir, le tome III ayant été publié huit ans après les deux premiers.
Reliures en plein veau granité vert bronze, dos lisses richement ornés de caissons dorés et décorés de motifs floraux dorés, pièces de titre et de tomaison rouges, roulettes dorées sur les coiffes, mors un peu frottés, encadrement de roulettes dorées sur les plats entièrement recouverts de motifs géométriques oblongs en réserve, gardes et contreplats de papier à la cuve, frises grecques dorées en encadrement des contreplats, ex-libris encollé sur un contreplat du premier volume, liserés dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, reliures de l'époque.
On y trouve des anecdotes sur Rousseau, Poivre, Turgot, Helvétius, Benjamin Franklin, Holbach, le cardinal de La Rochefoucauld, la marquise de Pompadour, Calonne, Necker, Beaujon…
Agréable exemplaire joliment établi dans une reliure décorée de l'époque.
Edition originale rare de cette curieuse relation, originellement composée entièrement en vers (7500), et que l'auteur, sur le conseil de ses amis, accepta d'entremêler d'un récit en prose (il garda quand même 2500 vers) ; cf Sabin 20128. Gagnon 1134 (édition de 1710). Dionne II.
Reliure en pleine basane brune, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés et décorés de fleurons dorés, pièce de titre de chagrin cerise, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de doubles filets noirs sur les plats, liserés dorés sur les coupes, tranches jaunes mouchetées de rouge, reliure de l'époque.
Premier plat restauré en angle inférieur droit, taches et petites éraflures sur les plats, quelques petites rousseurs sans gravité, agréable état intérieur.
A la différence de la seconde édition de 1710, elle ne doit pas comporter de frontispice. On ne connaît presque pas de détails sur la vie de Dières de Diéreville, chirurgien, peut-être né vers 1670, et qui embarqua en août 1699 sur La Royale paix à La Rochelle pour aller commercer en Acadie. Arrivé à destination le 13 octobre suivant, il demeura dans la région pendant une année, se renseignant à la fois sur les Acadiens et les Amérindiens, tout en collectant des spécimens de plantes pour les collections du Jardin du Roi à Paris. Il effectua son voyage de retour du 6 octobre au 9 novembre 1700 et se fixa ensuite comme chirurgien à Pont-l'Evêque. C'est à la demande de Michel Bégon, intendant de La Rochelle, qu'il rédigea ses souvenirs de voyage. Il vivait encore en 1711, mais on perd ensuite sa trace.
Edition originale de la partition pour chant et piano réduite par Camille Saint-Saëns.
Quelques annotations au crayon de papier en marge de certaines portées.
Notre exemplaire est présenté sous une chemise étui en demi chagrin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de fleurons dorés, mention dorée en queue du dos "Inscribed by composer", plats, gardes et contreplats de papier marbré. Dos de la chemise légèrement éclairci.
Envoi autographe daté et signé de Camille Saint-Saëns au journaliste musical Edouard Beaudu.
Edition originale de la traduction française, un des 1000 exemplaires numérotés sur chiffon d'annonay, seuls grands papiers.
Ouvrage illustré de nombreuses photographies. Préface de Maurice Herzog. Avant-propos du duc d'Edimbourg.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage souple. Etui manquant, dos insolé comportant de petites déchirures en tête et en pied.
Rare et bel envoi autographe daté et signé du général John Hunt : "A M. Robert Moch vous témoignant notre reconnaissance de nous avoir préparé la trace jusqu'au sommet du signal de l'Iséran le 3 janvier - et pour vous exprimer nos regrets de ne pas l'avoir suivie ! John Hunt 7/1/54."
Notre exemplaire est enrichi de la signature manuscrite d'Edmund Hillary en dessous de l'envoi autographe.
Coupure du journal Le Patriote de Nice et du Sud-Est (25 octobre 1959) enrichie d'un envoi autographe signé de Pablo Picasso au large feutre rouge. Un feuillet remplié.
Graphique et insolite dédicace signée de Picasso sur la une d'un journal niçois célébrant son 78e anniversaire : « Pour Max Pellequer / son ami / Picasso ». Beau témoignage d'amitié sur un important journal engagé qui accueillit entre ses pages de nombreuses œuvres originales du grand artiste.
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Octave Mirbeau, datée de sa main du 4 Mars 1901. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli horizontal inhérente à l'envoi postal.
Publiée dans sa Correspondance, t. X, p. 242.
Précieuse lettre de Zola à son grand soutien Octave Mirbeau, qui avait payé pour lui son amende au terme de son deuxième procès pour "J'accuse !".
Désormais amnistié, l'écrivain tente - en vain - de récupérer la somme pour le rembourser.
Après son historique cri du cœur dans l'Aurore, Zola est condamné une première fois par le jury de la Seine le 23 février 1898 à un an de prison et trois mille francs d'amende. Le jugement est annulé en cassation, et l'affaire est renvoyée devant les assises de Versailles, qui ne retiennent que trois lignes sur les huit cent que comptent "J'accuse !" comme chef d'accusation. Pour ne pas accepter un tel étouffement des débats, la défense de Zola décida de faire défaut, et la condamnation fut confirmée le 18 juillet - Zola part le soir même pour Londres afin d'éviter la prison. Le tribunal lui réclame par ailleurs 7555 francs, que Mirbeau décide spontanément de payer de ses propres deniers. C'est aussi Octave Mirbeau qui permit d'éviter la saisie des meubles de Zola, en obtenant de Joseph Reinach les 40 000 francs de dommages qu'on avait condamné Zola à payer aux trois pseudo-experts en écriture qu'il avait "diffamés" dans J'accuse!...
Suite à la loi d'amnistie qui met fin aux poursuites judiciaires de « tous les faits criminels ou délictueux connexes à l'affaire Dreyfus », Zola est relaxé mais n'est pas remboursé pour autant. Cette lettre atteste du désir de l'écrivain de rétribuer Mirbeau pour son acte de générosité : "Labori [son avocat] va tenter une démarche pour tâcher de rattraper les sept mille et quelques francs que vous avez versés en mon nom, pour l'affaire de Versailles. Il désire seulement à avoir une lettre de vous, afin de la montrer et d'être ainsi autorisé à parler en votre nom. Vous n'avez certainement pas là bas le reçu qui vous a été délivré. Peut-être vous en rappelez-vous les termes. En tous cas, s'il faut attendre, on attendra, car rien ne presse en somme. L'important est seulement aujourd'ui de tâter le terrain, pour voir si l'on nous rendra l'argent". Pourtant, le parquet lui refusera sa requête. Furieux, Zola écrira deux jours plus tard une lettre à Labori lui demandant de renoncer à réclamer le moindre centime - il la publiera dans L'Aurore sous le titre "Qu'ils gardent l'argent" : "on torture le texte de la loi et l'Etat lui aussi garde l'argent. Si le parquet s'entête à cette interprétation, ce sera une monstruosité encore, dans l'indigne façon dont on m'a refusé toute justice [...] Je ne veux pas être complice en acceptant quoi que ce soit de leur amnistie [...]". Selon Pierre Michel, ces tentatives infructueuses de recouvrement, dont atteste cette lettre, ont "incité Zola à adopter une attitude qui souligne davantage encore son désintéressement et celui de son "ami", qui n'est pas désigné [dans l'article de L'Aurore], sans doute à la demande de Mirbeau."
La grâce de Dreyfus et l'amnistie de ses soutiens ne satisfait pas l'écrivain, mais marque néanmoins la fin de longues années de lutte : "J'ai fini mon écrasante besogne, et je vais me reposer un peu car je suis fourbu". Frappé en pleine gloire l'année suivante, il ne pourra être témoin de la réhabilitation du capitaine Dreyfus.
De belles lignes de Zola à Mirbeau qui lui a donné les moyens de poursuivre son combat pour la justice.
Edition illustrée de culs-de-lampe et de bandeaux originaux de Valentin Le Campion, un des 20 exemplaires hors commerce lettrés sur auvergne, tirage de tête.
Quelques petites rousseurs, mors de l'étui et de la chemise fragiles.
Ex-dono encollé au verso du premier plat de l'étui, ex-libris manuscrit au stylo bille bleu et en guise de présent en début de volume.
Envoi autographe daté et signé de Charles De Gaulle à Georges Wurm.
Edition originale sans mention, bon achevé d'imprimer du 20 octobre 1912.
Dos et marges intérieures des plats restaurés, un discret pli sur au coin inférieur droit du premier plat.
Ouvrage illustré de 26 planches reproduisant des oeuvres de Paul Cézanne, Pablo Picasso, André Derain, Georges Braque, Jean Metzinger, Marie Laurencin, Albert Gleizes, Fernand Léger, Marcel Duchamp, Juan Gris et Francis Picabia.
Bel exemplaire malgré les restaurations, rare sans mention d'édition, de ce manifeste du Cubisme publié à l'occasion de l'historique exposition de la Section d'Or à la galerie La Boétie.
"Il est difficile d'imaginer aujourd'hui le retentissement du livre de Gleizes et Metzinger. Lu, relu, célébré ou rejeté, il est très vite traduit en russe et en anglais. L'avant-garde culturelle russe le discute avec passion. Du critique américain Arthur Jerome Eddy au peintre roumain Marcel Janco, on en recommande la lecture, au risque d'oublier que ce sont moins des théoriciens que de bons peintres qui s'y expriment. Le poète flamand Paul van Ostaijen juge le livre aussi utile pour un écrivain que pour un artiste, et, de fait, l'abandon du souci des ressemblances des peintres cubistes répond aux fragmentations du sens et aux images insolites d'Apollinaire ou de Reverdy. Du cubisme pouvait conclure : « Aux libertés partielles conquises par Courbet, Manet, Cézanne et les impressionnistes, le cubisme substitue une liberté infinie ». On sait maintenant que le cubisme n'était pas une rupture mais une porte grand ouverte sur l'avenir." (Serge Fauchereau)
"A Cause du mécanisme moderne, qui permet de reproduire le rare à d'innombrables exemplaires, le rare se meurt et, entre autres, on fait du mot merveilleux un emploi abusif [mot biffé].
Le merveilleux cesse de l'être s'il se désingularise, et l'on a une tendance à le confondre avec tout ce qui nous étonne encore : la radio, la vitesse, la bombe atomique.
Or, le merveilleux se trouve beaucoup plus en nous que dans les objets qui nous surprennent. Le véritable merveilleux, c'est la faculté d'émerveillement, qui s'émousse si vite chez l'homme. L'enfance le quitte. Il se blinde contre elle. Il juge, il préjuge. Il repousse l'inconnu [phrase biffée]. S'il laisse agir en lui cette faculté atrophiée, c'est pour fuir les fatigues qu'il s'impose. Il en use comme d'une drogue et se plonge, pour quelques heures, dans un livre ou dans un film.
Rare édition originale illustrée de 54 figures dans le texte ainsi que, in fine, de 6 planches dépliantes comportant 107 intéressants échantillons de films et de pellicules.
Ouvrage également orné d'un portrait photographique de Charles Pathé en frontispice.
Reliure en demi basane marron discrètement restaurée, dos lisse orné d'arabesques dorées, petits manques comblés sur la coiffe supérieure, plats de papier peigné, gardes et contreplats de papier marbré, reliure de l'éditeur.
« Au début du XXe siècle, la plus grande société de production cinématographique était Pathé Frères. Fondée en 1897, la société est à son apogée dans les années 1920 lorsqu'elle dévoile le premier projecteur de cinéma domestique, le Pathé Baby. [Le Film vierge Pathé] est l'une des premières publications de la société expliquant les secrets du traitement des films « vierges ». Les planches offrent des images incroyables de la production de masse de milliers de films muets, y compris les premiers films d'actualité, les films sportifs et les films d'animation. 107 exemples de films couleur en celluloïd ont été montés dans chaque volume." (Bibliothèque de l'université de Princeton, Julie L. Mellby).
Edition originale.
Reliure en plein papier marbré, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge dans la longueur.
Quelques discètes restaurations sur la page de titre.
Extrêmement rare essai sur un « remède » du cancer du sein, publié en pleine Révolution française.
Lettre autographe très probablement inédite signée adressée par Juliette Drouet à son amant Victor Hugo, quatre pages rédigées à l'encre noire sur un bifeuillet.
Pliures transversales inhérentes à l'envoi, pli unifiant les deux feuillets renforcé d'une fine bande de papier encollé à peine perceptible.
Absente de la très complète édition en ligne des lettres de Juliette Drouet à Hugo du Centre d'Études et de Recherche Éditer/Interpréter (Université de Rouen-Normandie).
Très belle déclaration d'amour et d'admiration de Juliette Drouet, le lendemain de la plaidoirie d'Hugo défendant son fils. Charles Hugo avait été traduit devant les assises, et condamné malgré l'intervention de son père, pour avoir vaillament fustigé la mise à mort de Claude Montcharmont.
Le grand amour d'Hugo adresse cette lettre en des temps troublés, où père et fils se retrouvent au devant de la scène pour leurs prises de position abolitionnistes. Scandalisé par l'exécution de Montcharmont, un braconnier du Morvan de 29 ans, Charles Hugo fait paraître un article dans l'Evénement qui lui vaut un procès pour atteinte au respect dû aux lois : la Seconde république n'existe déjà plus que de nom, et la presse fait l'objet d'attaques fréquentes, encore aggravées ici par la notoriété des Hugo. Victor tient à défendre son fils et livre un plaidoyer resté célèbre : "Mon fils, tu reçois aujourd'hui un grand honneur, tu as été jugé digne de combattre, de souffrir peut-être, pour la sainte cause de la vérité. A dater d'aujourd'hui, tu entres dans la véritable vie virile de notre temps, c'est-à-dire dans la lutte pour le juste et pour le vrai. Sois fier, toi qui n'est qu'un simple soldat de l'idée humaine et démocratique, tu es assis sur ce banc où s'est assis Béranger, où s'est assis Lamennais !"
Malgré l'historique intervention d'Hugo, Charles est condamné à six mois de prison et 50 francs d'amende - une décision que fustige amèrement Juliette, submergée par l'angoisse à l'issue du procès : "J'ai beau savoir que cet arrêt inique est non seulement supporté avec courage par vous tous, mais accepté avec orgueil et avec joie par le plus directement intéressé dans cette malheureuse condamnation, la fatigue et l'inquiétude que j'ai éprouvé pendant toute cette interminable journée d'hier m'a laissée une douloureuse courbature physique et morale".
12 juin jeudi matin 7h [1851]
Bonjour, mon pauvre sublime petit homme, bonjour, mon pauvre généreux homme. [...] Pourvu que l'émotion et la fatigue ne t'aient pas fait mal. [...] Jusque là ma pensée sera si souvent de la crainte à l'espérance et de l'espérance à la crainte avec cela que j'ai la tête brisée depuis hier. J'ai beau savoir que cet arrêt inique est non seulement supporté avec courage par vous tous, mais accepté avec orgueil et avec joie par le plus directement intéressé dans cette malheureuse condamnation, la fatigue et l'inquiétude que j'ai éprouvé pendant toute cette interminable journée d'hier m'a laissée une douloureuse courbature physique et morale dont je n'ai pas encore pu triompher jusqu'à présent. Je compte beaucoup sur la salutaire réaction que me causera le bonheur de te savoir pas plus satisfait que ce jour dernier [...] Ce que je sais ce qui ne s'embrouille jamais dans mon cœur c'est que je t'aime à l'adoration et que tu es le soleil de mon âme et la joie de mes yeux.
Superbe lettre, témoignage du désir commun de justice qui habitaient les plus célèbres amants du XIXe siècle.
Lettre autographe du peintre Eugène Delacroix à son ami le baron Félix Feuillet de Conches, chargé du protocole au sein du ministère des affaires étrangères sous Charles X et Louis Philippe. Une page à l'encre noire sur un feuillet remplié, adresse autographe au verso. Restes de cachet et tampons postaux en date du 7 octobre.
Le peintre écrit à son ami Feuillet de Conches, écrivain distingué aux livres appréciés, qui amassa également une belle collection d'oeuvres d'art et d'autographes dans son appartement de la rue Neuve-des-Mathurins auquel cette lettre est adressée.
Superbe missive pleine d'humour du peintre, enchanté de sa retraite champêtre loin de Paris.
"Eugène Delacroix s'installe à Champrosay, au bord de la forêt de Sénart, en région parisienne, à partir de l'été 1844. Il consigne dans son journal les impressions que lui inspire la nature lors de ses promenades régulières dans la campagne. Il exécute de nombreuses esquisses, retravaillées par la suite dans ses grandes compositions. Mais il peint également des paysages plus ambitieux, qui témoignent de l'importance que prend pour lui, durant ses années de maturité et de vieillesse, l'observation d'une nature désormais regardée pour elle-même." (MuMa)
"Je vous réponds tard, cher Feuillet, mais vous m'excuserez : je vous promets un Gros, très heureux de l'ajouter à la collection. Je vous plains de vivre loin des champs. Si nous étions encore au temps des Métamorphoses d'Ovide je pourrais me croire en danger de me voir un de ces jours changé en arbre. Je suis fou de ces arbres innocents et si beaux et la nature humaine d'autre part perd tous les jours dans mon estime. J'en sépare comme de raison les amis comme vous et le peu de gens qui conservent un peu de raison.
Je vous embrasse en attendant cet hiver
Eug. Delacroix"
Lettre autographe signée de Guy de Maupassant, au critique Vittorio Pica. 1 page ¼ à l'encre noire sur deux page d'un bifeuillet, avec sa mention manuscrite en tête "Cannes. Villa mon plaisir". Enveloppe autographe jointe, avec un manque dû à l'ouverture.
Discrets transferts d'encre sépia sur le premier feuillet, d'une autre missive de Maupassant.
Charmante lettre de Maupassant à la vue défaillante, annonçant son voyage en Italie, qu'il fera le mois suivant en compagnie du peintre Henri Gerveix et de Henri Amix.
Il adresse cette lettre et sa nouvelle Yvette au critique littéraire napolitain Vittorio Pica, qui fit paraître de nombreuses études dans les revues littéraires italiennes Fantasio, Napoli Letteraria et La Tavola Rotonda sur les chefs-d'oeuvre de l'écrivain, dont Mademoiselle Fifi, Pot-Bouille, Une Vie, et Bel-Ami.
Accablé par des troubles visuels, Maupassant éprouve le besoin d'une perpétuelle fuite en avant, et fait son grand tour de Côte d'Azur et de Méditerranée dans les années 1880, dont il publiera les impressions sous forme de chroniques.
"Mon cher Confrère,
Excusez si je ne vous écris jamais, mais j'ai les yeux si malades que la seule pensée d'écrire dix lignes me torture.
J'ai l'intention d'ailleurs de faire plus, et d'aller vous serrer la main dans le courant d'avril. Je veux aller voir Naples, et descendre jusqu'à la Sicile. Je serai heureux de vous dire toute la reconnaissance que je vous ai pour votre si cordiale confraternité.
Je me demande si vous avez reçu Yvette [souligné plusieurs fois]. Dans tous les cas j'en ai encore un exemplaire ici, je vous l'adresse en le recommandant car les employés des Postes sont plus que suspects. [...]"
Le mois suivant cette lettre, Maupassant sillonnera avec ses compères la Riviera Ligure, Savone, Gênes, puis Venise puis Naples et son golfe : "Naples et ses habitants indisciplinés le séduisent davantage. Le désordre et la saleté de la ville l'amusent. Il félicite le laxisme avec lequel ce peuple du soleil appréhende la vie". (Cosimo Campa, Maupassant).
On ne sait s'il ira finalement serrer la main de son correspondant napolitain, Vittorio Pica. Ce dernier s'intéresse très tôt aux mouvements naturalistes et symbolistes français : "Curieux de tous les mouvements d'avant-garde, il s'était d'abord occupé des naturalistes - il a entretenu des rapports suivis avec Maupassant, Huysmans et Zola -, ensuite il s'intéressa aux symbolistes, à Mallarmé et à Verlaine surtout, auxquels il a consacré des études d'une justesse admirable" (Petralia, Bibliographie de Rimbaud en Italie cit., p. 37). Collaborateur des plus prestigieuses revues nationales et internationales de tendance moderniste, il est l'un des premiers fondateurs de la Biennale de Venise, dont il sera le secrétaire général de 1920 à 1926.
Esthétique missive de l'écrivain pérégrinateur à un grand admirateur de ses oeuvres.
"Chère Madame,
Mille excuses pour le malentendu qui est de ma faute, sans doute.
Je ne me souvenais pas du tout que vous n'étiez pas libre ce soir. Si vous l'êtes demain samedi, j'en serais heureux. J'ai couru à Châtelet et suis parvenu à faire changer le jour pour mes places.
Voulez-vous avoir l'amabilité de me prévenir, soit par un télégramme, soit par un message téléphonique. Les pneumatiques ne parviennent pas à Levallois.
Une fois de plus pardonnez-moi et à demain soir, j'espère.
Respectueuses amitiés de votre dévoué"
Lettre autographe signée de Camille Saint-Saëns adressée à l'essayiste, musicologue et critique musical Adolphe Boschot, 43 lignes rédigées à l'encre noire sur un double feuillet bordé de noir. Pliure transversale inhérente à l'envoi avec légères déchirures aux extrémités, enveloppe jointe de la main de Saint-Saëns à l'adresse de Boschot, au 71 rue de Grenelle. Note au crayon d'un précédent bibliographe au verso de l'enveloppe.
Très élégante édition des contes de Perrault, réalisée au moyen de matrices mobiles en cuivre d'après le procédé de stéréotypie inventé par Louis-Etienne Herhan.
Illustrée de 5 doubles gravures hors texte, ainsi qu'une vignette sur le titre gravé, reprenant le frontispice d'Antoine Clouzier pour la fameuse édition de ses contes chez Barbin en 1697.
Reliure en pleine basane racinée, dos lisse orné de filets et petits fers dorés, pièce de titre noire, plats encadrés de filets et roulettes dorées, dentelle intérieure, gardes et contreplats de papier caillouté, toutes tranches dorées. Mors légèrement fendus en tête, une petite tache brune affectant la page de titre et le frontispice, quelques rousseurs.
Très rare édition, contenant La Barbe Bleue, Le petit chaperon rouge, Les fées, La belle au bois dormant, Le maitre chat ou Le Chat Botté, Cendrillon, Riquet à la houpe, Petit poucet, L'adroite princesse, Peau d'âne, Les souhaits ridicules.
OCLC ne référence aucun exemplaire publiés par Saintin à cette adresse.