Une journée d'Ivan Denissovitch
Bel exemplaire complet de sa jaquette légèrement et marginalement insolée en têtes des plats.
Rare et précieux envoi autographe signé d'Alexandre Soljenitsyne sur son chef-d'oeuvre : "Für J.J. Piot".
Édition originale publiée l'année même de l'intégration de la vallée d'Aoste à l'Italie.
L'ouvrage est illustré de 97 gravures sur bois dans le texte, de 33 gravures sur acier hors-texte, de 6 chromotypographies et d'une carte.
Reliure en demi chagrin rouge, dos lisse orné de filets dorés, « Palais de Compiègne » estampé à l'or en tête du dos, chiffre de Napoléon III frappé à l'or sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque. Quelques rousseurs sans gravité.
Tampon « Bibliothèque de la Couronne - Compiègne » sur la page de titre. Notre exemplaire, au contraire de ceux ayant rejoint les fonds nationaux lors de la dispersion de la bibliothèque du Palais de Compiègne, ne porte pas de tampon « dépôt de l'État 1891 ». La bibliothèque du Palais de Compiègne, entièrement remeublée par Napoléon III, fut un véritable lieu de sociabilité des invités de l'empereur qui empruntaient romans, revues et journaux. Un amusant registre manuscrit de prêt a d'ailleurs été numérisé par la Bibliothèque nationale de France.
Après la chute du Second Empire, la IIIè République laisse subsister quelques temps la bibliothèque, qui est alors ouverte au public compiégnois, comme le rappellent les souvenirs de Jules Troubat, ancien secrétaire de Sainte-Beuve et dernier bibliothécaire du Palais. La bibliothèque sera définitivement fermée et vidée de son contenu par arrêté du 16 janvier 1888. Une partie des fonds - environ 10.000 ouvrages - sont attribués à la Bibliothèque municipale de Compiègne en 1891. En mars 1918, la ville de Compiègne connaît un bombardement et est évacuée ; les livres sont alors laissés aux intempéries. Ce n'est que fin mai 1918 qu'un bibliothécaire mobilisé par l'armée évacue les ouvrages intacts sans pouvoir s'occuper des livres sinistrés. Cette partie du fonds sera plus tard triée et vendue au poids.
Nous n'avons pu trouver en vente publique qu'un seul ouvrage provenant de la bibliothèque du Palais de Compiègne, une Description de l'Egypte passée aux enchères en 2014.
Bel et rare exemplaire, d'une illustre provenance, au chiffre de Napoléon III et l'un des rares ouvrages à ne pas avoir rejoint les fonds nationaux lors du démantèlement de la bibliothèque du Palais de Compiègne en 1891.
Exceptionnel album contenant 54 caricatures originales et parfois légendées réalisées à l'encre de chine, au crayon, à l'aquarelle, (dont 3 petits dessins au crayon sur feuilles volantes) et des feuillets blancs.
Cet album amusant et personnel, visiblement composé par un artiste amateur, semble décrire les diverses aventures et mésaventures de quelques personnages récurrents, apparemment tous liés de près ou de loin à l'Ambassade de France près la Porte ottomane dont un morceau de papier à en-tête se trouve intercalé entre deux feuillets.
Reliure en plein vélin ivoire à recouvrement, dos lisse orné de filets rouges, un accroc restauré en tête du dos, filet rouge encadrant les plats, quelques taches sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, tranches rouges, reliure de l'époque.
L'album contient également 1 lettre autographe signé à l'encre noire agrémentées de caricatures en marges adressées à M. H. Fournier commençant par "Cher Washington n°2"
Le destinataire de la lettre satirique ornée de dessins insérée dans l'album semble être le diplomate Hugues Marie Henri Fournier (1821-1898) nommé en 1877 ambassadeur à Constantinople.
Les aventures du petit groupe, identifié par des légendes au crayon noir, semblent commencer à Florence en septembre 1872 pour se poursuivre à Rome.
On trouvera ainsi une aquarelle montrant le temple de Vesta.
En décembre 1872 d'après la légende à l'encre, le groupe composé des Vicomtes Bresson, de Mareuil, d'Hauterive et d'Hérisson est caricaturé à Rome, en visite au théâtre, au Capitole, à cheval, etc.
Un panorama aquarellé caricature de même la Guerre de 1870 et ses protagonistes.
Apparaissent également, caricaturés au crayon auprès de Fournier, le général de Castelbajac et le baron de Talleyrand.
On notera un beau portrait au crayon de Khalil Bey.
Le célèbre diplomate ottoman et collectionneur né au Caire en 1831 et mort à Istanbul en 1879, venait en effet, après son ambassade à Vienne de 1868, de revenir à Constantinople pour épouser en 1872 la princesse égyptienne Nazli Fazl. Outre son rôle dans la Guerre de Crimée, il est connu pour sa prestigieuse collection de tableaux qui, vendue aux enchères en 1868, contenait des oeuvres de Courbet (dont l'Origine du monde), d'Ingres, de Delacroix, etc...
Le comte d'Osmond, Alfred de Courtois ont aussi leur caricature.
On trouvera également dans l'album une vue intitulée Pointe imaginaire du sérail, et une aquarelle représentant une partie de Lawn-Tennis.
Unique ensemble.
Album de signatures conçu par Cecil Henland, exemplaire de 1908 comportant 36 signatures de grandes figures de la littérature, du cinéma, de la musique, de la presse et du théâtre français, chacune datée entre 1908 et 1910.
Reliure en chagrin rouge, dos lisse avec le titre estampé à l’or, vignette contrecollée sur le premier plat, tranches dorées, reliure de l’éditeur.
Illustrée d’un frontispice reproduit sur une vignette sur le plat représentant un exemple de fantôme (The Ghost of a Celebrated General) tiré de la signature du célèbre général Baden Powell, fondateur du scoutisme.
Un des plus précieux exemplaires de cet album fantomatique, préfigurant le test de Rorschach et les décalcomanies surréalistes, ayant appartenu à Yvonne Redelsperger, future femme de l’éditeur Gaston Gallimard.
Les plus grands figures du Paris artistique y ont laissé d’étranges signatures repliées lorsqu’elles étaient encore humides, révélant 36 squelettiques silhouettes d’encre à partir de leurs noms : Edmond Rostand, Georges Feydeau, Sacha Guitry, Maurice Leblanc et Gaston Leroux, Octave Mirbeau, Camille Saint-Saëns, ainsi que les proches amis de Proust, Paul Hervieu, Robert de Flers et Gaston de Caillavet – ces deux derniers étant passés à la postérité sous les traits de Robert de Saint-Loup dans La Recherche du temps perdu.
Édition originale imprimée à 240 exemplaires tous numérotés, le nôtre un des 10 sur japon à la forme, tirage de tête et seul grand papier enrichi de la suite des dessins en noir.
Ouvrage orné de 17 magnifiques illustrations au pochoir en noir, blanc et or par George Barbier.
Présenté dans un coffret au dos lisse en maroquin noir au nom de l'auteur estampé à l'or, vélin blanc mosaïqué encadrant la première lettre de l'auteur, date et lieu en queue, plats de papier doré, pièce de titre en maroquin estampée à l'or sur le premier plat, intérieur de papier à motif décoratif doré, superbe ensemble signé Boichot.
Rare et bel exemplaire en tirage de tête de ce chef-d’œuvre de George Barbier présenté dans un élégant écrin doré.
Rare édition originale, dont il n’existe aucune réimpression avant le xxe siècle, complète de toutes ses poésies néo-latines, écrites pour l’essentiel à Rome. On trouve aussi deux poèmes en grec aux ff. 60 et 62, ainsi qu’un poème à l’origine du célèbre sonnet Heureux qui comme Ulysse.
Reliure moderne en plein vélin souple, dos lisse, tranches rouges, contreplats et gardes blanches.
Quelques défauts à l’intérieur de l’ouvrage : discrète restauration en marge intérieure du verso de la page de titre ; petite déchirure sans manque en pied des ff. 2 et 3 ; trace d’humidité en marge inférieure des ff. 25 à 28, et 45 à 48 ; infime accident marginal au f. 44, sans atteinte au texte.
Publié au mois de mars 1558, ce précieux exemplaire réunit quatre livres de poèmes latins – Elegiæ. Varia Epigrammata. Amores Faustinae. Tumuli – composés par Du Bellay à Rome et à Paris entre 1553 et 1557. Notre recueil, également référencés sous les noms de Poemata et Œuvres latines, fut imprimé la même année que trois autres ouvrages de la période romaine : Les Regrets, Divers Jeux Rustiques et Les Antiquitez de Rome.
Première édition en français, illustrée par Arthur Rackham de 40 planches en couleurs montées sur papier marron épais et protégées par un calque, avec légende imprimée, ainsi que 30 dessins au trait imprimés en noir dans le texte, un des très rares 30 exemplaires sur japon, enrichis d’un signature autographe d’Arthur Rackham en justification, tirage de tête.
Reliure à la bradel de l’éditeur en plein vélin, dos lisse titré à l’or, premier plat estampé à l’or du titre et d’une illustration représentant un arbre, tête dorée, le lacet de soie du second plat est manquant.
Provenance : Maurice Feuillet, ex-libris manuscrit sur la page de faux-titre. Illustrateur de presse, notamment pour les grandes affaires judiciaires, mais aussi critique d’art et fondateur du Figaro artistique, Feuillet est resté célèbre pour avoir réalisé les croquis d’audience lors des procès d’Émile Zola en 1898 et d’Alfred Dreyfus en 1899.
Très bel exemplaire, un des rarissimes du tirage de tête sur papier japon.
Manuscrit autographe de Louis Pasteur. Une page à l’encre noire sur un feuillet, avec de nombreuses ratures, passages biffés et repentirs.
Virulente note préparatoire de Pasteur sur son vaccin contre la rage, à notre connaissance inédite.
Assailli par des légions d’adversaires autant scientifiques que politiques, le père de la révolution bactériologique déplore les « attaques aussi violentes qu’incompréhensibles » qu’il a subies. Pasteur annonce également la consécration populaire de son vaccin, alors que les souscriptions pour son futur Institut vont bon train.
Édition originale dans le commerce, un des 50 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Rare et très bel exemplaire tel que paru.
Édition originale sur papier courant.
Reliure en demi maroquin noir à grain long, dos lisse, titre, nom de l'auteur et date au palladium, plats de papier gris anthracite, couvertures et dos conservés (dos comportant deux taches en tête et en pied), gardes et contreplats de papier gris anthracite, reliure signée Thomas Boichot.
Précieux et exceptionnel envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline : « A Mac Orlan son admirateur et ami fidèle. LFerd »
Édition originale rare et recherchée.
Reliure en demi chagrin noir, dos à quatre nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Quelques rares et claires rousseurs comme habituellement.
Rare exemplaire en reliure strictement de l’époque.
Lettre autographe signée d'Auguste Renoir, datée de sa main du 5 février 1909. 2 pages à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli horizontal inhérent à l'envoi.
Renoir rédige cette missive dans sa maison des Collettes à Cagnes, qui vit naître des œuvres d'une grande sensualité, et où il s'essaya également à la sculpture. Le peintre commande des pinceaux et mentionne ici la venue de la famille du docteur Emile Baudot, son médecin de longue date et médecin-chef de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest. Renoir eut comme unique élève la fille du vénérable docteur, Jeanne Baudot, dont il fit le portrait et qui posa aux côtés de son maître pour une toile de Maurice Denis.
Maurice Gangnat était un mécène, grand collectionneur d'art et ami intime de Renoir, qu'il rencontra en 1904 par l'entremise de Paul Gallimard. Lorsque celui-ci le présenta à Renoir, ses tableaux l'enthousiasmèrent tant qu'il en acheta immédiatement douze, au prix de vingt-mille francs . Il avait l'instinct du connaisseur, et Renoir lui laissait choisir chaque printemps le meilleur de sa production : "Il a l'oeil " disait-il de lui.
Gangnat acheta entre 1905 et 1917 cent-quatre-vingt tableaux lors de ses séjours aux Collettes, dont trente-six paysages de Cagnes et de ses environs.
"Cher Monsieur Gangnat,
Je retrouve sur ma table une lettre que je croyais depuis longtemps à la porte.
Je vous disais que j'avais reçu un avis de la Banque marseillaise ou vous avez eu l'obligeance de déposer de l'argent pour moi et que je vous renverrais ( ?)
Je prends la liberté de vous charger de m'apporter un paquet de pinceaux. Millaud vous les apportera chez vous. Nous comptons toujours sur vous le plus tôt possible. Les Baudot doivent me faire leur visite annuel vers le commencement de mars. Ce pauvre docteur est replacé à la gare Saint Lazare. Ce mois-ci il s'y attendait. [...]
J'espère que vous êtes en bonne santé et prévenez nous pour vous aller chercher à la gare.
Ma femme et moi vous envoyons toutes nos amitiés ainsi qu'à Madame Gangnat et à Philippe [...]"
Charmante et visuelle lettre du peintre à un très proche ami, pendant sa période cagnoise, commandant des pinceaux pour ses futurs chefs-d'oeuvre, notamment son Ode aux fleurs réalisée cette année-là.
Édition originale de cet album de caricatures de Frédéric-Auguste Bartholdi numéroté et paraphé de sa main (exemplaire n° 36 suivi de son initiale). Il a été imprimé « à petit nombre d’exemplaires » (Musée Bartholdi), dont nous n’avons trouvé que six en institutions (Musée de Colmar, BnF, Harvard, UPenn, NYPL, Rutgers University).
Reliure de l’éditeur en percaline bleue, dos lisse portant le titre estampé à l’or dans la longueur, plat supérieur encadré de multiples filets noirs, ancres et étoiles estampés en noir aux coins, titre et date estampés à l’or, plat inférieur encadré de filets noirs, étoiles noires aux angles et ancre au centre, tranches rouges. Mors légèrement frottés, plat supérieur moucheté de pâles taches dans la partie inférieure, quelques onglets des planches légèrement fendus en pied sans gravité.
Illustrée d’un titre-frontispice gravé, d’un faux-titre illustré de la tête de la Statue de la Liberté, et de 30 lithographies à pleine page rehaussées de couleurs à l’aquarelle.
Rarissime exemplaire de l’album de caricatures d’Auguste Bartholdi réalisé sur le paquebot en route vers les États-Unis pour l’exposition universelle de 1876, où il exposa une partie de la statue de la Liberté.
Ce curieux album contient la seule caricature de la Statue par Bartholdi jamais publiée : une vignette sur la page de faux-titre représentant le sommet de la tête couronnée de Lady Liberty, aux yeux rieurs émergeant au-dessus de l’Atlantique. Par ailleurs, les profits du recueil furent reversés à la souscription franco-américaine pour l’achèvement de la statue.
Troisième édition en partie originale car enrichie de 25 poèmes, précédée d'une longue notice de Théophile Gautier et suivie d'un appendice comportant des articles et lettres de 1857, réunies par Baudelaire à titre de « testimonia », par Barbey d'Aurevilly, Dulamon, Sainte-Beuve, Charles Asselineau, Custine, Edouard Thierry et Emile Deschamps. Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait sur acier de Charles Baudelaire par Nargeot.
Un des rares exemplaires de première émission avec le titre à la bonne date de 1868 et sans mention d'édition.
Cette édition définitive totalise à présent 151 poèmes, contre 100 pour l'édition de 1857 et 129 pour la seconde. Parmi les nouveaux poèmes, 11 sont issus des Epaves.
Bien que désirée et préparée par Charles Baudelaire, cette dernière édition sera réalisée et mise en forme par Théodore de Banville et Charles Asselineau. L'exemplaire que Baudelaire avait « préparé pour la troisième édition des Fleurs du mal » et qu'évoque Poulet-Malassis dans sa correspondance, ayant été perdu, il n'est pas possible de savoir si ses fidèles amis respectèrent l'architecture et le choix des poèmes de l'auteur. Ainsi, les nouveaux poèmes ont été, dans leur grande majorité, insérés à la fin de la section Spleen et Idéal entre les poèmes Horreur Sympathique et L'Héautontimorouménos.
Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs de filets et doubles caissons estampés à froid, plats de papiers à la cuve, un coin légèrement émoussé, toutes tranches peignées, reliure de l'époque.
Exemplaire quasiment sans rousseur.
Cette ultime édition constitue également le premier tome des Œuvres Complètes du poète, comme l'indique la page de faux-titre. Il était cependant vendu séparément, la parution des sept volumes de l'édition complète s'étalant sur plusieurs années. Clouzot précise toutefois : "Très rare en reliure d'époque sans tomaison au dos".
Très bel exemplaire en élégante reliure du temps.
Edition illustrée, limitée à 68 exemplaires. Les illustrations se composent d'un titre-frontispice, 28 vignettes en couleur dans le texte et nombreux culs-de-lampe gravés sur bois en couleur par Daragnès d'après des pastels d'Anna de Noailles, accompagnée d'une suite complète de trente états d'une planche, décomposant chaque couleur de celle-ci.
Relié en plein maroquin citron, plats mosaïqués, composés d'un encadrement de listels de maroquin brun en forme de coeurs stylisés, laissant place à deux maillons concentriques de filets dorés ondulés, ainsi que des coeurs en listel de maroquin brun et vert canard au centre des plats, dos lisse mosaïqué de listels de maroquin brun et bleu canard et dentelle dorée, plats et couverture conservés, dentelle intérieure dorée et mosaïquée, gardes de daim brun, chemise en demi maroquin citron au dos lisse doré et mosaïqué, plats de papier à motif bois, étui bordé de maroquin et au plats de papier à motifs bois, reliure signée de Madeleine Gras. Dos de la chemise légèrement passé.
Notre exemplaire est exceptionnellement enrichi des pièces suivantes :
- un pastel original signé d'Anna de Noailles (ayant servi de cul-de-lampe p. 64)
- une lettre autographe signée d'Anna de Noailles à La Gandara, concernant Le Cœur innombrable (1 p.)
- 4 poèmes autographes d'Anna de Noailles avec ajouts et corrections: ''Chansons pour des jours d'été'' (publié ici sous le titre ''Le Baiser''), ''La nuit'' publié sous le titre ''A la nuit'', un poème sans titre publié sous le titre ''L'ardeur'' et ''La nature et l'Homme'' sous le titre ''Fraternité'' (6 p.)
Ex-libris d'Edouard de La Gandara encollé sur une des pages de garde. Acteur de théâtre sous le pseudonyme de Jean Dara, La Gandara a notamment collaboré avec Sarah Bernhardt, et reçut de nombreux ouvrages avec envois de Colette, de Maurice Donnay, de la comtesse de Noailles, Anatole France.
Exemplaire très enrichi et habillé d'une superbe reliure à décor de Madeleine Gras.
Edition dite « de Kehl », la plus fameuse des éditions des œuvres de Voltaire, en grand papier et illustrée de figures. Elle a été tirée sur cinq papiers différents et seuls les tirages sur grand papier, le nôtre sur vergé, possèdent les gravures, ce sont naturellement les exemplaires les plus recherchés et les plus rares.
Reliure en pleine basane peinte à décoration de 'nid d'abeille', dos lisse orné de fleurons, roulettes et caissons dorés, pièces de titre et de tomaison en veau beige clair, roulette de chaînons dorés en encadrement des plats, contreplats et gardes de papier marbré, roulette dorée sur les coupes, toutes tranches marbrées, reliure de l’époque. Deux volumes (vol. 50 et 70) avec quelques fers dorés différents sur les dos, pièces de titre de maroquin orangé et traitement des tranches et plats légèrement différents. Pour l'ensemble, ors légèrement passés, coins frottés, rares rousseurs, anciennes et discrètes restaurations et quelques trous de vers dans les reliures sans atteinte aux feuillets. 28 volumes (vol. 4, 5, 8, 10, 11, 13, 16, 17, 19, 20, 24, 27, 28, 33, 34, 35, 36, 37, 43, 48, 61, 62, 63, 65, 66, 67, 68, 70) ont les mors fendillés aux extrémités, et 20 volumes (vol. 8, 11, 12, 14, 16, 18, 33, 34, 37, 42, 46, 49, 53, 56, 57, 60, 65, 66, 68, 70) présentent des coiffes abîmées.
Deux éditions furent publiées en même temps. Notre exemplaire correspond à la prestigieuse édition in-8 en 70 volumes sur grand papier (l’autre édition étant de format in-12 en 92 volumes). Il est richement illustré de 125 planches gravées à l'eau-forte :
- on compte 17 portraits, dont 3 de Voltaire : un portrait frontispice de N. de Largillière gravé par P. Alex. Tardieu ; un dessiné d'après le buste de Houdon par Moreau le Jeune et gravé par P. Alex. Tardieu ; un portrait allégorique par Louis Croutelle d’après Moreau le Jeune, appartenant à la seconde suite d’illustrations des œuvres de Voltaire exécutée par Moreau pour l’éditeur Renouard. Les 14 autres portraits comprennent un frontispice allégorique de Frédéric-Guillaume prince de Prusse, représenté de profil dans un médaillon par Dambrun d'après Moreau le Jeune ; un portrait de Henri IV par Pourbus gravé par Tardieu ; un de Charles VII gravé d'après l'original du Cabinet du Roi par Mavieri ; un autre d'Agnès Sorel dessiné par Moreau le Jeune d'après l'original du Cabinet du Roi et gravé par Mavieri ; un de Jeanne d'Arc gravé par Beisson ; suivi du comte de Dunois gravé d'après l'original du Cabinet du Roi par J. B. Fosseyeux ; un de Louis XIV dessiné par Moreau Le Jeune d'après C. Le Brun gravé par J. B. Fosseyeux ; un de Charles XII gravé par P. Alex. Tardieu d'après l'original du Cabinet du Roi ; un de Pierre Ier gravé par P. G. Langlois d'après une peinture de L. Caravaque ; un de Madame du Châtelet d'après Marie Anne Loir et gravé par P. G. Langlois ; un du comte d'Argental d'après J. Defraine et gravé par J. B. Fosseyeux ; un de Frédéric II de Prusse peint d'après nature par Van Loo et gravé par P. G. Langlois ; un de Catherine II de Russie gravé par J. B. Fosseyeux ; et un de d'Alembert d'après De La Tour gravé par N. F. Maviez.
- 93 gravures de Moreau le Jeune dont 44 figures pour le Théâtre (gravées par Lingée, Simonet, de Launay, Trière, Halbou, Duclos, Romanet, Dambrun, de Longueil, Delignon, Le Mire, Le Veau), 10 pour la Henriade (gravées par Masquelier, Delignon, Dambrun, Patas, Gutemberg, Helman, Simonet, Duclos, Romanet), 21 pour la Pucelle (gravées par Simonet, Dambrun, Halbou, Baquoy, Trière, Delignon, de Longueil, Croutelle et Duclos), 4 pour les Contes (en vers, gravées par Langlois, Duclos, Delignon et Le Veau) et 14 pour les Romans (gravées par Trière, Duclos, de Longueil, Dambrun, Baquoy, Delignon, Simonet, Langlois et Halbou).
- 14 planches scientifiques dans le volume 31, illustrant les essais de Newton, Descartes et Leibniz.
- 1 plan de bataille hors texte dans le volume 24 sur l'Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand.
Selon Bengesco (IV, n°2142), notre exemplaire est incomplet d'un portrait de Louis XV dans le tome 22, ainsi que d'un portrait de Voltaire par De La Tour (ici remplacé au dernier volume par un portrait allégorique par Louis Croutelle d’après Moreau le Jeune), Cet exemplaire comporte tous les portraits additionnels, à l'exception de deux figures qui manquent presque toujours : un portrait de Vertot et un tableau des Œuvres.
Réunion de quatre rarissimes éditions originales :
– le Thuileur des trente-trois degrés de l'écossisme (1813), « ouvrage rare et recherché est un des meilleurs thuileurs qui existent... » (Caillet, I, 2910). Le texte est illustré d'un titre frontispice, de 14 planches (dont une dépliante) et d'un grand tableau dépliant reliés à la fin du volume.
– la Récapitulation de toute la maçonnerie ou Description et explication de l'hiéroglyphe universel du maître des maîtres (1812) contient deux planches.
– l'Explication de la croix philosophique (1806) présente une planche dépliante représentant ladite croix.
– l'Explication de la pierre cubique (1806) contient une planche dépliante décrivant la pierre.
Notre exemplaire est, en outre, enrichi d'un petit papillon (8 x 10,5cm) intitulé « Couplets d'obligations », relié à la page 30 ; ces chants « doivent être chantés à la fin de chaque Banquet Maçonnique ».
Reliure de l'époque en demi veau havane, dos lisse richement orné de dentelles et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin de Russie rouge, plats de papier vert émeraude. Bel exemplaire.
Ex-libris à la plume biffé sur la page de titre.
Edition originale sur papier courant, premier tirage sans mention d'édition, comportant le bon achevé d'imprimer du 30 novembre 1918. Les 128 grands papiers ne seront tirés que six mois plus tard pendant l'été 1919.
Taches claires en marges des gardes blanches, petits manques et pâle mouillure sur la page de titre et les pages suivantes, Un défaut naturel de papier en marge des pages 339-340, provoquant une pâle tache bleutée pris dans la trame.
Reliure en demi maroquin vert sapin à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Huser.
Rare exemplaire à grande marge de ce chef d'oeuvre de la littérature, premier prix Goncourt de la maison Gallimard.
Édition originale, un des exemplaires du service de presse.
Reliure en demi chagrin noisette, dos lisse orné de caissons décorés de motifs floraux dorés, initiales C. T. dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée, un coin supérieur émoussé, reliure très légèrement postérieure. Discrètes restaurations sur les mors, deux petites déchirures marginales sur les pages de titre et faux-titre.
Ex-libris à la plume de Charles Terrasse, fils du dédicataire de l’envoi, en tête d’une garde.
Précieux envoi autographe signé d’Alfred Jarry à l’un de ses plus proches collaborateurs : « À Claude Terrasse son admirateur et son ami. Alf. Jarry. »
Rare et grande photographie originale en tirage albuminé d'époque, contrecollée sur carton, représentant Colette languissamment allongée sur une peau de lion et recouverte d'une peau de léopard.
Un tirage largement tronqué, portant le même numéro manuscrit figurant au dos de notre photographie ("11214"), est conservé dans le fonds Reutlinger, à la Bibliothèque nationale de France (Album Reutlinger de portraits divers vol. 53, p.3). Nous n'avons pu trouver aucun autre exemplaire de cette photographie dans d'autres collections publiques. Une photographie similaire, dédicacée tardivement à Maurice Chevalier, est passée en vente en 2008.
Très beau et sulfureux cliché de Colette, probablement pris l'année de son scandaleux spectacle de danse « Rêve d'Egypte » au Moulin Rouge avec son amante Missy, qu'elle embrasse sur scène.
Lettre autographe multicolore de Pablo Picasso à Max Pellequer, signée et datée par l'auteur du 27 janvier 1956, à l'adresse autographe de sa villa "La Californie". 14 lignes aux crayons vert, bleu, rose, orange, rouge, violet et turquoise sur un feuillet filigrané "BFK Rives".
Infimes traces de plis transversaux inhérents à l'envoi.
La couleur n'est pas systématiquement utilisée dans les lettres de Pablo Picasso. Il semblerait que l'artiste ait voulu faire un geste aimable envers son ami et banquier Max Pellequer, car plus ses lettres sont esthétiques, plus elles sont précieuses. Pour parler de son art, Pablo Picasso opte pour la couleur rouge : "je continue mon travail avec ardeur". Un choix significatif qui reflète toute l'énergie que l'artiste souhaite insuffler à ses créations.
Un des très rares exemplaires enrichi d'un envoi autographe - on en recense moins d'une dizaine - de cette édition originale, comportant la Marseillaise.
Edition originale illustrée d'une gravure hors-texte gravée par Charles-Etienne Gaucher d'après Jean-Jacques Le Barbier et de 4 pages de partition gravée en fin de volume. La Marseillaise y figure dans sa véritable édition originale, ayant fait l'objet d'une pré-publication dans L'Almanach des Muses en 1793 et sous forme de feuillets libres.
Reliure en demi-basane d'époque, dos lisse orné de caissons, de fleurons et de dentelles dorés, pièce de titre maroquin rouge, plats de cartonnage noir. Plusieurs ex-libris manuscrits ou encollés sur le contreplat et les gardes. Dos restauré, quelques rousseurs. Les deux dernières lettres du nom du dédicataire ont été rognées à la reliure.
L'ouvrage est enrichi sur la page de faux-titre d'un exceptionnel envoi autographe de Rouget de L'Isle à un autre artiste de la Révolution : « M de La Chabeaussiè[re] / de la part de l'auteur ».
Rouget de Lisle et Poisson de la Chabeaussière, le destinataire de l'envoi, ont tous deux incarné la ferveur révolutionnaire et marqué l'Histoire républicaine par leur plume.
La Marseillaise figure dans l'ouvrage parmi d'autres poèmes et chants. Cette première édition livre le célèbre chant dans son état originel : il comporte six quatrains, tel qu'il a été écrit par le capitaine Rouget de l'Isle pour l'armée du Rhin en avril 1792, puis institué hymne national en 1795 par le décret du 26 messidor an III.
Paroliers et hommes de lettres, Rouget de l'Isle et la Chabeaussière furent les serviteurs zélés de la Révolution mais aussi les victimes de ses excès. A l'écriture de cette dédicace, en l'an V de la République, les deux hommes sont au faîte de leur gloire. L'un est l'auteur de l'hymne national qui fait vibrer la France révolutionnaire, et l'autre du catéchisme républicain le plus diffusé sous la Révolution. En effet, la Chabeaussière compose lui aussi une œuvre majeure de l'héritage révolutionnaire : un Catéchisme républicain, philosophique et moral, réédité 82 fois jusqu'à la IIIe République, et qui l'a promu à la Commission exécutive de l'instruction publique. Comme Rouget de L'Isle, il a connu le succès en tant que parolier et librettiste, notamment pour les opéras comiques de Nicolas Delayrac. L'histoire de La Marseillaise rencontre dès sa création celle de La Chabeaussière et du compositeur Delayrac, dont l'air offre une certaine ressemblance avec le drame héroïque de Delayrac intitulé Sargines ou l'Élève de l'amour.
Ni la Chabeaussière, ni Rouget de l'Isle malgré la célébrité de sa Marseillaise n'échappèrent cependant aux affres de la Terreur. Déclarés « suspects » , ils furent incarcérés en 1793 respectivement à la prison des Madelonettes et de Saint-Germain-en-Laye. Au sortir de ces heures sombres, les deux hommes mènent une existence paisible et continuent de collaborer activement à l'Almanach des Muses, qui publia La Marseillaise pour la première fois en volume.
A la mort de la Chabeaussière en 1820, l'exemplaire connaît une histoire des plus romanesques. Il porte toujours l'inscription de son second propriétaire, Edouard Gendron : « Ce livre a été acheté en 1821 - à un carrefour près la place de l'école de médecine, parmi un tas de ferraille ».
Première publication par son compositeur du plus célèbre des symboles de la République française : La Marseillaise. Sa précieuse dédicace réunit des poètes révolutionnaires aux destins croisés, dont les écrits laissèrent leur immortelle empreinte dans l'histoire de France.
Deuxième édition, en partie originale, un des 100 exemplaires d'auteur imprimés sur vergé blanc.
Reliure à la bradel en demi percaline sapin, dos lisse orné d'un fleuron doré, date et double filet dorés en queue, plats de papier marbré, coins supérieurs émoussés, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Bel exemplaire agréablement établi.
Précieux envoi autographe signé de Paul Verlaine à Alice Densmore.
Édition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur vergé à la forme numérotés et justifiés par l'éditeur, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en demi maroquin marron chocolat à coins, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures illustrées par Manuel Orazi et dos conservés.
Ouvrage illustré de 136 dessins in et hors-texte en noir et en couleurs de Georges Bottini.
Ex-libris encollé.
Notre exemplaire est enrichi d'un dessin original, à pleine page, signé de Georges Bottini et rehaussé à l'encre noire représentant Jacques Beaudarmon coiffé d'un melon devisant avec la « môme ». Ce dessin se retrouve sous forme de bois gravé en illustration de la page 133.
Le dessin est dédicacé par Georges Bottini à M. Casanove « en grande sympathie ».
Très rare exemplaire en grand papier du chef-d'œuvre de Jean Lorrain.
Édition originale de la traduction française établie par Jean Dutourd, un des 86 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliure en maroquin anthracite, titre doré dans la longueur, date en queue, plats de galuchat noir bordés de maroquin, gardes de papier décoratif doré, couvertures conservées, tête dorée, élégante reliure signée Boichot. Couvertures et dos conservés, ce dernier légèrement insolé, pages de garde et de faux-titre intégralement et légèrement ombrées en raison de l’acidité du papier.
Rare exemplaire en grand papier d’un des textes les plus marquants de la littérature du XXe siècle, habillé d’une rare reliure en galuchat, rappelant le fameux poisson qui « étincelait dans la lumière ».
Lettre autographe d'Honoré de Balzac signée à Gustave Silbermann, datée du 18 mai [1846], avec cachet à sec de l'hôtel des Trois Rois à Bâle. Fragile document, traces de pliures ayant occasionné en tête des déchirures avec manque, trois manques angulaires affectant quelques lettres. dont les deux dernières lettres de la signature de l'auteur.
Beau témoignage épistolaire du goût immodéré de Balzac pour la collection d'art, dans cette lettre probablement inédite adressée à son ami le libraire-imprimeur strasbourgeois Gustave Silbermann. Balzac prévoit un séjour à Strasbourg, pendant lequel il confiera plus tard s'être fiancé avec Madame Hanska.
Edition originale de la traduction française par le Père F. Le Comte (cf Cordier, Bibl. Indosinica, 1046. Streit BM, V 1719. Sommervogel V, 583.)
Reliure en plein veau brun granité, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées et orné de doubles caissons dorés décorés de fleurons dorés, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Dos habilement refait, les pages 181-184 sont répétées et la pagination saute de 284 à 289 sans lacune.
La première partie (pp. 1-327) contient la "Relation du Royaume de Tunquin" et la seconde la "Relation du Royaume de Lao" (pp. 329-436). Le Jésuite italien G. F. de'Marini (né à Taggia (Gênes) en 1608 - mort à Macao en 1682) s'embarqua pour les Indes en 1638, prêcha l'Evangile pendant 14 ans dans le Tonkin et fut recteur du collège de Macao.
A partir de 1674 il gouverna en qualité de Provincial la mission du Japon. Sa relation est remplie d'informations très intéressantes et curieuses sur le Tonkin et le Laos dans la première moitié du XVIIe siècle.
En haut de la page de titre, ex-libris manuscrit de la Maison Professe des Jésuites à Paris (XVIIe siècle).
Très rare.
Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure en demi basane marron, dos à quatre nerfs sertis de filets à froid et orné de fleurons dorés, quelques légers frottements sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Rare envoi autographe signé de Guy de Maupassant au Baron de Vaux, qui servit de modèle au personnage de Bel-Ami : "Au baron de Vaux / son ami / Guy de Maupassant".
Édition originale britannique.
Reliure de l’éditeur en pleine toile grise, dos lisse, bel exemplaire complet de sa jaquette illustrée d’un portrait photographique de l’auteur par Yousuf Karsh.
Illustré de cartes sur les contreplats et gardes, ainsi que de 37 photographies.
Rarissime envoi autographe signé du dernier dirigeant de l’union soviétique à un émigré de l’URSS, le journaliste Sam Yossman.
Edition originale collective pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliures de l'éditeur en pleine toile vert amande, dos lisses, exemplaires complets de leurs jaquettes qui comportent de très légères déchirures marginales sans gravité.
Rare hommage autographe signé d'Alexandre Soljenitsyne daté du 1 mai 1992 à un émigré de l'URSS, le journaliste Sam Yossman, sur la page de titre du premier volume.
Édition originale, très rare, de cet album illustré de 12 planches lithographiées par Émile Verdier d'après les dessins de l'auteur (1 frontispice et 11 planches, dont une grande dépliante représentant Pointe-à-Pitre), (cf Sabin 8949.)
Textes et dessins par Armand Budan.
Reliure en demi percaline marron à coins, dos lisse, pièce de titre en long de chagrin marron chocolat, encadrement de filets à froid sur les plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier bleu, tranches mouchetées, reliure du début du XXème.
Les planches représentent : La rivière Palmiste. Hauteurs du Petit-Bourg ; Intérieur de forêt. Chemin de la Soufrière ; Vue de la Soufrière prise de Versailles ; Les Bains jaunes près de la Soufrière ; La Basse-Terre. Vue prise de la Batterie de l'Impératrice ; Cascade Vauchelet. Environs du Camp-Jacob ; Le Saut de Constantin. Environs de la Basse-Terre ; Vue du port et de la Ville du Moule ; Le Bourg de l'Anse Bertrand. Grande Terre ; Le Trou à Vaches (Anse-Bertrand) ; Vue générale du Port et de la Ville de la Pointe-à-Pitre prise du Morne-à-Caille.
Le peintre Armand Budan est né à la Guadeloupe en 1827. Il est mort en 1874. Il est l'auteur des fresques de la chapelle Saint-Pierre & Saint-Paul de Pointe-à-Pitre, rebâtie après le tremblement de terre de 1843, ainsi que du décor peint du théâtre municipal.
Considéré comme l'un des premiers photographes des Antilles, c'est en novembre 1862 qu'il lança une souscription pour l'édition de La Guadeloupe pittoresque.
Quelques petites piqûres sans aucune gravité.
Bel et très rare exemplaire.
Nouvelle édition des fables, plus complète que les précédentes, illustrée d'1 vignette de titre coloriée ainsi que de 110 figures coloriées in texte à mi-page, soit au total 111 figures gravées et coloriées (cf. Rochambeau 305. Després, p. 142, n° 63.)
Reliure en pleine basane verte, dos lisse orné de filets, roulettes et fleurons dorés, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de roulettes dorées sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, reliure du XXème siècle.
Dos et plats marginalement décolorés, quelques rousseurs, un accroc en tête du second plat. Coins inférieurs droits (p. ix-xi) comblés.
Exceptionnel et rarissime exemplaire finement rehaussé en couleurs à la main de cette intéressante édition illustrée des "Fables". Les célèbres figures de Jean-Baptiste Oudry ont été retaillées et modifiées pour l'occasion, et s'accompagnent de notes explicatives destinées à la jeunesse.
La vignette de titre a été aussi réalisée à partir d'un fragment du frontispice de la grande édition illustrée par Oudry.
Édition originale imprimée à petit nombre aux frais de l’auteur, qui n’existe qu’à l’état d’épreuves sous couverture muette et ne fut jamais mise dans le commerce. Il n’a pas été tiré de grands papiers.
Il s’agit d’un jeu d’épreuves imprimées, aux couvertures muettes, que l’auteur distribua à ses amis. Le premier plat, également muet, comporte un tampon imprimé « épreuves ».
Rousseurs sur les couvertures, mors légèrement frottés.
Enrichi d’un exceptionnel envoi autographe de Jacques Chardonne : « à Monsieur Mauge ce livre clandestin bien sympathiquement Jacques Chardonne. »
Édition originale.
Reliure en plein papier rocaille, pièce de titre en maroquin havane, couvertures originales conservées. Dos, coins et mors légèrement frottés, tache sans gravité en marge du second plat de couverture conservé.
Rare édition originale du conte d’Andersen sur une dryade au sort tragique, souvent comparé à La Petite Sirène (1837). Les deux mettent en scène un esprit féminin de la nature qui aspire à quitter sa forme pour rejoindre le monde des hommes, avec des conséquences fatales.
L’exemplaire est exceptionnellement enrichi d’un envoi autographe d’Hans Christian Andersen : « Fru Grøn. En venlig Erindring om Udstillingstiden i Paris 1867. Ærbødigst H. C. Andersen. » [à Madame Grøn / en souvenir affectueux de l’exposition de Paris en 1867. Avec toute mon estime. H. C. Andersen.].
Andersen fit un séjour à Paris en 1867, qui lui inspira cette histoire se déroulant lors de l’Exposition universelle. C’est à cette occasion qu’il rencontra la dédicataire Ada Grøn (française d’origine, née Courtois), sa petite fille et son mari le grossiste danois L. J. T. Grøn. Cet envoi est consigné par Andersen dans une entrée de son journal en date du 28 avril 1870, publiée par le H. C. Andersen Centret d'Odensee.
Édition originale contenant la relation de la découverte des Iles Kerguelen ; un mémoire sur l'Ile de Madagascar occupant les pages 154 à 169 ; les pages 121 à 133 traitant des "Observations sur la guerre de l'Amérique" (cf Sabin 3718.)
Ouvrage orné d'une carte dépliante hors texte ("Terres Australes ou partie septentrionale de l'Isle de Kerguelen"), encadrée par 8 petites cartes ou vues de côtes.
Reliure en pleine basane fauve marbrée, dos lisse orné de dent-de-rat et de fleurons dorés, pièce de titre de basane rouge comportant un petit manque en pied, frottements sur les mors, encadrement de filets à froid sur les plats, filets dorés sur les coupes partiellement estompés, tranches rouges, reliure de l'époque.
Dos refait, quelques petites rousseurs sans gravité, une mouillure claire en têtes des pages à la fin du volume, un manque angulaire en têtes des feuillets 241-42, sans atteinte au texte.
Cet ouvrage, a été saisi par arrêt du 28 mai 1783 à cause de la dédicace "à la Patrie" et de nombreux exemplaires en ont été détruits.
Né à Trémarec le 13 février 1734, Kerguelen mourut à Paris le 4 mars 1797. "En mai 1771, il partait pour l'Océan Indien sur le Berryer et arriva en août à l'île de France. Avec la Fortune et le Gros Ventre, il vérifia la nouvelle route des Indes découverte par Grenier puis descendit vers le sud, découvrit en février 1772 les îles de la Fortune, prit possession des terres qui portent depuis son nom et rentra à Brest en juillet 1772. Promu capitaine de vaisseau, il repartit en mars 1773 avec le Roland et l'Oiseau. Arrivé en vue des terres australes en décembre, gêné par le mauvais temps, il dut remonter vers le nord, fit escale à Antongil (Madagascar) et rentra à Brest en septembre 1774 pour être accusé de commerce frauduleux et d'embarquement clandestin d'une jeune fille à son bord. Condamné en mai 1775 à être rayé du corps et emprisonné à Saumur, il fut libéré en août 1778 et arma aussitôt la Comtesse de Brionne à Rochefort avec laquelle il fit la course en mer du Nord" [Taillemite].
Nouvelle édition comportant une fausse mention de 128e édition.
Reliure en demi maroquin coq de bruyère, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier à motifs africanisants, gardes et plats de papier vert amande, couvertures conservées, restaurations sur les plats, tête dorée, reliure signée Boichot.
Envoi autographe signé d'Antoine de Saint-Exupéry sur la page de faux-titre : "Pour madame Capietto. En souvenir de quelques passages à Alger et, cette fois ci, d'une semaine bien mélancolique. Et avec toute mon amitié.
Antoine de Saint Exupéry."
Edition collective en partie originale. Elle est illustrée de 3 titres frontispices et de 23 figures par François Chauveau. Les trois titres frontispices à la date de 1660, la page de titre du second tome avec la date de 1664, les deux autres pages de titre se trouvant à la date de 1660. Sur le second tome, le privilège est également à la date de 1664, alors que les deux autres tomes possèdent bien le privilège à la date de 1660. Le second tome est donc le retirage de 1664 en tout point identique à l’edition de 1660, à l’exception de la collation des pièces liminaires. Les trois discours ainsi que les examens de chaque pièce paraissent pour la première fois.
Reliure en plein maroquin chocolat du XXe siècle signée Alix en bas des contreplats. Dos à nerfs orné de 4 caissons à la grotesque, auteur, titre, tomaison et date dorés. Large et riche frise intérieure. triple filet d'encadrement sur les plats. Tranches dorées. Infime traces de frottement. Volumes d'une grande pureté, au papier d'une belle fraîcheur. Etuis bordés de maroquin chocolat recouverts de papier à la cuve ancien.
Magnifique exemplaire.
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin vert printemps, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier vert olive, couvertures et dos légèrement défraîchi conservés, tête dorée, élégante reliure signée de P. Goy & C. Vilaine.
Très bel exemplaire parfaitement établi.
Première édition, en partie originale, des oeuvres complètes de l'auteur.
Notre exemplaire est bien complet, en frontispice du premier volume, du portrait de la baronne de Staël gravé par Müller.
Quelques petites rousseurs, rares éraflures sans gravité sur quelques plats, trous en pied de la dernière garde de papier à la cuve du neuvième volume.
Reliures en plein veau glacé framboise, dos lisses ornés de doubles caissons dorés richement décorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert olive, dates dorées en queues, doubles filets dorés en encadrement des plats frappés en leurs centres d'armoiries dorées, coupes soulignées d'une roulette dorée, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, toutes tranches dorées, très élégantes reliures anglaises de l'époque.
D'après Clouzot, il s'agit de la première, la plus recherchée, et la meilleure des éditions des oeuvres complètes de la baronne de Staël.
Mise au point par le baron Auguste-Louis de Staël-Holstein (1790-1827) et le duc Achille-Charles-Léonce-Victor de Broglie (1785-1870), l'un, fils aîné, et l'autre, gendre de Mme de Staël, cette collection des Oeuvres complètes est bien composée, soigneusement imprimée et sans fautes. Élaborée avec une véritable piété filiale et un respectueux esprit de famille, elle présente, du point de vue littéraire, le meilleur texte de la version définitive de chacune des oeuvres complètes de la baronne.
Très bel exemplaire établi dans une parfaite reliure décorative aux armes et en plein veau glacé de l'époque.
Nouvelle édition et premier tirage des superbes illustrations de Pierre Bonnard, un des 20 exemplaires numérotés sur japon, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en demi percaline bleue à coins, dos lisse orné d’un fleuron central doré, double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron chocolat comportant de petites éraflures, plats de papier marbré, couvertures et dos conservés, reliure de l’époque signée Carayon.
Notre exemplaire est présenté sous une chemise en demi maroquin bleu, dos à cinq nerfs, mention dorée « ill. de P. Bonnard » en queue du dos, plats de papier coquille et sous un étui bordé de maroquin bleu, plats de papier œil-de-chat, ensemble signé T. Boichot.
Dos légèrement bruni, coins légèrement émoussés.
Ouvrage illustré de 68 dessins de Pierre Bonnard, le second plat de couverture est également illustré d’un dessin de Félix Vallotton pour l’édition de Poil de carotte parue chez le même éditeur deux ans plus tôt.
Rare et agréable exemplaire établi dans une reliure de l’époque par Carayon.
Rare exemplaire de ce tract de propagande éditée par l’Occupant nazi et devenu la plus célèbre image de la Résistance. Cette réduction de la célèbre affiche rouge au recto, comporte, au verso, un paragraphe de commentaire fustigeant « l’Armée du crime contre la France ». On lit au début de ce tract une dénonciation du « rêve mondial du sadisme juif », et que « si des Français sabotent, pillent et tuent [...] ce sont toujours des juifs qui les inspirent ».
Un discret pli horizontal, sinon superbe état pour un document à vocation éphémère.
Nous joignons la rare brochure intitulée « L’armée du crime » sous le format d’un journal illustré de photographies de 14 pages.
Une trace de pliure horizontale. Bel exemplaire.
Édition originale de toute rareté du manuel de loteries affirmant contenir des prédictions du célèbre sorcier de salon Joseph Balsamo, comte de Cagliostro, l’une des plus grandes figures de l’occultisme. Cet exemplaire, paru pendant l’emprisonnement de Cagliostro par l’Inquisition papale, est le premier connu du genre portant le nom de Cagliostro, et très certainement le seul imprimé de son vivant.
Seulement deux exemplaires sont connus en institutions (BnF et Goldsmith-Kress Library).
Abondamment illustré d’un frontispice représentant Cagliostro donnant des prédictions de loterie, ainsi que 15 planches hors texte contenant 90 vignettes figurant des rêves, chacune associée à un numéro de loterie. Il contient également un feuillet dépliant sur l’influence du lever et coucher du soleil sur les tirages de la Loterie Royale.
Précédé d’un feuillet avec une coupure de presse encollée, au recto se trouvant la mention à la plume « Combinaisons des Jeux des loteries Royales /Extrait du Paris-Journal du 18 8bre 1878 ».
Relié à la suite : le rare opuscule d’Alexandre Dumas-Fils, Histoire de la loterie : depuis la première jusqu’à la dernière loterie. La loterie des lingots d’or. Précédé d’un feuillet avec une mention à la plume Histoire de la loterie des lingots d’or.
Relié en demi-percaline vert sapin, dos lisse, titre doré encadré d’un rang de double filets, plats de papier marbré. Coiffes, coupes et coins frottés, épidermures sur les plats, rousseurs sur les tranches. Mouillure marginale sur les 6 premiers feuillets du Manuel.
Contrefaçon bruxelloise de toute rareté, en 8 tomes réunis en quatre volumes, publiée peu de temps après la toute première parution du roman en feuilleton dans le Journal des Débats du 28 août 1844 au 15 janvier 1846. Tous les tomes sont bien complets de leur page de titre et de faux-titre. Ils portent tous la date de 1845, sauf les deux derniers (vol. 7-8) datés de 1846. L'édition comporte bien la coquille « Christo » pour « Cristo », présente dès la pré-originale du Journal des Débats, qui sera corrigée pour la première fois à la fin de l'année 1846.
Reliure en demi chagrin brun d'époque à coins, dos lisse orné de roulettes faisant office de nerfs, titres et volumes dorés, plats de papier marbré brun, tranches marbrées. Dos uniformément éclaircis, coins avec quelques reprises de teinte, frottements sur les coupes avec de petits manques de papier, épidermures sur les plats. Un cahier légèrement ressorti au tome 1, 2 aux tomes 3 et 4, d'autres mal alignés dans les 2 autres tomes.
Rare contrefaçon du plus grand roman de vengeance de tous les temps - compte tenu de la très grande rareté de l'originale française, ces contrefaçons - antérieures ou contemporaines - à l'édition originale sont devenues rares et fort recherchées.
Les imprimeurs belges qui échappaient à la loi française, faisaient imprimer dès la publication en journaux de nombreux livres qui paraissaient en France. Hauman, l'éditeur de cette contrefaçon s'est fait une spécialité de publier - parfois même en édition préoriginale, avant la française - des dizaines de romans d'Alexandre Dumas. Seules cette contrefaçon et trois autres, toutes belges (Méline et Cans, Lebègue, et Muquardt) sont parues de manière séquentielle, suivant la publication de nouveaux feuilletons, avant même que le roman soit entièrement paru.
Munro, Alexandre Dumas pere, a bibliography of works published in French, 1825-1900, p. 156.
Lettre autographe signée d'Emile Zola adressée à Octave Mirbeau, datée de sa main du 19 août 1898. Quatre pages à l'encre noire sur un bifeuillet.
Trace de pli horizontal, inhérente à l'envoi.
Publiée dans ses Œuvres complètes, t. XLIX, éd. F. Bernouard, 1927, p. 808.
Superbe missive d'amitié et d'abnégation d'Emile Zola en exil, après avoir été condamné à la peine maximale pour avoir écrit "J'accuse !"
Après son historique cri du cœur dans l'Aurore, Zola est condamné une première fois par le jury de la Seine le 23 février 1898 à un an de prison et trois mille francs d'amende. Le jugement est annulé en cassation, et l'affaire est renvoyée devant les assises de Versailles, qui ne retiennent que trois lignes sur les huit cent que comptent "J'accuse !" comme chef d'accusation. Pour ne pas accepter un tel étouffement des débats, la défense de Zola décida de faire défaut, et la condamnation fut confirmée. Après sa sortie mouvementée du Palais de Justice, Clémenceau et son avocat Labori lui conseillèrent de quitter le pays avant que le jugement ne pût devenir exécutoire. Il partit le soir même par le dernier train, avec pour seul bagage une chemise roulée à la hâte dans du papier journal.
Un mois après son départ, l'écrivain rédige cette superbe réponse à une lettre de son fidèle soutien, Octave Mirbeau, qui lui écrit quelques jours auparavant : « Nous ne pensons qu'à vous ; il n'est pas une minute de notre existence que vous ne la remplissiez tout entière » (14 août 1898). Installé à Weybridge dans la banlieue londonienne, il reçoit avec colère les "échos de Paris" et enrage de voir Esterhazy encore blanchi, cette fois par la justice civile.
« Mon cher ami,
Merci de votre bonne lettre [...] Dans la lâcheté universelle, vous ne sauriez croire combien je suis ému de sentir quelques fidèles autour de moi.
Mon existence, ici, est devenue possible; depuis que j'ai pu me remettre au travail. Le travail m'a toujours réconforté, sauvé. Mais mes pauvres mains n'en restent pas moins tremblantes d'un frisson qui ne peut finir. Vous ne sauriez croire la révolte où me jettent les échos de France qui m'arrivent. Le soir, quand le jour tombe, je crois que c'est la fin du monde.
Vous pensez que je dois rentrer et me constituer prisonnier, sans retourner à Versailles. Cela serait trop beau, d'avoir ainsi la paix de la prison, et je ne crois pas que cela soit possible. Je ne suis pas parti pour rentrer ainsi, notre attitude ne serait ni logique, ni belle. Je crois plutôt que c'est pour moi l'exil indéfini, à moins de courir l'abominable risque d'un nouveau procès. D'ailleurs nous ne pourrons prendre un parti qu'en octobre. Et d'ici là, qui sait ? bien que je ne compte plus que sur un miracle, auquel je ne crois guère.
Soyons donc braves, mon ami, et que notre oeuvre se fasse ! Si je puis continuer à travailler, tout n'ira encore pas trop mal.
[...]
Je vous embrasse vous-même, mon bon ami, l'ami fidèle et rare des jours mauvais »
Poignante confession manuscrite de l'écrivain justicier contraint à l'exil. La mort viendra le frapper en pleine gloire, sans qu'il puisse connaître le dénouement de l'Affaire à laquelle il a consacré de longues années de lutte.
Édition originale de ce texte considéré comme le premier roman homosexuel, un des 20 exemplaires numérotés sur hollande, seuls grands papiers après 10 japon.
Reliure en demi maroquin gris à bandes, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier à motifs décoratifs abstraits, gardes et contreplats de papier pelure noir, couvertures conservées, ex-libris encollé sur un contreplat, tête dorée sur témoins, reliure signée Thomas Boichot.
Petites déchirures avec manques marginaux sur une garde et sur le premier plat de couverture.
L’ouvrage est dédié à Paul Verlaine qui en a réalisé la préface.
Précieux envoi autographe signé d’Henri d’Argis à Catulle Mendès.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Envoi autographe daté et signé de Charles De Gaulle : "Pour J. Emery, bien cordialement ! C. de Gaulle. 25.2.61."
Bel et rare exemplaire en grand papier et avec envoi autographe signé de Charles De Gaulle.
Edition originale illustrée du célèbre pochoir original en couleurs "Aidez l'Espagne!", imprimé sur Arches, par Joan Miro.
Contributions littéraires de Christian Zervos à propos du "Guernica" de Pablo Picasso, Jean Cassou, Georges Duthuit, Pierre Mabille, Michel Leiris, Paul Eluard, René Char...
Numéro illustré de nombreuses reproductions d'oeuvres de Pablo Picasso, de l'oeuvre de Joan Miro "Le faucheur".
Quelques traces de frottements et déchirures sur le dos comme souvent, une pliure verticale sur le second plat, bel état intérieur.
Edition originale comportant toutes les caractéristiques de première émission dont la faute à "Sénart" au feuillet de dédicace.
Reliures en demi maroquin prune à coins, dos à cinq nerfs ornés de triples caissons à froid enrichis d'un motif floral doré en leurs centres, dates dorées en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorées, ex-libris encollés aux versos des premiers plats de reliure, élégantes reliures signées de Georges Huser.
Ouvrage bien complet du catalogue de l'éditeur à la fin du premier volume.
Très bel et désirable exemplaire, relié avec ses rares couvertures, parfaitement établi par Georges Huser.
Edition originale tirée à 1100 exemplaires divisés en quatre éditions fictives dans la même année, pour donner l'illusion d'un succès commercial. Elles furent remises en vente avec un nouveau titre portant une mention d'édition et le nom de l'auteur, ainsi qu'une mention de tomaison sur les faux-titres (Cf Clouzot), la nôtre avec la mention "troisième édition". Trace d'ex-libris aux contreplats supérieurs. Habiles restaurations aux coiffes et mors, un minuscule manque en pied du mors inférieur du vol. I. Exemplaire sans rousseurs.
Reliures en demi veau chocolat, dos lisses ornés de filets dorés et de fleurons romantiques aux motifs gothiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, toutes tranches marbrées, reliures strictement de l'époque.
Pages de titres illustrées de deux vignettes de Tony Johannot gravées sur bois par Poiret, représentant Esmeralda donnant à boire à Quasimodo (vol. I), et L'Amende honorable (vol. II).
Précieux exemplaire, en reliure de l'époque de grande qualité et sans rousseurs, ce qui se rencontre rarement. « Cette édition originale, en bel état, est la plus rare de toutes les œuvres de l'auteur ; elle a eu un retentissement mondial, et c'est une des plus difficiles à se procurer de la période romantique » (Carteret).
Edition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête (seul le premier volume est numéroté).
Chaque tome comporte une introduction historique de Philippe De Gaulle.
Ex-libris encollés en tête de chaque volume.
Très bel exemplaire à toutes marges et complet en douze volumes de cette importante somme démarrant en 1905 et s'achevant en avril 1969.
Édition originale de cette suite complète en 18 planches numérotées en taille-douce rehaussées en couleur, sur papier vergé "J. Honig & Zoonen" représentant 72 marchands accompagnés d'une légende en dessous de chaque personnage. Premier tirage, les suivants présenteront les figures numérotées individuellement et entourées d'une bordure.
Reliure en demi maroquin terre de Sienne à coins, dos lisse, titre estampé à l'or dans la longueur, plats de papier oeil de chat, gardes et contreplats de papier peigné, premier plat de la couverture d'attente conservé, tête dorée.
Rarissime et plus ancienne suite d'estampes connue représentant des marchands ambulants et colporteurs d'Espagne. Chaque figure est accompagnée de la profession ou la réclame criée par le vendeur en dialecte castillan.
Edition originale, un des 100 exemplaires sur japon, seuls grands papiers.
Reliure en demi chagrin maroquiné bleu marine à coins avec reprise de teinte, dos à quatre nerfs soulignés de filets dorés et orné d'un jeu de septuples filets dorés en encadrement, plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée J. Querelle.
Édition originale, un des 200 exemplaires sur Hollande, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin bleu à coins, dos à cinq nerfs soulignés de pointillés dorés et orné de triples caissons dorés et décorés, date dorée en queue, filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée Canape.
Rare exemplaire du chef-d'œuvre de Guy de Maupassant parfaitement établi dans une élégante reliure signée.
Exceptionnelle réunion de ces deux grands textes nietzschéens, les derniers qu'il écrivit avant de sombrer dans la folie.
Edition originale très rare et très recherchée selon Clouzot et pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure en plein maroquin rouge, dos à cinq nerfs, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats de maroquin blanc cassé enrichi d'un listel de maroquin mosaïqué rouge et d'un jeu de quintuples filets dorés, le listel et les quintuples filets dorés s'entrelaçant en écoinçons, encadrement d'un filet doré sur les contreplats, gardes de soie moirée ivoire, couvertures gris fer et dos conservés (Clouzot signalant deux états des couvertures : celles gris fer - les plus rares - et celles gris bleuté), toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, chemise en demi maroquin rouge à bandes, dos à cinq nerfs, plats de papier caillouté, étui bordé de maroquin rouge, intérieur de cuir beige, plats de papier caillouté, magnifique reliure signée Huser.
Provenances : des bibliothèques Raoul Simonson et José Peraya avec leurs ex-libris encollés sur un contreplat.
Superbe exemplaire, complet de ses rares couvertures gris fer et du catalogue de l'éditeur qui manque très souvent, établi dans une splendide reliure en plein maroquin doublé et mosaïqué de Huser.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse.
Reliure en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats papier bleu-gris, tête dorée sur témoins, couvertures et dos en parfait état conservés, reliure signée T. Boichot.
Second recueil majeur du poète-soldat aux innovations graphiques inédites et illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
“Quelques-uns des meilleurs poèmes de guerre, toutes langues confondues, sont réunis dans ce recueil, à côté d'oeuvres expérimentales comme Les Fenêtres (proche du cubisme) et La Jolie Rousse, qui étaient très en avance sur leur temps” (Cyril Connolly, Cent livres-clés de la littérature moderne, nº 32).
Bel exemplaire au papier non cassant ce qui est peu fréquent, rare et étonnant envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à monsieur le critique littéraire de La Libre Parole, hommage de Guill. Apollinaire. »
Qui pouvait être le destinataire de cette dédicace non nominative mais adressée à un collaborateur du célèbre journal antisémite fondé par édouard Drumont ?
On connait la position ostensiblement philosémite de Guillaume Apollinaire qui s'enorgueillit dans une lettre de 1899 auprès de Toussaint Luca d'avoir tenté de provoquer Henri Rochefort lisant justement La Libre parole, en déployant devant lui L'Aurore mais sans oser, regrette le jeune dreyfusard, engager la polémique. En 1902, il marque publiquement sa fraternité avec le peuple juif avec une nouvelle parue dans La Revue blanche, Le Passant de Prague : « J'aime les juifs car tous les juifs souffrent partout ». Puis dans Alcools, il dédiera un poème à la religion hébraïque : La Synagogue. Mais c'est sans doute à travers son poème « Le Juif latin », paru dans L'Hérésiarque et Cie qu'Apollinaire dévoile, poétiquement, l'essence de son lien particulier avec la judaïté, dont il partage la condition d'éternel étranger, le sentiment de déracinement et la recherche d'identité.
Il peut donc paraître très surprenant que ce poète, dont la seule trace d'engagement politique fut en faveur de Dreyfus, dédicace son œuvre à un journaliste de La Libre parole, fut-il critique littéraire. Et de fait, La Libre Parole ne contient aucune rubrique littéraire !
A quelques mois de la disparition du poète, ce laconique envoi se révèle ainsi être un formidable et ultime pied de nez de l'impertinence poétique à l'intolérance politique...
Je m'écoute, avec des frissons ardents,
Moi, le petit faune au regard farouche...
L'âme des forêts vit entre mes dents
Et le Dieu du rythme habite ma bouche.
Dans ce bois, loin des aegipans rôdeurs
Mon cœur est plus doux qu'une rose ouverte ;
Les rayons, chargés d'heureuses odeurs,
Dansent au son frais de ma flûte verte.
Mêlez vos cheveux et joignez vos bras
Sur l'herbe humide où le bélier s'ébroue,
Nymphes des halliers ! - ne m'approchez pas,
Allez rire ailleurs pendant que je joue.
Car j'ai la pudeur de mon art sacré,
Et, pour honorer la muse hautaine
Je chercherai l'ombre et je cacherai
Mes pipeaux vibrants dans le creux d'un chêne.
Parmi la tiédeur, parmi les parfums,
Je jouerai le long du jour, jusqu'à l'heure
Des chœurs turbulents et des jeux communs
Et des seins offerts que la brise effleure.
Je tairai mon chant pieux et loyal
Aux amants de vin, aux chercheurs de proie
Seul le vent du soir apprendra mon mal
Et les arbres seuls apprendront ma joie.
Je défends ainsi mes instants meilleurs...
Vous qui m'épiez de vos yeux de chèvres,
Ô mes compagnons ! allez rire ailleurs
Pendant que le chant fleurit sur mes lèvres.
Sinon, — je suis faune après tout, si beau
Que soit mon chant, — et, bouc qui se rebiffe,
Je me vengerai d'un coup de sabot
Et d'un coup de corne et d'un coup de griffe.
Edition originale illustrée de 48 lithographies en couleurs par l'auteur, un des quelques exemplaires nominatifs sur japon réservés aux principaux collaborateurs de l'ouvrage, le nôtre imprimé spécialement pour l'illustre bibliophile le colonel Sickles, tirage de tête.
Notre exemplaire est bien complet, ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage, de la double des lithographies en noir et en couleurs.
L'ouvrage est aussi illustré de 40 lettrines dessinées par le prestigieux relieur Paul Bonet.
Il s'agit du plus important livre illustré par Maurice de Vlaminck qui lui prit presque dix ans de travail.
Bel exemplaire complet de sa chemise et de son étui.
Nouvelle édition, illustrée de dessins de J. Ferrat dont plusieurs planches hors-texte polychromes réalisées par Belin Frères et paraissant ici pour la première fois.
Cartonnage de l'éditeur "au globe doré" signé Engel, plaque du premier plat de Blanchelande, dos au phrare, second plat de type Engel "i", avec le monogramme JH en lettres droites.
Les Indes Noires, ce sont les houillères écossaises. Un exploitant découvre un gisement et construit une véritable ville sous terre, une jeune fille y est découverte qui semble n'avoir jamais vu le jour. La ville souterraine est une utopie, vision idéale d'un monde caché.
Le Chancellor est un roman d'aventures se présentant comme le Journal du passager J.-R. Kazallon et raconte l'épopée des naufragés du navire anglais le Chancellor.
Gardes bleues d'origine marginalement et légèrement passées comme habituellement, sinon superbe exemplaire.