Chêne et Chien
Très bel exemplaire.
Envoi autographe signé de Raymond Queneau à Jean Claval.
"Bipède volupteur de lyre / Epoux châtré de Polymnie / Vérolé de lune à confire / Grand-Duc bouillon des librairies / Maroufle à pendre à l'hexamètre / Voyou décliné chez les Grecs / Albatros à chaîne et à guêtres / Cigale qui claque du bec
Poète, vos papiers!"
Un des très rares exemplaires enrichi d'un envoi autographe - on en recense moins d'une dizaine - de cette édition originale, comportant la Marseillaise.
Edition originale illustrée d'une gravure hors-texte gravée par Charles-Etienne Gaucher d'après Jean-Jacques Le Barbier et de 4 pages de partition gravée en fin de volume. La Marseillaise y figure dans sa véritable édition originale, ayant fait l'objet d'une pré-publication dans L'Almanach des Muses en 1793 et sous forme de feuillets libres.
Reliure en demi-basane d'époque, dos lisse orné de caissons, de fleurons et de dentelles dorés, pièce de titre maroquin rouge, plats de cartonnage noir. Plusieurs ex-libris manuscrits ou encollés sur le contreplat et les gardes. Dos restauré, quelques rousseurs. Les deux dernières lettres du nom du dédicataire ont été rognées à la reliure.
L'ouvrage est enrichi sur la page de faux-titre d'un exceptionnel envoi autographe de Rouget de L'Isle à un autre artiste de la Révolution : « M de La Chabeaussiè[re] / de la part de l'auteur ».
Rouget de Lisle et Poisson de la Chabeaussière, le destinataire de l'envoi, ont tous deux incarné la ferveur révolutionnaire et marqué l'Histoire républicaine par leur plume.
La Marseillaise figure dans l'ouvrage parmi d'autres poèmes et chants. Cette première édition livre le célèbre chant dans son état originel : il comporte six quatrains, tel qu'il a été écrit par le capitaine Rouget de l'Isle pour l'armée du Rhin en avril 1792, puis institué hymne national en 1795 par le décret du 26 messidor an III.
Paroliers et hommes de lettres, Rouget de l'Isle et la Chabeaussière furent les serviteurs zélés de la Révolution mais aussi les victimes de ses excès. A l'écriture de cette dédicace, en l'an V de la République, les deux hommes sont au faîte de leur gloire. L'un est l'auteur de l'hymne national qui fait vibrer la France révolutionnaire, et l'autre du catéchisme républicain le plus diffusé sous la Révolution. En effet, la Chabeaussière compose lui aussi une œuvre majeure de l'héritage révolutionnaire : un Catéchisme républicain, philosophique et moral, réédité 82 fois jusqu'à la IIIe République, et qui l'a promu à la Commission exécutive de l'instruction publique. Comme Rouget de L'Isle, il a connu le succès en tant que parolier et librettiste, notamment pour les opéras comiques de Nicolas Delayrac. L'histoire de La Marseillaise rencontre dès sa création celle de La Chabeaussière et du compositeur Delayrac, dont l'air offre une certaine ressemblance avec le drame héroïque de Delayrac intitulé Sargines ou l'Élève de l'amour.
Ni la Chabeaussière, ni Rouget de l'Isle malgré la célébrité de sa Marseillaise n'échappèrent cependant aux affres de la Terreur. Déclarés « suspects » , ils furent incarcérés en 1793 respectivement à la prison des Madelonettes et de Saint-Germain-en-Laye. Au sortir de ces heures sombres, les deux hommes mènent une existence paisible et continuent de collaborer activement à l'Almanach des Muses, qui publia La Marseillaise pour la première fois en volume.
A la mort de la Chabeaussière en 1820, l'exemplaire connaît une histoire des plus romanesques. Il porte toujours l'inscription de son second propriétaire, Edouard Gendron : « Ce livre a été acheté en 1821 - à un carrefour près la place de l'école de médecine, parmi un tas de ferraille ».
Première publication par son compositeur du plus célèbre des symboles de la République française : La Marseillaise. Sa précieuse dédicace réunit des poètes révolutionnaires aux destins croisés, dont les écrits laissèrent leur immortelle empreinte dans l'histoire de France.
Célèbre édition au texte entièrement gravé, richement illustrée de 6 titres gravés, un frontispice et un faux-titre gravé pour le tome I, et 243 figures, 473 vignettes et culs-de-lampe. L’illustration des trois premiers volumes est l’œuvre de Monnet et dans les 3 derniers, par Fessard d’après Bardin, Bidauld, Caresme, Desrais, Houel, Kobell, Le Clerc, Leprince, de Loutherbourg, Meyer. Le texte gravé est l’œuvre de Montulay et Drouet.
Reliures de l’époque en maroquin rouge, dos lisse orné d’un quadrillage semé de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin fauve, triple filet doré en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, roulette dorée en encadrement des contreplats, gardes et contreplats de papier bleu, dentelle intérieure dorée, tranches dorées. Discrètes restaurations aux mors.
Bel exemplaire élégamment relié en maroquin rouge de l’époque aux dos richement estampés à l’or de cette édition entreprise par Étienne Fessard, dédiée aux enfants de France, le duc de Berry, le comte de Provence et le comte d’Artois.
Deuxième édition, en partie originale, un des 100 exemplaires d'auteur imprimés sur vergé blanc.
Reliure à la bradel en demi percaline sapin, dos lisse orné d'un fleuron doré, date et double filet dorés en queue, plats de papier marbré, coins supérieurs émoussés, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Bel exemplaire agréablement établi.
Précieux envoi autographe signé de Paul Verlaine à Alice Densmore.
Deuxième édition complète des Fables de Krylov avec une préface par le poète et très apprécié critique littéraire, Piotr Pletnev (1792-1866).
Reliure en demi chevrette fauve à coins, dos lisse orné en long style rocaille à froid comportant des accrocs et des manques, mors fragiles, roulette à dorée encadrant les plats de papier grainé rouge, inscription doée et en cyrillque au centre du premier plat, tranches grises, coins émoussés, accidents avec manques sur les coupes, reliure de l'époque,
Rousseurs, cachets et tampons de bibliothèques,
Livre de Prix "Pour Succès et Bonne Conduite".
Ex-libris manuscrit à l'encre, en russe, sur la page de garde, daté Vilnius, 6 août 1857 et, au verso en alphabet latin: Ch. Josephson Vilna. Timbre gras indiquant la même provenance à l'intérieur du volume et cachet sec CRJJ.
Edition originale de la traduction française avec le texte en arabe à la suite.
Reliure en demi basane cerise à coins, dos muet à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier rose, couvertures conservées, reliure de l'époque.
Poète arabe préislamique, Zuhayr ibn Abî Sulma (530-627) occupe une place centrale dans la littérature arabe, même si sa vie est fort mal connue. Il est l'auteur de l'une des sept Mu'allaqât, ces compilations canoniques de la poésie arabe.
Rare et agréable exemplaire.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Dos et plats légèrement et marginalement décolorés comme généralement.
Bel et rare exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de René Char : "A Louis Broder. Ami, quel goût ont les outils ? Ce travail aussi du coeur. René Char."
Edition originale, un des 57 exemplaires justifiés sur Arches et numérotés au colophon par Pierre-André Benoît, seuls grands papiers après 7 Chine.
Agréable et rare exemplaire.
Initiales manuscrites de René Char au colophon.
Notre exemplaire est enrichi d'un poème manuscrit de René Char, au crayon de papier, qu'il a signé de ses initiales sur la page de titre : "Tel un oiseau de mer qui n'accepte pas d'être arraché à sa vague pour suivre l'amont."
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une dessinée de Steinlen : "Le plus vexé des trois".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Absinthes" et dédié à Adolphe Willette, Rodolphe Darzens avec le poème "Le conseil de la chair", Camille de Sainte-Croix "Paul Margueritte", Louis Marsolleau "Villon"...
Bel exemplaire en dépit d'un petit manque en tête de la Une dû à un défaut de fabrication.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré de dessins de Jean-François Raffaëlli.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Episode", Georges d'Esparbès "Délila", George Auriol "Chroniques de province", Rodolphe Darzens "Pour celle qui boude"...
Bel exemplaire en dépit d'une petite mouillure affectant le milieu de la revue.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'un dessin de Steinlen : "Coqs et poule".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Le pauvre bougre et le bon génie" et dédié à Henry Somm, François Villon avec le poème "Rondel", George Auriol "Au diable vert" dédié à Steinlen, Rodolphe Salis...
Bel exemplaire.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée d'Albert Robida : "Vient de paraître ! ".
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "La bonne fille", George Auriol "La statue de César Dupeauprez", Gaston Méry "Au parc Monceau" dédié à Albert Tinchant...
Agréable exemplaire en dépit de quelques taches claires en marges.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Godefroy : "Question de cabinet".
Contributions littéraires de Victor Meusy "Les prunes de monsieur" Alphonse Allais "Le médecin (monologue pour Cadet)", Rolla "Tombes de fleurs"...
Une claire mouillure en marge gauche du journal, sinon agréable exemplaire.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Louis-Christian dit Döes : "La bonne galette".
Contributions littéraires de Francisque Sarcey à propos de "La Terre" d'Emile Zola, Charles Cros "Psaume CCCCXXXIV", Alfred Béjot "Epitre à Allais", Georges Auriol "Malabar", ...
Une déchirure avec manque et quelques taches claires en marges des plats.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Steinlen: "Du dernier bien avec le général " ainsi que de dessins d'Henry Somm sur la page en regard.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "La forêt enchantée" dédié à George Auriol, Raoul Gineste "Les vieux chats", José Rolla "A l'église"...
Agréable exemplaire en dépit de quelques auréoles claires en marges du journal.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé.
Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'un grand dessin de Steinlen en double page intérieure.
Contributions littéraires d'Alphonse Allais "Bébert", Pimpinelli "Pose de lapin" dédié à Albert Tinchant, Narcisse Lebeau "Paravent"...
Quelques déchirures et taches marginales.
Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre.
Edition originale, un des 950 exemplaires numérotés sur vélin vidalon signés par André Marchand, seult tirage après 49 vélin d'arches.
Reliure en demi chagrin noir à coins, dos lisse, encadrement de filets dorés sur les plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de chagrin noir, plats de papier marbré, ensemble signé D. Saporito.
Ouvrage illustré de 50 magnifiques lithographies originales d'André Marchand tirées par Mourlot.
Textes inédits de Georges Spyridaki, René Lacôte, Georges Hugnet, Gabriel Audisio, Raymond Queneau, David-Herbert Lawrence, Pierre Emmanuel, Luc Decaunes, Léon-Marie Brest, Jean Grenier, Antonio Machado, Marie Mauron, Paul Eluard...
Bel exemplaire agréablement établi.
Édition originale de la traduction française établie par Nicolas-Gabriel Vaquette d'Hermilly (1705 ou 1710-1778), et retouchée par La Harpe (Quérard II, 30. Cioranescu, XVIII, 33 926.)
En dépit de la date extrêmement tardive, il s'agit seulement de la deuxième tentative de traduction française de Os Lusiadas (1572), après celle donnée en 1735 par Duperron de Castéra, et qui ne satisfaisait pas les contemporains.
Cette édition comporte 10 planches gravées sur cuivre hors-texte, elle est également enrichie de notes & de la vie de l'auteur.
Reliures en maroquin cuir de Russie vert bouteille à coins, dos lisses ornés de doubles filets dorés et de filets noirs, plats de cartonnage rose comportant quelques éraflures, gardes et contreplats marginalement ombrés en angles, reliures du début du XIXe siècle.
Réparation de papier au feuillets 293-294 du premier feuillet, interversion du feuillet 291-92 du second volume.
Lettre autographe de Paul Verlaine adressée à Anatole Baju, une page à l'encre sur un feuillet filigrané. Deux petits discrets renforts d'adhésif au verso. Publiée dans la Correspondance Verlaine, vol. III, CDLIII, p. 26-27.
Importante lettre de Verlaine, le plus Décadent des poètes, adressée au directeur et rédacteur en chef de la revue Le Décadent, qui publia bon nombre de ses poèmes en édition pré-originale. Le poète annonce la sortie d'un recueil intitulé Amis, faisant une référence provocatrice aux scandaleux poèmes saphiques qu'il fit paraître clandestinement en 1867 sous le titre Amies.
Nouvelle édition imprimée à 55 exemplaires (cf. Avertissement de l'éditeur).
Un seul exemplaire de cette édition au CCF (BnF).
Reliure en plein cartonnage d'attente de papier cerise de l'époque, dos lisse muet, quelques légers frottements sur la reliure.
Rousseurs, restaurations en tête et en pied du dos, coins inférieurs émoussés, une mouillure en angle inférieur droir des derniers feuillets.
Le texte d'Horace est uniquement en latin.
Cette rare édition au format in-folio avait été précédée en 1815 et 1818 de deux sorties en petit format à l'usage des étudiants.
Le but était de réunir en un seul petit volume les deux sources majeures du goût en matière de versification, telles que la pédagogie classique les avait retenues.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse, il n'a été tiré que 23 Hollande en grands papiers.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
Dos insolé comportant de discrètes restaurations.
Notre exemplaire est présenté sous chemise en demi maroquin rouge, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier, étui de papier identique bordé de maroquin rouge, ensemble signé Boichot.
Rare envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à Henri Ghéon dont j'aime la poésie, Guillaume Apollinaire ».
Notre exemplaire comporte, en outre, cinq corrections à la plume de la main d'Apollinaire aux pages 71, 77, 92, 110 et 189.
Un quatrain autographe à l'encre noire a été monté au verso du frontispice.
Nouvelle édition collective des oeuvres de ce poète néo-latin d'origine allemande, un des quelques exemplaires imprimés sur grand papier de hollande (cf Brunet III, 1180-1181. Voir G. Oberlé, "Poètes néo-latins", 134-137. Van Tieghem, p. 91 et suiv.)
Le premier volume est illustré d'un portrait de l'auteur.
Reliures en plein vélin ivoire, dos à cinq nerfs ornés de frises et fleurons dorés, pièces de titre veau rouge, dentelle dorée en encadrement des plats, plaques dorées aux centres des plats légendées "Minerva Dordracena", tranches mouchetées, rubans de soie rouge de fermeture pour la plupart manquants, reliures de l'époque.
Bonne édition d'après Brunet, qui ajoute : "Il y a des exemplaires en papier de Hollande". C'est la meilleure édition collective des oeuvres de ce poète néo-latin d'origine allemande.
Elle a été publiée par Burmann, qui y a ajouté différentes autres pièces concernant Lotich et son oeuvre.
Né le 2 novembre 1528 à Schlüchtern en Vétéravie, Peter Lotich, en latin Lotichius Secundus, "était le neveu de Pierre Lotich, abbé de Schlüchtern, qui fonda un collège et fut l'un des premiers en Allemagne à sécouer le joug de la scolastique avant de se convertir au luthéranisme dont il sera l'ardent sectateur. Le neveu prit le surnom de Secundus pour se distinguer de cet oncle qui avait assuré sa première éducation. Il passa ensuite sous la direction de Mélissus, de Mélanchton et de Camerarius qui encouragèrent tous ses grandes dispositions poétiques. Il porta un temps les armes sous les drapeaux de la ligue de Smalcalde, puis accompagna dans leurs voyages les neveux de Daniel Stribar, doyen de Würtzbourg.
Pendant plusieurs années il étudia la médecine en France et en Italie. A Montpellier Lécluse le présenta à Rondelet qui le tirera des griffes de l'Inquisition pour avoir mangé de la viande en carême. Il s'en retourna de Padoue avec le bonnet de docteur et pour servir l'électeur Palatin, il refusa la chaire de poésie de Marbourg. Il en occupa une de médecine à Heidelberg où il mourut en 1560, empoisonné par un philtre préparé par une femme pour un amant infidèle et que Lotichius avait bu par mégarde. J. Hagen, son biographe, l'a titré prince des poètes latins modernes. ''L'ensemble de poèmes, où la vie de l'auteur tient la plus grande place et offre le plus d'intérêt est celui qu'a laissé Lotichius Secundus, qu'on est unanime à considérer comme le meilleur poète néo-latin que l'Allemagne ait produit (…) Etudiant, amoureux, voyageur, soldat, professeur, il avait traversé cette vie pénible, errante, aventureuse et souvent périlleuse, les yeux fixés sur un seul idéal, la beauté poétique ; ajoutons : et à la gloire que donnent les beaux vers''. Van Tieghem p. 91". Cf. Gérard Oberlé.
L'un des rares exemplaires sur grand papier de Hollande, très bien relié à l'emblème de la ville hollandaise de Dordrecht.
Un feuillet imprimé et manuscrit, placé avant le titre du tome I, atteste que ces deux beaux volumes ont été offerts comme prix (sans doute de composition latine) à un élève du gymnase de Dordrecht, Heinrich Van Dam.
Ex-libris Charles Clément Roemers (Maestricht, XVIIIe siècle) et Dominique Goytino.
L'un des rares exemplaires sur grand papier de Hollande, très bien relié à l'emblème de la ville hollandaise de Dordrecht.
Edition originale de ce numéro entièrement consacré à Guillaume Apollinaire.
Nombreuses contributions dont celles de Guillaume Apollinaire, Tristan Tzara, Pierre Albert-Birot, Paul Dermée, André Salmon, Roche Grey. Iconographie, illustrations, fac-similés, exemplaire bien complet du portrait de Guillaume Apollinaire par Marcoussis.
Deux petites déchirures en tête et en pied du dos, agréable exemplaire.
Premier plat illustré d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
Edition originale, un des 1000 exemplaires sur Hollande, seul tirage avec 50 Japon.
En frontispice, un portrait de Paul Verlaine par Philippe Zilcken.
Dos légèrement insolé, premier plat marginalement ombré, sinon agréable exemplaire.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure de l'éditeur en plein cartonnage, plats illustrés.
Ouvrage illustré de dessins de André François.
Mors légèrement pincés et roussi en têtes et en pieds comme souvent, discrète annotation au stylo bille bleu en tête du second plat, agréable exemplaire.
Édition originale, un des rares exemplaires sur papier rouge et numérotés sur bouffant, seul tirage avec 5 Hollande.
Plats légèrement et marginalement salis, deux initiales à l’encre rouge en angle supérieur gauche du premier plat.
Ouvrage illustré d’un « portrait de crotte de bique et couillandouille par eux-mêmes ».
Très célèbre œuvre du canon dadaïste écrite par Pansaers un an avant sa mort prématurée – de surcroît l’exemplaire personnel du peintre Theo van Doesburg, portant sa signature manuscrite. Van Doesburg avait fondé le fameux mouvement neoplasticisme De Stijl avec Piet Mondrian en 1917.
Ayant rejoint le mouvement dada en 1921, Van Doesburg en fut également l’un des théoriciens. C’est avec cet exemplaire que le peintre découvre cette œuvre majeure du mouvement, qu’il encense dans son pamphlet Wat is Dada ? (1923) :
« [Pan-Pan au cul du nu nègre] et Bar Nicanor sont des écrits éminemment modernes où avec un surprenant et admirable talent, les nouvelles conceptions sont transposées dans la langue. »
Edition originale de la traduction française établie par Victor Largeau et donnée en 1844 à l'archéologue genevois Gustave-Philippe Revilliod (1817-1890) par des Maures dont il était devenu intime.
Reliure en demi basane marron à coins, dos muet à cinq nerfs, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures salies conservées, reliure moderne.
Quelques petites rousseurs.
Explorateur (il tenta par deux fois une traversée du Sahara, dont la première cette même année 1875), Victor Largeau (1842-1897) devint ensuite administrateur colonial ; il fut le père du général Victor-Emmanuel Largeau (1867-1916), un des fondateurs du Tchad.
Nouvelle édition des fables, plus complète que les précédentes, illustrée d'1 vignette de titre coloriée ainsi que de 110 figures coloriées in texte à mi-page, soit au total 111 figures gravées et coloriées (cf. Rochambeau 305. Després, p. 142, n° 63.)
Reliure en pleine basane verte, dos lisse orné de filets, roulettes et fleurons dorés, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement de roulettes dorées sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, reliure du XXème siècle.
Dos et plats marginalement décolorés, quelques rousseurs, un accroc en tête du second plat. Coins inférieurs droits (p. ix-xi) comblés.
Exceptionnel et rarissime exemplaire finement rehaussé en couleurs à la main de cette intéressante édition illustrée des "Fables". Les célèbres figures de Jean-Baptiste Oudry ont été retaillées et modifiées pour l'occasion, et s'accompagnent de notes explicatives destinées à la jeunesse.
La vignette de titre a été aussi réalisée à partir d'un fragment du frontispice de la grande édition illustrée par Oudry.
Edition originale.
Reliure à la Bradel en demi percaline gris souris, dos lisse orné d'unn motif floral doré, date et double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, plats de papier marbré, couvertures conservées, reliure de l'époque réalisée pour Léon Vanier, avec l'étiquette "Reliures Léon Vanier 19 quai Saint-Michel Paris".
Notre exemplaire est enrichi d'une photographie originale d'Otto Wegener, passée, représentant Paul Verlaine ; exceptionnel envoi autographe signé de Paul Verlaine, à l’encre passée mais parfaitement lisible, en marge inférieure droite du cliché à son principal éditeur :
"A Léon Vanier son édité et ami. P. Verlaine."
Ensemble complet du premier trimestre publié (11 avril–12-19 juillet 1886) de la revue symboliste La Vogue, plus importante revue littéraire de la fin du XIXe siècle qui contient la première impression des Illuminations de Rimbaud. Les n° 1 à 12 parus régulièrement chaque semaine ont été rassemblés sous une couverture trimestrielle et mis en vente en septembre 1886. Il n’a pas été tiré de grands papiers du premier trimestre de cette revue au tirage très confidentiel.
Exemplaire tel que paru, dos restauré, manques angulaires et marginaux habilement comblés. Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin gris, dos lisse, plats de papier marbré, contreplats de papier à la cuve, étui bordé de maroquin gris, plats de papier marbré, ensemble signé Boichot.
Nombreuses contributions dont celles de Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé, Auguste Villiers de L’Isle Adam, Charles Morice, Paul Adam, René Ghil, Jules Laforgue, Léo d’Orfer, Stendhal, Charles Henry, Stuart Merrill (traduit par Mallarmé), Édouard Dujardin, Joris-Karl Huysmans, Félix Fénéon, Paul Bourget, Walt Whitman, Teodor de Wyzewa, Fedor Dostoïevski, Charles Vignier, Jacques Casanova de Seingalt.
Toute première parution des Illuminations rimbaldiennes, dans cette revue qui fut le refuge des poètes maudits, et fit découvrir Walt Whitman aux lecteurs français.
Édition originale imprimée sous le manteau à 175 exemplaires numérotés sur vergé.
Reliure en plein maroquin vert menthe, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, discrète reprise de teinte sur le dos, date dorée en queue, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'un filet doré sur les contreplats, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin vert menthe, plats de papier oeil-de-chat, intérieur de feutrine blanche, élégante reliure signée Alix.
Très rare et bel exemplaire établi par l'un des plus prestigieux relieurs de la seconde moitié du XXème siècle.
Edition originale très rare de cette excellente grammaire.
Quelques petites rousseurs, sinon agréable exemplaire.
Reliure en demi chagrin maroquiné vert sapin, dos à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure moderne signée Laurenchet.
La troisième partie renferme des fables, des contes, des poésies en wolof et en français.
L'abbé David Boilat (Saint-Louis du Sénégal 1814 - Nantouillet 1901) missionnaire au Sénégal, a laissé une oeuvre considérable : cette grammaire, les Esquisses sénégalaises et des manuscrits restés inédits.
Seconde édition en partie originale, 14 poèmes paraissant ici pour la première fois.
Reliure en demi maroquin fauve à coins, dos lisse très légèrement assombri sans gravité, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés.
Ouvrage illustré d'un frontispice de Félicien Rops.
Bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale du seul numéro paru de cette revue de la Résistance.
Petits frottements en tête et en pied du dos, légères déchirures sans gravité en marges des plats.
Textes anonymes de Claude Bourdet, Maurice Clavel, Jean-Louis Curtis, Yves Gandon, Flavien Monod, Maximilien Vox qui fut le directeur de la revue.
Ce numéro unique fut monté de décembre 1943 à mars1944 mais La Revue noire ne put paraître sous l'Occupation, le bon à tirer fut donné le 15 février 1944 et l'achevé d'imprimer est du 15 février 1945.
Rare et agréable exemplaire.
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel exemplaire.
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à l’époque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, d’après les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée d’une page indiquant le titre et la source.
Illustré d’un beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon d’après une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro d’Empreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, L’Écran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60).
Également illustré de deux compositions florales à la gouache et l’aquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi qu’une page ornée du nom de l’auteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse.
Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats.
Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes – qui ne connut d’ailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée.
" Ce qui va se disperser ici, soit dit que pour quelques-uns c'est un peu du trésor du temps. De la manne où nous puisons de quoi nous faire cette coquille_ le mobilier au sens très large où le conditionne aussi bien le choix des livres que des [parures] plantes ou des oiseaux. Si rares sont ceux qui, comme Lise Deharme, ont su extraire ce qui est électivement fait pour eux tant de l'intérieur [extérieur] que l'extérieur [intérieur]. "Au pays qui te ressemble", n'est-ce pas dont a parlé Baudelaire ?
Et l'on retrouve sa mélancolie à voir, au vent, filer comme graines [filer au vent comme un chardon] ces choses que tant de discernement passionnel avait réunies comme si, autour de celle qui s'en entourait, elles étaient venues obéissant à une loi d'attraction pure.
Le goût poétique d'une époque en ce qu'il a de spécifique, a étincelé là comme nulle part. Qu'en particulier il me soit permis de dire que [dans son caprice souverain, et ce qu'il exaltait du présent et retenait du passé] le surréalisme, à travers plusieurs d'entre nous, a vivement subi l'ascendant de ce caprice souverain.
"Ecris tout ce qui te passe par la fenêtre" disait [dit] Lise et [ne songe plus aujourd'hui à rien garder pour soi, que le] voici qu'elle ajoute : ne garde rien que ce que tu tiens du murmure de source de cette année-là et du parful du Pot de mousse.
Mais tout ce dont elle se sépare grâce à elle demeurera si chargé d'esprit que rien ne pourra l'éteindre dans sa gravitation vers d'autres destinées"
"L'interposition du poème entre la peinture et la musique a donc fait preuve d'un excellent conduit entre les arts grâce au fait que Hahn a respecté scrupuleusement l'esprit du poème tout en préservant son autonomie dans sa composition. Le lien entre la musique et la peinture se révèle après que les autres matériaux s'unissent entre eux ; c'est dans cette alliance que s'opère alors une étonnante complémentarité souhaitée sur la lumière apaisante d'Albert Cuyp" (Nicolas Vardon)
Poème autographe d'André Pieyre de Mandiargues signé A.P.M. et daté du 5 juin 1974 intitulé "Le plus libre graveur" et qu'il dédia à Joan Miro .
Rédigé au stylo bille noir sur un feuillet, le poème, de 44 lignes, comporte quelques ratures et ajouts manuscrits ainsi qu'un ajout de feuillet découpé et encollé en angle inférieur droit du poème.
Ce texte tout à la gloire du peintre Joan Miro et de son style fut publié dans la revue XXe siècle en décembre 1974 :
"Feu d'air ou feu de terre
Feu de feu ou feu d'eau
Le haut feu de Miro
Se fait esprit de sel
Acide ardent fumant
Machoîre du dieu ivre
Qui va mordre le cuivre...
...
Parfois il grave sur le givre
il invente le regard
il noie le soleil
Il l'ébouillante
Parfois il balance l'homme
Il bascule la demoiselle,
...
La grande lingerie des noirs
Des bleus des rouges des roses
Des jaunes et des verts
Claquant au vent de Majorque
Un grand pavois d'allégresse
Imposé au blanc d'une page..."
Beau poème d'André Pieyre de Mandiargues magnifiant le style foisonnant de couleurs vives du peintre et graveur Joan Miro.
Lettre autographe signée de Rainer Maria Rilke adressée à l’actrice Else Hotop, qu’il nomme par son nom de scène : Elya Maria Nevar.
2 pages et demi à l’encre noire sur un bifeuillet filigrané « Sackleinen », enveloppe autographe jointe, adressée à « Else Hotop » portant des cachets postaux en date du 3 novembre 1918.
Publiée dans les lettres qu’elle fit paraître sous le titre Freundschaft Mit Rainer Maria Rilke, 1946, p. 35.
Précieuse pièce de la correspondance du poète Rainer Maria Rilke, qui reflète les délices d’un après-midi enchanté avec la comédienne Elya Nevar, l’une de ses plus ferventes admiratrices, loin du grondement de la guerre qui faisait rage.
Lettre autographe signée de la peintre Elisabeth Vigée-Lebrun adressée à la peintre d'histoire et portraitiste Hortense Haudebourt-Lescot. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet. Adresse autographe de Mme Haudebourt, au 19 de la rue Rochefoucauld, au verso du second feuillet. Deux traces de pli horizontales inhérentes à l'envoi, déchirure sans atteinte au texte sur le second feuillet dûe au cachet. Note d'un précédent bibliographe au crayon bleu sur le verso du dernier feuillet.
Poème quatrain autographe signé du poète François Coppée intitulé "Lied".
Petites rousseurs en marge gauche du feuillet.
Le poème signé, 14 lignes à l'encre noire sur un feuillet, fut intégré dans le recueil "L'exilée" publié en 1877 sous le même titre :
"Rougissante et tête baissée,
Je la vois me sourire encor.
Pour le doigt de ma fiancée*
Qu'on me fasse un bel anneau d'or.
Elle part, mais bonne et fidèle ;
Je vais l'attendre en m'affligeant.
Pour garder ce qui me vient d'elle
Qu'on me fasse un coffret d'argent.
J'ai sur le coeur un poids énorme ;
L'exil est trop dur et trop long.
Pour que je me repose et dorme
Qu'on me fasse un cercueil de plomb."
François Coppée.
Édition originale, un des 48 exemplaires sur pur fil, seuls grands papiers.
Ouvrage orné d’illustrations de Jean Hugo.
Légers frottements aux extrémités de l’étui.
Superbe reliure en marqueterie de bois exotique sombre signée Pierre-Lucien Martin, datée de 1962.
Reliure en box marron chocolat à bandes, dos lisse, titre doré dans la longueur, premier plat formé d’un jeu de pièces de bois sombre mosaïquées, au veinage agencé en sens contraire, portant le titre gravé verticalement et le nom de l’auteure révélé en acrostiche, second plat formé d’une grande plaque du même bois déroulé bordé de box chocolat, gardes et contreplats de papier chocolat, tête dorée sur témoins, couvertures et dos conservés, étui de papier chocolat bordé de box chocolat, intérieur de feutrine brune, élégant ensemble signé Pierre-Lucien Martin et daté sur le second contreplat de 1962.